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Une sorte de plateau portant ce nom était employé dans le jeu du xottoc^o; (Voy. ce mot).
Aexàvtov, AexavCç, AexavCaxTj.
— Dimin. de Aexavrj.
AexavofxavreCa. — Divination au moyen d'un bassin du genre XexxvTj.
Elle consistait à môler ensemble des liquides, eau, vin, huile, et à les agiter pour en tirer des signes; ou bien à jeter des pierres dans un bassin plein d'eau, ou bien encore à observer les jeux de la lumière à la surface de l'eau. C'était la lécanomancie inductive. La lécanomancie intuitive, plus intéressante, consiste à évoquer des génies en prononçant des formules magiques et des incantations au dessus d'un bassin plein d'eau qui se remplit ainsi du souffle et de l'esprit divin ; cet esprit se manifeste par des bruissements qu'il faut interpréter.
Les magiciens avaient inventé nombre de pratiques se rattachant à la lécanomancie.
AexavôjxavTtç. — Devin adonné à la XexavotJLavTÊt'a (Voy. ce mot).
Aexavodxoitta. — Voy. Asxavo-
jj.xvTetx.
AéxiOoç. — Purée de légumes farineux, par opposition à la bouillie de légumes non farineux, ou eivo;. On fai-
sait une sorte de pain que l'on appelait XexiOiTTjÇ ipxoç.
Aexi96ir(i)Xiç. — Marchande de purée de légumes.
AéLiêoç. — Navire allant à la rame, rapide, et qui servait d'éclaireur dans les flottes. Il est question d'un lembos à 50 rameurs, ce qui prouve que les dimensions pouvaient ne pas être très réduites. Le lembos n'avait pas d'éperon, et peut-ôtre n'était-il pas ponté.
On désigne aussi parfois de ce nom de simples petits vaisseaux de commerce, des bateaux de pèche, et de simples barques ou chaloupes.
AéiraBvov. — Courroie large qui servait à attacher le joug au cou des chevaux. D'autres veulent y reconnaître une bricole placée sur la poitrine d'un cheval de trait, d'autres encore un ij-3tfï/xXi(JT-<]p (Voy. ce mot).
Aeiràarrj. — Vase plat, dont la forme rappelait celle du coquillage univalve nommé Izr.i;. H était assez grand, puisqu'on le faisait circulerdans les banquets, et que chaque convive y pouvait boire à grandes gorgées.
Aeictç. — Métal en feuilles obtenues par le martelage ou le laminage, et diversement employé.
AeiCTÔv. — Petite monnaie qui était, à Athènes, la septième partie du chalque, et valait par conséquent une quantité infime, le chalque valant à peine deux centimes.
Le mot, par extension, à servi à désigner nombre de monnaies de menue valeur.
Aé<T6tov. — Vase précieux — on en cite un en verre rouge — qui doit son nom sans doute k ce qu'il était en usage à Lesbos, ou qu'on y buvait du vin de Lesbos.
AécTX^- "" Édifice public ouvert aux citoyens qui s'y réunissaient pour flâner et causer ou se mettre à l'abri. 11 y en avait plusieurs à Athènes. La plus célèbre était la Xéfj/Yi des Cnidiens à Delphes,
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où le peintre Polygnole avait représenté des scènes empruntées aux poèmes homériques.
porter la literie, coussins, peaux et couvertures. A l'époque classique, les lits avaient des montants ou des pieds {iyr^-
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Il ne semble pas que ces Xé-r/at aient eu des formes bien précises; mais il est assez probable que cotaient de grandes salles complètement closes, queliiuc chose comme les salles des Pas-perdus de nos tribunaux.
AeuH(i)Lia. — Album, tablette enduite de blanc, sur laquelle les l'onclionnaires écrivaient certains documents, listes, édils, ordres destinés à être exposés et lus facilement par le public. On trouve dans le môme sens XsXe'jxwjxîvov ypaaixa-
Les enfants, dans les écoles, avaient des Xs'jxcôy.aTa, jouant, sans doute, le rôle de nos ardoises.
Aé^oç. — Lit, dans toutes les acceptions du mot.
Les Grecs se servaient d'abord de lits pour dormir. Tandis que certains, aux temps homériques, couchaient par terre, sur des peaux ou des coussins, d'autres couchaient sur des lits aisément transporlables et que l'on pouvait déplacer (ôsj/.via), ou sur des lits fixes {)\i/'t\ ou xXtv:ti). Le fameux lit d'Ulysse était en bois avec des lanières et des sangles pour sup-
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Aara, Ttoûéç) et un coffre ou couche (xAivTV^ûiov) avec un chevet (àvàxXiv- Tpov). Le sommier était un treillis souple, végétal sans doute (TTuâprot, zovo^, Kiizi'j.), sur lequel on étendait le matelas (toXt|, tuXsÏov), le traversin (7rpo(jX£- Q-iXaiov) et les couverturos (^rpio^uaTa). Les rideaux ne semblent pas avoir été en usage pour abriter les lits.
11 y avait naturellement des lits liés sinq)les et des lits très luxueux, de formes variées, et la literie était d'accord avec le meuble. L'industrie des fabricants et des décorateurs de lits était très florissante, et les monuments, les vases peints en général, nous montrent la souplesse de leur irivention.
A l'âge classique, sinon à l'âge homérique, les lits servaient aussi à s'étendre pour prendre les repas. Ces lils disposés autour de la table, ne semblent pas avoir dilîéré des premiers, et ils étaient placés, dans tous les cas, de façon que 1 on pût s'y endormir après avoir mangé. Mais au ye siècle, les lits de salle à manger deviennent assez simples, sans cesser d'être élégants, et Ton réduit les matelas et
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coussins le plus possible. On y établit aussi des accoudoirs aux deux bouts, pour que l'on y puisse changer plus aisément de position. Les lits de table recevaient ordinairement deux personnes ; on pouvait grouper de deux à cinq lits autour de la table basse. La place d'honneur était sur le premier lit à droite.
Enfin, les lits funéraires servaient à l'exposition du mort dans la TrodOsaiç.
La forme était celle des lits de repos, et bien que, dans certaines cités, des lois aient réglé le luxe des funérdilles, beaucoup de lits funéraires furent richement décorés et couverts d'étoffes de prix. Ces lits de parade pouvaient être abrités sous un baldaquin, et élevés sur une estrade. Le mot xXt'v-/| s'applique mieux à cette catégorie de lits que le mot Xé/oç.
Voy. fig. aux mots Eùv/^, 0CY,vr,TY,p, KXivY|, ripôOe^i;, ^wj-ôgiov.
Atjhiv- 5a. —
Jeu d'enfant qui faisait du bruit en faisant claquer sa langue dans la
bouche, ou ses
doigts l'un contre l'autre.
Arjxù- 0tov,
dimin. de At|xi>-
Goç [rj.
— C'est
le nom
générique de vases destinés à contenir des parfums et de Ihuile, qui pouvaient avoir des formes et des
dimensions variées; mais on l'applique plus particulièrement à une sorte de bouteille à long col ayant une anse qui va du haut du col à l'épaule, une panse allongée et un pied. Les lécythes servaient à contenir l'huile dont on se servait au bain, à la palestre pour se donner de la souplesse, et les parfums des femmes. Mais ils eurent aussi des usages funéraires; on les plaçait près du lit funèbre, pendant la TipôOsTiç, pour combattre de leurs parfums les mauvaises odeurs; dans le tombeau, devant la stèle funéraire, comme offrande aux défunts.
Les Attiques fabriquèrent de fort beaux lécythes au v« siècle; ce sont les lécythes à fond blanc, dont la taille peut devenir très grande, dont l'ornementation peinte est presque toujours d'un grand mérite.
Ar][Jivt(TXOç. — 1" Bandelette que l'on donnait comme marque d'honneur, récompense de faits de guerre; elle servait à orner des palmes, couronnes, etc. Cf. Tatvt'x, ^Ti[j.iJ.y., ilTscpavoç.
20 Filet pour la chasse aux oiseaux.
AtjvÔç. — Le mot désigne un certain nombre d objets et d'ustensiles creux, comme une auge pour faire boire les animaux, un pétrin de boulanger, un cercueil, la cavité où s'enfonce le pied d'un mal de navire, mais plus particulièrement un pressoir à olives pour faire de Ihuile. A l'origine, on écrasa les olives avec les pieds chaussés de sabots (xpo'jr£;aO, puis on inventa des moulins ([j.ùXyj) et des presses. Les moulins devaient être semblables aux moulins à blé; ils servaient à concasser d'abord les fruits. Les presses servaient ensuite à exprimer l'huile, après avoir, sans doute, extrait les noyaux. Elles étaient de construction ires simple : deux poutres fixées en terre soutenaient un appareil pesant de poutres et de traverses que l'on faisait manœuvrer de façon à comprimer les olives placées au-dessous, dans un récipient.
Le suc s'échappait par une ouverture et coulait dans un autre récipient. La presse fonctionnait sans doute à l'aide d'une vis,
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puisque le mol lalin qui Iradnil Ir^^iô^ est tovL'ular, de lorquere, tordre.
Le XtjVOç servait aussi à presser les raisins, après qu'on les avait foulés, pour faire le vin. C'était un des actes les plus importants des vendanges, et il donnait lieu à des fêtes rustiques.
Les ÂYjva'.x atliqucs n'avaient lieu qu'au mois gamélion, en hiver, et tirent leur nom du lieu où elles se célébraient, l'enceinte du Lénaion, plutôt que de l'opération même de presser les raisins.
ArjÇtap)^txôv [Ypa[/;/aT£"tovj . — Registre sur lequel étaient inscrits les nouveaux citoyens, à l'ùge de vingt ans, par les soins des XY|;t'ap/oi (Voy. Aï^-
;t'ap/o;).
ATjÇiap^oç. — Magistrats au nombre de six qui, dans les assemblées publiques, à Athènes, faisaient l'appel des citoyens inscrits sur les registres des dèmes ou AY^çtap/ixbv YpajjLjjLOCTeïov. Ils dirigeaient aussi la police, étaient assistés de trente aides, et commandaient aux
T0:ÔT7.l.
AfjÇtç. — Toute affiire privée devait être introduite auprès des magistrats compétents par une action écrite que Ton appelait X'^çi; ; mais le lorme a laissé la place à Ypacpvj, ^aTtç, etaayyîXta, £VO£'.;i;, àTraywyT^. L'expression s'est particulièrement conservée dans )vY|;'.; Tou xXrjSOu, qui signifie l'action introduite en revendication d'un héritage.
At. - Voy. Al';.
At6avo<;, AiSavwTÔç. — Encens, résine odorante que l'on récoltait surtout en Arabie ou en Lydie et qui coûtait très cher. On le répandait sur le feu soit en grains soit en pastilles, sur les autels ou devant les statues des dieux; on le metlait aussi dans des encensoirs, comme dans nos cérémonies religieuses.
At6avo[JiavTeta. — Divination d'après la façon dont l'encens brûlait sur l'autel, et dont s'envolait la fumée.
At6av(i)Tptç. — Coffret carré avec un
couvercle où l'on mettait l'encens pour le sacrifice. Encensoir (fig.). ^^
ACySoç. — Voy.
Xoavoç 2.
Atôetov. — Pierre de construction, soit taillée, soit à l'état de moellon.
AiGoêôXoç. — 1» Soldat combattant à coups de pierres lancées avec la main.
2° Machine de guerre employée à lancer des pierres Elle était composée essentiellement d'un arc puissant ou d'un bras auquel était adaptée une poche pour recevoir le projectile. L'arc était bandé avec un cabestan ; le bras était ramené
violemment en arrière en tordant un cable ou tendant un ressort, et la détente faisait partir la pierre. Ces machines étaient sans doute portées sur des chariots. Mais le détail de la construction et la forme même des lithoboles ne nous sont pas bien connus.
At0o56[ioç. — Maçon, ouvrier qui assemble les pierres pour construire les murailles.
AiBoxoTtoç, AtOoÇôoç. — Voy.
AtOoupyoç.
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ACÔoç. — Nom générique de toutes les pierres, aussi bien les plus communes, comme le tuf, les cailloux quelconcjues, que les plus riches, comme le marbre ou les plus précieuses des gemmes. De tout temps les Grecs ont su construire des édifices avec des pierres, soit brutes, soit extraites des carrières (ly.Tom%), et travaillées avec habileté ou avec art par les X'.OoToy-ot. On sait comment les premières générations ont pu élever des murs cyclopéens, en entassant d'énormes blocs à l'élalbrut, et celles de l'âge classique, appareiller les constructions les plus belles avec des marbres admirablement polis et ajustés.
L'emploi du marbre suivit d'ailleurs l'emploi de la pierre tendre, ou ttiocoç, aussi bien en architecture qu'en sculpture.
Certainespierres,dontla nature paraissait étrange, eurent un caractère sacré (Voy. 'Apyol XtOoi, BaiTuXtxV
Les pierres servirent, aux temps primitifs, d'armes de guerre : on les lançait à la main. Plus lard, on inventa des machines ou }vi0o6ôÀot. On employa aussi des cailloux comme projectiles de frondes, simultanément avec les balles de plomb.
AlOoç Tt[i,toç. — Pierre précieuse, pierre fine. Les Grecs en faisaient grand usage pour leurs bijoux. Les plus connues sont : l'agalhe ( àyxTTjÇ ) , le diamant (àBàjxaç), la pierre d'aigle ou à£TiTT,ç, l'améthyste ( iaéO'jaoç , àiJLÉOuTTo; ) , l'aigue-marine ou béryl (p-/|Ou)vXoç), la calcédoine (xas/TiOdv.o;;, le chrysolite (/pixToÀtOoç) , le corail (xoupxXXtov), le cristal de roche (xpùdxaXXo;, O'aXoç), la lazulite (xuavoç), le jaspe (ïaQrTri;), la malachite (uioXo/à;), la murrhine (aoppi'a), l'onyx (ovû/iov, ovu/trrj;l, l'opale (oTiàXXiov), le plasma (Tupâaioç) avec sa belle variété, le /p'j^OTrcàaioç, le lapis-lazzuli ou saphir (aa7rcp£ipoç),
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la cornaline ou sardoine rouge (Tapoiov, dipSto;), la sardonyx (dapoovj;, ovu; (japBoio;), le rubis et le grenat (ivOpa;), la topaze (Torx^iovV (Voy. chacun de ces mots). Un des principaux usages des gemmes était la gravure des cachets, art que désignait le mot oaxT'jX'.oyX'j'.pt'x.
At66oTp<i)TOV. — A l'origine, ce mol désignait un simple dallage de pierres;
plus lard, il prit le sens de pavé en mosa'ique, s'appliquant seulement aux mosaïques les plus fines et les plus précieuses, faites avec des cubes de marbre ou de pâle de verre de diverses couleurs.
At6oT6|JLOç. — Tailleur de pierres; s'applique aux ouvriers qui taillent les blocs au sortir de la carrière, ou qui les assemblent dans une construction, c'està-dire aux maçons.
AlGoupYÔç. — D'abord synonyme de X'.OoToao;, ce mot a pris spécialement le sens de statuaire, et en général de sculpteur.
Atxvov. — Van, corbeille plate servant à purifier le blé des poussières en le faisant sauter et en l'éventant. Le van des Grecs était semblable à celui des modernes. ^
Aïxvov désignait particulièrement le van mystique, qui tenait une place importante parmi les accessoires des initiations