‹ Lexique des antiquités grecques [microform];Chapitre 82 sur 184 · AIX · texte numérisé non relu

AIX

a quelque chose de commun avec la 6XàêY|; ZÎA't], car le témoin, en ne témoignant pas, pouvait nuire à celui qui le faisait citer.

AtitoCTTpaxtou, AtiroxaÇtou ypa- (pi^. Celui qui se dérobait au service militaire, qui ne se laissait pas incorporer, était poursuivi par Vj.'Jzzy.Ts.rj.; Ypacp'^ ; inais le déserteur était sujet à l'action XiTroTTpaTio-j ou Xt:roTa;io'j.

Cependant la dislinclion n'est pas toujours faite. L'action pouvait être introduite par n'importe quel citoyen. Le nom de l'accusé était affiché à l'agora ; la plainte ressortissait aux Stratèges pour les fantassins, aux II ipparques pour les cavaliers. Elle entraînait l'alimie et la perte des

biens.

Il faut peut-être admettre une autre action, la 0£iXr/ç Ypacp'rj, ou accusation de lâcheté, lorsqu'un soldat avait fui et jeté ses armes en présence de l'ennemi (àTToêoX'rj Ttov o-::Xo3v).

ACç. — Étoffe, couverture de lin fine et légère. On ne sait pas de façon certaine si le mot (usité seulement au dalif XiTt, et à l'accusatif pluriel Xtxa) désigne un tissu commun, qui n'a été ni teint ni brodé, ou au contraire une riche étoffe.

Atayàptov, Aiayoç. —Bêche. C'est l'outil que les Latins appelaient llgn, le boyau.

Atffitat [ai]. — Jeton, dé ou tessère d'hospitalité ; on le coupait en deux, et les deux hôtes en gardaient / chacun unemoitié pour servir de signe de reconnaissance et damilié.

AtOTptov, dim. de At(rcpov. — Instrument de fer, servant à travailler la terre, et qu'il faut identifier tantôt à une bêche, tantôt à une pelle, tantôt à une « demoiselle » pour aplanir le sol. On lui trouve aussi le sens de cuiller.

AtTfj. — Prière, supplication (Voy.

Eô/7]). Les Grecs adressaient des prières à tous les grands dieux principalement, mais aussi à toutes les puissances divines dont ils pensaient pouvoir réclamer le secours et la protection. Le mot

XittJ, comme le mot su/v^, s'applique aussi bien aux prières publiques qu'aux prières personnelles, à celles qui accompagnaient les sacrifices et les diverses cérémonies des divers cultes qu'à celles qui se suffisaient à elles-mêmes, aux prières qui se faisaient selon les rites, et à celles qui n'avaient rien d'officiel. La prière jouait d'ailleurs un rôle Ivî s important dans la vie publique ou privée; on n'entreprenait rien sans iiivoquerlesdieux ou un dieu particulier. Le geste ordinaire qui accompagnait la prière consistait à lever les mains ou à les tendre, comme pour recevoir les donsdivins. Pour implorer un dieu de la mer, on dirigeait les bras du côté delà mer; pour les dieux infernaux, on les dirigeait vers le sol. Dans les temples, on se tournait vers les autels, ou même on les embrassait.

Une variété de la prière est l'imprécation. Voy. 'A-rreu/V], 'Apà.

Les Grecs avaient personnifié les prières sous le nom de Aixas.'.

AiTpa. — La lilra était l'unité monétaire des peuples italioles, au moment où s'établirent les colonies grecques. Le poids en était variable, mais elle se divisait toujours en douze onces. Les colons grecs, en Sicile, fondirent ce système avec le système de leur drachme; leur

didraclmie, en particulier celui de Syracuse, fut divisé en dix pièces, dont chacune était équivalente à une litra de cuivre, équivalente elle-même à douze onces. Ce didrachme, qui pesait 8 gr. 700, s'appelait 6£xy.XiTpov.

Aîxpov. — ,Voy. NiTpov.

Atvavôç. — L'index, proprement le doigt lécheur. De là le nom de Xi/avô; donné à la corde de la lyre qu'on tou-

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chait avec l'index de la main gauche.

Ai^, — Libation (Voy. H-KovZr^).

AoyàSeç. — Élite des périèques laconiens équipés et armés en hoplites.

Ils formaient d'abord des corps distincts des hoplites Spartiates et furent plus tard confondus avec eux. De semblables corps d'élite se rencontraient dans d'autres villes du Péloponèse, les Trois Cents à Élis, oc Tptaxodtot Ttov 'llXeiwv, et les Mille d'Argos.

Aoyetov. — Voy. ©earpov § c.

Aoyiari^piO'^, — 1" Local où se tenaient les vérificateurs des comptes (X&YtŒTat'j, assistés des Guv/jyopot, pour examiner les comptes des magistrats sortant de charge.

2*^ En général, tout lieu où l'on s'assemble pour discourir, faire des comptes, etc.

AoytaTfjç. — Les Logistes étaient des magistrats chargés de vérifier les comptes de ceux qui sortaientde charge. Primitivement au nombre de trente, à Athènes, ils furent ensuite dix, tirés au sort parmi les sénateurs; assistés de dix eu6uvoi et de leurs parèdres, ainsi que de dix (juv/^yopot, ils devaient recevoir les comptes dans un délai de trente jours après la sortie de charge des magistrats et faisaient leur rapport à un jury de cinq cent un membres, qui jugeait en dernier ressort (voy. KuO'Jva).

AoyoYpacpoç, AoyoTrotôç. —

lo Historien grec primitif, avant Hérodote. La plupart des logographes firent des récits de contes sans critique et sans valeur. Quelques-uns cependant furent déjà des historiens.

2^ Homme qui écrivait un plaidoyer pour autrui. Comme on ne pouvait se faire assister en justice par un avocat, les personnes peu instruites se faisaient faire par des logographes le discours qu'elles devaient prononcer. Les plus illustres orateurs athéniens ont fait le métier de logographes.

Aôy^^Y). — !« Lance. Primitivement

AOY

ce mot désignait le fer barbelé de la lance (Voy. A(5pu).

2» De façon plus générale, au pluriel, armes quelconques, arcs, flèches, massues, etc.

30 Troupe de gens armés de la lance.

Aoi6à(Tiov, Aoi6eTov. — Vase à libations, en particulier vase servant aux libations d'huile. C'était une sorte de xi»/i;.

Aot6iq. — Libation, parliculièrement libation de vin (Voy. IIttov^tJ)-

A0161Ç. — Petit vase à libations ^Voy.

Ao'.êsTov).

AoiBopCaç SChtj. — Procès en injures ou en diffamation; on emploie aussi, avec la même valeur juridique, l'expression xaxriyopt'a; Si'xy^. Afin d'obtenir la condamnation, il fallait établir que la difFamalion ou l'injure s'étaient produites dans des circonstances déterminées, qui variaient selon les villes. L'action pouvait être intentée par les proches parents pour diffamation d'un mort, et entraînait une amende de mille drachmes, à Athènes.

Les injures les plus graves avec cellelà, étaient celles qui s'adressaient à un magistrat en fonctions; ceux-ci se défendent soit par Vépibolé, soit en s'adressant aux tribunaux ordinaires. On pouvait être puni aussi pour s'attaquer au peuple. Les poursuites pour injures et diffamations privées étaient rares.

Le théâtre avait, en ce qui concerne ces délits, une immunité spéciale etcomplèle.

A6xM7]. — Vêtement ressemblant sans doute à la chlamyde.

AoiràStov, AoiraBiŒKOç, dimin. de AoTtàç. — Sorte de plat ou écuelle en terre pour faire cuire les aliments, et surtout le poisson. Le lopas aurait alors une forme oblongue. On a pu employer le mot aussi pour désigner une poêle à frire. Les Latins traduisaient par ;ïa/e//«, patina.

AouTiQp, AouTTjptov. — Baignoire de forme ronde ou ovale, et sorte de grand bassin placé au milieu d'une salle dans les bains publics. Mais le mot dési-

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