‹ Lexique des antiquités grecques [microform];Chapitre 88 sur 184 · MAP · texte numérisé non relu

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les gouvernements; à Athènes, il yen avait toujours dans les assemblées publiques.

Il y avait aussi des devins inférieurs pour les gens du peuple.

Les devins étaient souvent inspirés directement par Apollon, ou bien ils interprétaient la volonté divine d'après des signes extérieurs, vol des oiseaux, entrailles des victimes, phénomènes de tout genre, ou d'après les songes.

Màpayva. — Syn. de M^tOXyi, MaTTiJ.

MapYaoLTTj, MapyapiTTjç, Map- YapTxtç [XiOo;]. — Perle. Les perles fines, provenant de coquillages, ne semblent avoir été connues qu'assez tard par les G.ecs. A l'âge classique, on les faisait venir des pêcheries de l'Inde, du golfe Persique ou de la mer Erythrée.

C'est après les conquêtes d'Alexandre que ce luxe prit de l'extension, surtout en Egypte. Un connaît, en particulier, quelles furent à propos de perles fines les folies d'une Cléopâtre.

I^àpiç. — Mesure pour les liquides, équivalant à six cotyles selon les uns, à dix choés selon les autres.

Mapfxapoç. — Marbre. A l'origine, le mot jxâpaapo; désignait simplement un bloc de' pierre, quelle qu'en fût la nature. Même à làge classique, on appelait le marbre simplement pierre blanche, X£i»xo; Xt'Oo;. Les îles de la nier Egée, et surtout Paros, où se taillait dans de vastes carrières le Xu/vixrj; (voy. ce mot); lAltique, où étaient exploitées particulièrement les admirables stratifications du Pentéli(iue, le marbre bleuâtre à veines grises de l'Uymette, celui de Laurion; quelques cantons de la Corinthie, de ILpire, de la Thessalie; de nombreuses régions d'Asie Mineure (Bilhynie, Troade, Phrygie, Lydie, Carie), et la Phénicie étaient les centres les plus importants du monde hellénique. Il semble que l'on ait employé d'abord le marbre pour y tailler des œuvres de sculpture, et qu'on ne l'ait adopté que

plus lard pour des travaux d'architecture, sans doute à cause de la dureté de la matière qui en rend le travail difficile, plutôt qu'à cause du prix.

MàpCTiiroç, Mapauirtov, Màperu- Tçoç. — C'est, en principe, un sac servant à des usages variés, par exemple à contenir des vêtements, des provisions; mais le mot désignait d'ordinaire une bourse formée d'un petit sac de cuir fermé à l'ouverture par une coulisse où passait un cordon. Le mot fxXxvnov était plus usité (Voy. ce mot).

MapTupta, MapTÙptov. — Déposition d'un lémoin en justice. A Athènes, les honuTies libres et majeurs pouvaient seuls témoigner en justice. Cependant les juges pouvaient aussi faire témoigner des femmes. Quant aux esclaves, leur témoignage n'avait de valeur qu'après qu'on les avait sounns à la torture.

Les citoyens privés de leurs droits (7.TVJ.01) et les débiteurs de l'État ne pouvaient être cités comme témoins, mais les étrangers de condition libre et jouissant de leurs droits pouvaient témoigner. On ne pouvait refuser son témoignage sous peine de poursuites, quand lafl'aire le comportait. Les témoins prêtaient serment; en cas de refus, ils s'exposaient à une amende de 1.000 drachmes (Voy.

AtTTOjxapTupt'ou SixT,). Le témoin déposait d'abord par écrit avant l'audience; puis, à l'appel de son nom, il montait sur le pY||xx, tandis que le greffier lisait sa déposilion que le témoin confirmait de

vive voix.

Ln cas de faux témoignage, il s'exposait à la oi'xTj •j/£'jooaapT'jpio'j, et se voyait infliger la peine qu'encourait l'accusé, parfois même laTiaia comme punition supplémentaire.

Un grand nombre d'actes de la vie publique, privée ou religieuse nécessitaient des témoins, dont les noms étaient fidèlement conservés. On en trouve, en nombre variable, sur une grande quantité d'actes que nous fait connaître lépigraphie grecque.

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