‹ Lexique des antiquités romainesChapitre 138 sur 233 · MURR · texte numérisé non relu

MURR

MYRT

parce qu'il était armé à la gauloise (fig. 213, d'après un modèle exécuté au

Fig. 213.

musée de Saint-Germain). P.

Murrhina, ninrrhca et niyrrhina.

Vases murrhins, vase en porcelaine, faits avec une terre fine qui se trouvait dans le pays d'Orient {miirrha). Ces vases, très précieux, coûtaient très cher et étaient peut-être exportés de Chine. G. M.

niurns. Mur d'une ville, protégé souvent par des tranchées et des levées de terre extérieures, garni de créneaux et de tours défensives, et percé de portes fortifiées. , G. M.

Slnscalns. Machine de guerre, sorte de parapet ou de mantelet, employé dans les sièges pour protéger le soldat contre les traits de l'ennemi. C'étaient

des sortes de lestudo ou de vinea.

Masivnui opus et absolument, niu-

sivaui. Mosaïque en émail, d'abord uniquement employée pour les plafonds, et, plus tard, pour les planchers comme pour les pavés. G. M.

Dlnstacemu. Gâteau de vin doux, de farine, de fromage, assaisonné avec de Tanis et des feuilles de laurier que, dans les noces, on offrait aux invités sur le point de quitter les époux. G. M.

Miitationes. Relais de postes, oii les courriers officiels trouvaient des chevaux frais. G. M.

IHutnaïu. Contrat de prêt institué par le droit des gens (Voir Jus gentium), mais^que le droit civil (Voir Jus civile) sanctionna par une action spéciale (Voir Actio). Il engendre l'obligation de rendre, non pas les choses prêtées elles-mêmes, mais des choses de même genre, en qualité et en quantité égales : le prêt d'argent ou de bouteilles de vin est un mutuum ; le prêt d'une statue est un commodatum (Voir ce mot).

L'obligation créée par le mutiium est sanctionnée par une action de droit strict (Voir Actio), qu'on appelle la condictio certi. Le mutuum et le commodatum^ à l'époque classique, ont remplacé le nexum comme mode d'emprunter. Voir Nexum.

niyoparo (mot grec). Vaisseau de pirate. La carcasse en était en osier recouvert de peaux; il était très rapide, et employé principalement parles Saxons. Voir Navigium. G. M.

IVacuia. Hymne delouangeen l'honneur du défunt, chanté par les pvaeflcae (Voir ce mot). p.

IVauns. Nain que l'on gardait comme esclave, pour divertir les convives par sa difformité. Ii\ y.

IVarthcciniii. Coffret à parfums.

Son nom vient peut-être de nart/iecia (tige de férule), car il en avait la forme cylindiique. G. M.

IVassa. Nasse. Piège à poisson en osier, qui ressemble aux nasses actuelles. Au figuré, piège. G. M.

l\atalcs restitnerc , uatalitiiu rcstitatio. On appelait ainsi l'acte par lequel l'empereur donnait à un affranchi la qualité d'ingénu et le dispensait de tout lien à l'égard du patron ; cet acte exigeait le consentement exprès du patron. Il se distinguait de la collation du Jus aureorum anulonim, qui procurait à l'affranchi les avantages de l'ingénuité sans l'exempter de ses devoirs à l'égard du patron.

j\auclerus. Armateur capitaine de son propre navire. G. M.

IVanuiachia. Combat imitant les batailles navales, et qui avait lieu soit dans les amphithéâtres dont l'arène pouvait être inondée (le Cotisée, par exemple), soit dans des bassins construits à cet ellet, soit enfin, comme la fameuse naumachic donnée par Claude en 52, sur un lac (lac Fucin). P.

iVanta. Les matelots étaient distincts des rameurs {remex) et des soldats de marine [clunsiarii) : ils ne s'occupaient que de la direction du vaisseau, de l'entretien et de la manœuvre des agrès, et

ne ramaient ou ne combattaient qu'accidentellement, quand des circonstances particulières l'exigeaient. Il y avait entre eux une hiérarchie, les simples matelots étant inférieurs au matelotvigie (proreta), qui lui-même le cédait au guhernator. Le gubernator, lui, n'obéissait qu'au macjister. Voir Navis.

IVavalc. 1" Chantier ou bassin de radoub, pour construire et réparer les navires ;

23 Bassin dans l'intérieur d'un port, oii l'on retire les navires désarmés ; 3° Rade, anse, abri de vaisseaux.

4» Agrès d'un vaisseau. G. M.

IVavarchns. Commandant d'un navire, soit capitaine d'un vaisseau de guerre, soit patron d'un bâtiment de commerce. Voir Navis. G. M.

IVavicnla ou navicella. Petit bateau. Voir Navis.

IVavîcnlatois navîcnlarîns. Armateur, entrepreneur de transports et de messageries par mer, sur un navire dont il est à la fois propriétaire et capitaine. g. M.

IVaviginm (et son diminutif ua^igiolum). Toute espèce d'embarcation.

Indépendamment des espèces de bâtiments citées au mot naois (Voir ce mot), les principales embarcations usitées chez les Romains ou chez les peuples avec qui ils furent en rapport sont : Vacluariolum, le musculus, le myoparo, le phaseliis (usités surtout sur mer), la baris, le caudicarius, le carabus, la cymba, Valveus, le linter, le monoxylus, le ponto, la ratis, la ralaria

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