NAVI
(usitr-s principalement sur les fleuves et rivières), et la barca, le caupuliis, la prosumia et la scapha (usités sur les fleuves, ou portés à bord des plus grands bâtiments). G. M.
IVavis. Toute espèce de bâtiment, allant à rames ou à voiles, sur la mer ou sur les fleuves et les rivières, mais particulièrement les bateaux de grandes dimensions, les navires.
Les parties essentielles du navire sont la quille [carina), la poupe {puppis), la proue {prora'^, les bordages [latus) ouverts par les sabords de nage pour le passage des rames (columbaria), le pont ou le tillac iconstralum) ouvert parles écoutilles {ostiolum), Tentrepont {paoimenliim), la coque {alveiis], les bancs des rameurs [transira), les cabines ou entrepôts de la coque {cavernae), les divers planchers (fori), les renforts extérieurs ou poutres horizontales (cunei) destinés à protéger le navire contre les écueils, la tente du capitaine ou du patron, élevée sur le pont [diaela), la cabine du maître d'équipage llhronus), et, dans les vaisseaux de guerre, l'éperon [rostrum] et les tours fortifiées [tiirris ou propiirpiaculum).
Le grécment du navire se composait des mâts (malus), des voiles {vélum) attachées et manœuvrées par des câbles (riidens), du ou des gouvernails (f/iibernaculum) et des rames [remus).
Les principaux objets d'équipement étaient : l'ancre {ancora], avec son câble {ancorale), les amarres {ora, retinaculum, remulcum), les crocs [contus, lonsilla), les sondes [catapirates, perpendiculiim), les échelles [scala] et les passerelles 'pons).
Enfin, les navires étaient ordinairement ornés à la poupe et à la proue de diverses figures et d'insignes décoratifs {aplustre, cheniscus, insigne, tutela). * Pendant longtemps, les Romains n'eurent qu'une flottille de longs bateaux
de fleuves 'caudlces, naves caudicariae) ou de petits garde-côtes qui protégeaient le littoral et ne s'avançaient jamais en pleine mer. Ce n'est qu'au moment des guerres puniques que naquit la marine romaine : sur le modèle d'une galère punique échouée dans le Bruttium, on construisit en deux mois cent trente navires de guerre. Les Romains compensaient l'inhabileté de leurs matelots en recourant à des abordages, où leurs soldats retrouvaient toute leur supériorité des combats de terre ferme ; une fois la marine carthaginoise détruite, ils devinrent les maîtres de la Méditerranée et eurent des vaisseaux d'espèces les plus variées.
Les principales sortes de navires, sont désignées par les termes suivants, d'après leurs usages, leur forme, leur gréement ou leurs qualités distinctives (Voir les illustrations de la page suivante) :
1° Navires de guerre (naves longue), sortes de vaisseaux caractérisés par leurs formes allongées (fig. 214, d'après une peinture; — la largeur en étant de 1/8 ou 1/10 de la longueur : liburna, hemiolia, turrita Jiavis (fig. 215 — basrelief), moneris, biremis (fig. 216 — basrelief), triremis, quadriremis, quinqueremis, hexeris, hepleris, decemremis ;
2" Navires de commerce et de transports (naves onerariae) , aux formes plus épaisses, au ventre plus rebondi (fig. 217 — d'après une peinture), généralement leur largeur est le 1/4 de leur longueur : corbyta, cybea, camara, gaulus, hippagus ;
3° Navires de guerre et de commerce ou d'usages variées (naves acluariae) : acatus, catascopus, cercurus, celés, dromo, lembiis, thalamegus ;
4° Navires de forme particulière ou de gréement spécial : biprorus, epicopus, sllata; navis aperta, constrata, strata, tecta, etc. (Voir ces mots et pour les
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espèces d'embarcations autres que les navires proprement dits ( barques , chaloupes, canots, etc.)- Voir le mot Navigium.
L'équipage d'un navire se composait des rameurs (remex), commandés et guidés par Vhorlator ou pmtsariiis, des matelots ou naiitae, employés à diverses fonctions (p-o/'c/ft. urinalor, çinhernator) etqui obéissaient, ainsi que lesrameurs, au maître d'équipage (inar/isler), et, dans les navires de guerre, des soldats de marine 'classiarii), commandés par leurs ofRciers, le tout sous la direction suprême du capitaine {iiavarchus).
Xebrîs. Vêtement ou manteau de peau de chevreuil, attribut de Barchus, de ses ministres et de ses initiés. G. M.
A'cfasiî fdies''. Voir Fasti.
\'crvns. 1" Toute espèce de courroie ou de corde : corde de boyau, nerf de bœuf, corde d'instrument de nmsique, d'arc, de machines de guerre, etc. ;
2° Cuir qui recouvre les boucliers ;
3° Lanières qui servaient à attacher les pieds des esclaves et des coupables dans des trous pratiqués à travers une poutre en bois horizontale, de manière à les retenir prisonniers dans une position pénible, assis ou couchés sur le dos. Par extension, cette machine même. G. M.
IVexniu. A l'origine, on ne peut emprunter et prêter que par un mode aplexé îiexum.Le nexum comprend deux actes : 1 0 un pesage analogue à celui qui se pratiquait dans la mancipation [per ues et lihram) ; 2» une ntincupatio, échange de paroles solennelles entre les parties; certaines de ces paroles, prononcées par le créancier, emportaient une condamnation contre le débiteur, au cas de non exécution {damnatio). Le créancier non remboursé à l'échéance procédait contre l'emprunteur par voie de ynaniis injectio (Voir ce mot), sans avoir be-
soin de le poursuivre en justice. Le prêt par nexum était accessible à ceux-là seuls qui jouissaient an jus commercii : les pérégrins ne le pouvaient pratiquer. A la fin de la République, il était peu employé: la loi PetiliaPapiria en avait suppriuié le principal avantage, en ne permettant plus au créancier de procéder immédiatement à la manus injectio: et le mufuum (Voir ce mot), résultant du droit des gens, était un mode de prêt moins archaïque et accessible à tous.
Aexns. Débiteur qui donnait sa propre personne en garantie du paiement de la dette ou de l'exécution de Tobligation : il tombait dans une situation servile ou quasi servile, analogue à beaucoup d'égards à celle de Vaddictus.
Voir Addictio, Injectio et Nexunii
\iiliis. Case ou boîte <lans laquelle le libraire mettait ses livres en rouleaux. Voir Armarium. F. V.
iViinbus. 1° Bande d'étofle que les femmes portaient sur la chevelure et sur le front. Elle était souvent ornée de broderies d'or ;
2° Vase de verre que l'on remplissait de neige, pour rafraîchir le vin.
IVobilitas* Ensemble des familles dont les ancêtres avaient occupé des magistratures curules. Dès le début du in« siècle, quand la distinction entre plébéiens et patriciens eut perdu toute importance politique, les nohiles, patriciens ou plébéiens, descendants de magistrats, souvent magistrats eux-mêmes, et en général riches , composèrent l'aristocratie romaine; ils s'opposaient aux hommes dont les familles n'avaient encore joué aucun rôle politique et qu'on appelait hommes novi. Le signe honorifique de la nohilitas était le jus imaçiinum (Voir Imago). Dans chaque famille, on appelait 7>n'«cpps nobilitatis l'ancêtre qui, le premier, s'était élevé à
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