TUTU
TYMP
'arrière (fig. 3i5), ou, quelquefois, au
Fig. 3W.
centre du navire, à la place du petit mât du pavillon. Voir Navis. G. M.
Tatnins. 1" Une des
formes de la coifl'ure des femmes. Elles relevaient leurs cheveux en un chignon de forme conique.
Ce chignon était maintenu par des bandelettes
[villa). La flaminica devait toujours se coiU'er de la sorte. La figure 346 représente Julie fille de Titus; elle montre comment les femmes se coiffaient à cette époque ;
2<» Haut bonnet en laine, de forme conique. Un large ruban le serre vers le milieu de la tête, un autre le fixe sur le front. Du sommet du lutulus pend un voile rouge ou brun. Ce bonnet de femme diffère du bonnet sacerdotal en ce qu'il n'a pas d'apea;.
Tynipauiiiii. 1° Tambour de basque formé d'un cercle en bois sur lequel était tendue une peau et muni de sonnettes et de grelots ;
2° Roue pleine en bois massif, que Ton faisait tourner, à force de bras ou avec des cordes, pour puiser de l'eau et pour élever des fardeaux.
l'do. Chaussure de peau non tannée et munie de ses poils. G. M.
L'mbella. Ombrelle ou parapluie qui avaient tout à fait la forme des nôtres. Les ombrelles étaient, en général, portées par une esclave femme au-dessus de la tête de sa maîtresse.
L'nibilicns* Boutons d'ivoire ou de métal fixés à chaque extrémité de la baguette autour de laquelle on enroulait un manuscrit. Voir Liber. F. V.
L'nibo. i° Partie bombée placée au centre d'un bouclier (fig. 347). Par extension, bouclier bombé;
2° Masse de plis que formait la toge ramenée sur l'épaule gauche. Par extension, la toge ellemême. Voir Sinus et Toga. G. M.
Llnieralia. Bandes métalliques qui font partie de la cuirasse {lorica) et
Fig. 348.
qui servent à protéger l'épaule contre les coups (fig. 348]. G. M.
Uncia. Douzième partie de l'unité en général; l'once, comme mesure de longueur, équivaut au pouce, soit
0™.0246; comme mesure de superficie, elle représente 2,400 pieds carrés ; comme mesure de capacité, c'est une division du setier valant 0 litre, 0436 [cyathus] ; comme mesure pondérale, elle vaut 27 gr. 288, et, comme monnaie, c'est une pièce de cuivre équivalente
à 0 fr., 008. Elle est marquée d'un globule sur la face et au revers (fig. 349).
L'nciarinm fenns. Voir Fenus.
L'ncns. Croc. Ce mot désigne un grand nombre d'instruments recourbés :
les corbeaux ou crochets de fer destinés à consolider les murs; les grappins qui facilitent l'escalade d'un rempart ou l'abordage d'un navire ; la patte d'une ancre; le croc avec lequel le bourreau tirait le cadavre du lieu de l'exécution {robiir, carnificina) et le traînait au Tibre ou aux Gémonies ; un instrument de chirurgie destiné au même usage que le forceps, etc. G. M.
Ungnentarinni. Flacons destiné à renfermer des parfums ; ils étaient de formes et de dimensions différentes (fig. 330), en verre, en pierres fines ou rares (albâtre, marbre, etc.). G. M.
Fig. 330..
UNGU
UTER
Ungnentniii. Parfum liquide, pommade, huile parfumée, dont s'oignaient les Romains, principalement après le bain. Des esclaves spéciaux des deux sexes ( unguentarius , unguentaria) étaient chargés de parfumer leurs maîtres et leurs maîtresses. G. M.
Urbanae cohortes. Voir Cohors.
Urcens. Vase à anse, en faïence ou en argile, avec un col étroit et une large panse(fig.351).
Il était de dimensions moyennes et servait surtout à mettre de l'eau.
Urinator. Plongeur. Les plongeurs étaient employés à
Fig. 331.
retirer les objets submergés ou à renflouer les vaisseaux coulés, à détacher l'ancre de fond des vaisseaux ; en cas de guerre, à aller percer les navires ennemis; en Orient, à pêcher les perles, etc. G. M.
Urna. Cruche à col étroit et court, à panse renflée et sphérique; elle avait trois anses : deux sur les côtés, avec lesquelles on la levait, une troisième au col, avec laquelle on la mettait sur la tête ou sur l'épaule quand on la portait, ou avec laquelle ou l'inclinait, quand on voulait verser (fig. .332). Elle servait : 1° de vase à mettre l'eau. Aussi est-elle l'attribut des divinités fluviales; 2° de vase funéraire, dans lequel on enfermait, pour le disposer dans le sépulcre (Voir Sepulcrum), les cendres recueillies Fig. 352.
sur le bûcher ; 3" dans les comices, elle servait à tirer au sort l'ordre du vote et à recueillir les sentences des juges.
On appelait encore ur7ut une mesure de capacité pour les liquides, valant 4 congii (13 lit. 13). P.
Ustriuain. Lorsque les cendres du mort doivent être placées dans une sépulture familiale, la crémation a lieu dans Vustriniim, local spécialement affecté à cet usage. Chaque localité avait son ustrinum, et même chaque sépulture de famille, si les mesures de police ne s'y opposaient pas. P.
lI«$acapio. Mode d'acquérir la propriété (dominium) par la continuation de la possessio pendant un certain laps de temps (Voir Dominium, Possessio). C'est par Viisucapio que celui qui a une chose in bonis, à titre de possessio, peut en acquérir Je dominium. C'est aussi par Viisucapio que celui qui a reçu une chose avec bonne foi, de quelqu'un qui n'en était pas propriétaire, peut en acquérir le dominium. La durée requise pour que la possession conduisît à l'usucapion était un an pour les meubles, deux pour les immeubles.
Usnra. Voir FenuSi
Usas. Mode de création de la ynanus (Voir ce mot) dans le droit des Douze Tables : Vusus existe par ce fait que, durant un an, sans interruption, la femme est demeurée auprès de son mari. Si elle déserte trois nuits de suite le domicile conjugal, Yiisiis est interrompu : cette interruption s'appelle usurpatio. Sous l'Empire, ces régies ne sont plus qu'un souvenir historique. Voir Matrimonium, Coemptio, Confarreatio.
l'snsfrnctns. Droit d'user de la chose d'autrui et d'en recueillir les fruits.
Utcr. Outre en peau de bête, enduite intérieurement d'une substance résineuse, et dans laquelle on transportait les liquides et surtout le vin. 11 y en avait d'une très grande capacité, formées par plusieurs peaux cousues ensemble. F. V.
Vacatîo militiae. Dispense de service actif. Elle était accordée au moment d'une levée (Voir Dilectus) :
1" A ceux qui avaient déjà fait le nombre de campagnes réglementaire [merilï) ;
2'^ Aux prêtres et magistrats en fonction;
3" A certaines personnes désignées par le sénat. C'était une récompense offlcielle;
4° Aux colons des colonies maritimes, et à d'autres personnes employées ailleurs au service de l'État. P. J.
Vadiiuoninni. Convention en vertu de laquelle les deux parties s'engagent à se l'endre, à un jour fixe, au tribunal du magistrat, in jus. Celle qui manque à cette convention perd l'enjeu déposé.
'Vagina. Pommeau d'épée, en bois ou en cuir, et recouvert souvent d'une plaque de métal, ou de clous et autres ornements métalliques. Toute espère de gaine. G. M.
Yallnni. Palissade plantée au sommet de la levée, formée par la terre rejetée du fossé qui entoure les camps. Dans un sens général, retranchement.
Voir Castra. G. M.
Yallns. 1° Pieu. Les agriculteurs s'en servaient comme d'échalas ou de tuteur. Les soldats, en campagne, portaient chacun plusieurs de ces pieux, pour former la palissade du camp ou vallum. Par extension, le mot vallus désigne quelquefois la palissade ellemême et est synonyme du mot vallum;
2° Par suite, tout ce qui ressemble à un pieu , ou dont la forme rappelle
celle d'une barricade : dents de peigne; moissonneuse, ou fourche en forme de V, munie de dents et qui, traînée à travers les champs de blés, arrachait les épis de la tige;
3* Pour vanniihts, diminutif de vannits : petit van, vannette ;
4° Une sorte de grande tuile. G. M.
Valvae. Les portes des temples et celles qui faisaient communiquer les appartements dans les maisons riches étaient, à cause de leur largeur, fermées, non de deux battants tournant sur des gonds, comme les portes ordinaires (Voir Janua), mais de plusieurs lames qui se repliaient les unes sur les autres (valvae), comme les lames d'un paravent. P.
Yannns. Van, sorte de grand panier en osier, muni de deux anses, à bords peu élevés. On s'en servait quelquefois dans les cérémonies du culte de Bacchus, pour transporter les offrandes et les objets nécessaires au sacrifice; mais il était surtout employé à vanner le blé; on le remplissait de blé battu: la poussière et les pailles légères s'envolaient, tandis que les grains, plus lourds, retombaient dans le van. F. V.
Vaporarîam. Calorifère à vapeur pour chauffer les appartements. G. M.
Yasarinni. On désigne de ce nom les sommes d'argent, les montures, et les meubles divers, qui sont donnés aux gouverneurs de provinces au moment de leur départ.
Vectigal. De vehere, indique originairement le produit des revenus du domaine de l'État; la dîme, le porfo-
VECT