CUST
CYMB
2° Custodia et observallo bonorum.
Droit de garde et de surveillance qu'exerçaient les créanciers sur les Mens de leur débiteur entre le moment où le magistrat les envoyait en possession de ces biens (Voir Possessio et la vente à l'encan (Voir Bonorum venditio).
Cnstos. Gardien. Ce mot s'applique à plusieurs catégories de personnes :
1° Custodes armorum. Gardes d'armement, dans les légions ou les cohortes.
Ils surveillaient l'état des armes et les faisaient réformer ou réparer au besoin.
2° Custodes basilicae eqiiestris. Gardes de manège.
3» Custodes corporis. Ils forment depuis Auguste avec les stalores Augusti (Voir Stator) la garde du corps impériale. Ce sont pour la plupart des Germains ou des Bataves. Cette garde germaine, dissoute par Galba, est remplacée sous Hadrien par les équités sinçiulares Auqusli (Voir Eques) qui, à l'époque du Bas-Empire, sont à leur tour remplacés par les prolectores (Voir Protector^.
A" Beaucoup de fonctionnaires inférieurs portent ce nom : custodes tem- })lorum,fanorum, cistarum. Ces derniers sont des citoyens placés par les magistrats ou par des particuliers auprès des urnes [cistae) d'une curie autre que la leur et chargés de surveiller le vote.
Ils votent avec la curie dont ils surveillent les urnes et remplissent aussi les fonctions de diribitores (Voir ce mot).
Cyathns. 1» Vase muni d'une longue anse, ou d'un long manche, avec lequel, dans les festins, l'échanson [a cyatho servus) puisait le vin dans le cratère pour en remplir la coupe des convives (fig. 124). 11 ressemblait donc à une sorte de grande cuiller et ne
se distinguait du sin^pulum qu'en ce que ce dernier était réservé aux libations des cérémonies religieuses. Le cyatlius était souvent en métal précieux. Dans les banquets, il appartenait au roi du festin [rex convivii, marjister hibendi) de fixer à chaque convive la quantité de cijatlii qu'il devait boire;
2" Petite mesure pour les matières sèches et les liquides : c'est le 1/6 de Vhemina, le 1/12 du sexAarius et le 1/.^T6 du quadrantal (environ 0 litre
Cjbea. Vaisseau de commerce, de grandes dimensions. Voir Navis.
Cyclas. Robe de femme, de forme circulaire, au bas de laquelle était fixée une bordure brodée d'or. Elle était faite d'étoffe légère. Alexandre Sévère dut promulguer un décret spécial pour limiter à 6 onces la quantité d'or qu'on y pouvait employer. G. M.
fjlîndrns. Cylindre : 1» Rouleau, poutre cylindrique traînée ou roulée pour aplanir et fouler la terre après les semailles ;
2" Pierres précieuses taillées en cylindres et qui servaient soit de parure, soit de sceaux. G. M.
Cymba. Barque de rivière, de forme
Fig. 123.
très arquée (fig. 123). G. M.
Cymbaliaiu. Instrument de musique.
Il consistait en deux disques métalliques munis en leur milieu d'un manche, que l'exécutant frappait l'un contre l'autre pour les faire vibrer. 11 était en général en cuivre. On l'employait principalement dans le culte de Cybèle et
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de Bacchus. C'est à l'époque des pre- coupe. Selon les uns, c'est un vase
luières bacchanales qu'il fit son appa- rond, sans pied ni anses, une sorte de
rition à Rome. Les joueurs de cymbale gobelet ; selon les autres une coupe
s'appellent c?/m6aZis/«, les joueuses cym- montée sur pied, munie de deux anses,
balistria. G. M. et dont la forme rappelle celle d'une
Cyuibiuiii. Vase à boire, tasse, barque [cymba). G. M.
Dactylîolhcca. Sorte d'écrin où roii serrait les bagues (anuli). 11 y avait des dactyliothèques publiques où Ton exposait des collections de pierres
Tunique Ion-
taillées.
Daliiiatica (tauica).
gue et ample, munie de manches très larges et tombant jusqu'aux poignets, parfois même de dentelles en forme de manchettes, et ornée de bandes de pourpre (fig. 126).
Elle étaitconsidérée comme une parure efléminée, et devint plus tard un vêtement ecclésiastique. Voir Tnnicai
Dainnniu iiijnria datnni. On appelle ainsi tout préjudice causé à un esclave, à un animal ou à une chose qui est dans le patrimoine d'autrui, et non justifié par le droit de légitime défense. Les Douze Tables punissaient déjà l'individu qui, par malveillance, dévastait une récolte, incendiait une maison, brisait un arbre. Mais la lex Aquilia, rendue avant l'Empire, édicta un châtiment contre tout damnum injuria dalum : si l'esclave ou l'animal domestique compris parmi les pecitdes était tué, le meurtrier devait restituer une somme égale à la plus haute valeur atteinte par cet esclave ou cet animal dans l'année précédente ; si cet esclave ou ce pecus était blessé, si tout autre
animal domestique était tué , si une chose était dégradée ou détruite, l'auteur du délit devait une poena égale a la plus haute valeur atteinte par l'esclave, l'animal ou la chose dans les trente jours précédents. L'action de la loi Aquilia était donc « reipersécutoire », puisqu'elle restituait la valeur de la chose, et pénale en partie, puisqu'elle restituait plus que la valeur actuelle de la chose. — Si le damnum a été fait à l'aide d'une bande d'hommes armés [hominibus coactis), une action spéciale, intentée dans l'année qui suit le damnum, permet d'obtenir le quadruple de la valeur du préjudice.
Dealbatns. Pour cacher la pierre ou la brique d'un mur on l'enduisait d'un revêtement de ciment blanc ou de stuc {opus alhariinn) : l'endroit ainsi recouvert était dit deablatus.
Deccnipeda. Mesure de longueur équivalente à 2™ i,'.57. La decempeda quadrata valait Q^% ~4.
Dcceuipcmîs. Vaisseau de guerre {navis lonrja) à dix rangs de rames.
Deceiuvîr. Membre d'une commission de dix personnes.
1° Une commission de ce genre pouvait être créée pour présider soit à des assignations de terres {agris assi- (7?jrtnrfi.s.— Voir Assignatio agrorum), soit à la fondation d'une colonie (coloniae deducendae. — Voir Colonia, Triumvir) ;
2" Decemviri leyihus scribundis, commissions extraordinaires de dix magistrats créées sur la proposition du tribun Terentilius Arsa (461), dont les