‹ Lexique des antiquités romainesChapitre 86 sur 233 · DONA · texte numérisé non relu

DONA

DROM

la donation, même contraire à la loi Cinci.i, demeurait irrévocable; — 2° la donation pour cause de mort [donatio mortis causa), qui n'est irrévocable qu'après la mort du donateur. L'usage de cette donation se répandit sous l'Empire, lorsque certaines lois eurent limité le nombre et la quotité des legs (Voir Legatum) ou privé certaines personnes du droit d'hériter (Voir Caelibes) : pour faire les libéralités que ne comportaient pas ces lois, on employait le procédé de la do7iatio mortis causa.

Donntivnni. Distribution d'argent faite aux soldats après le triomphe sur le butin. Sous l'Empire, il devint d'usage pour les empereurs de concéder des donativa aux troupes, surtout à l'occasion de leur avènement. Les sommes ainsi distribuées s'élevaient à un chiffre très élevé.

Doriiiitorîaui. Chambre à coucher.

Les dormitoria des Romains semblent avoir été d'ordinaire assez petits et peu meublés.

Dos. Dot. Lorsque le mariage en justes noces conférait nécessairement au mari la manits sur la femme, les biens de celle-ci appartenaient au mari, par l'effet même de cette manus. Mais si la femme, avant le mariage, était alieni juins, elle n'avait pas de biens : alors il arrivait que son père lui remettait une dot, qui devenait aussitôt, par l'effet de la ma7ius, la propriété du mari. — Lorsque se développa le mariage sans manus, l'institution de la dot se généralisa. On fit deux parts, dès lors, dans les biens de la femme donnée en mariage ; sur les uns, le mari n'avait aucun droit ; les autres étaient remis au mari pour subvenir au ménage , ad onera matrimonii siistinenda, et formaient à proprement parler la dot. Sur cette dot, le mari avait un droit absolu. Ce droit fut limité, sous Auguste, par la défense d'aliéner

les immeubles dotaux, et, postérieurement, par la défense de les hypothéquer. A l'origine, le mari gardait la dot après le décès ou la répudiation de la femme. Ce droit fut aussi limité. On permit d'abord à la femme répudiée de reprendre une partie de sa dot en intentant au mari une action appelée arbilrium rei uxoriae. Puis on décida qu'en constituant la dot, la femme ou le père de la femme pouvaient l'éclanier du mari la promesse de restituer la dot entière s'il répudiait sa femme (cautio rei uxoriae). Dans le droit de l'époque impériale, s'il y a eu promesse de ce genre, on réclame la dot par une actio ex sHpidatu, et cette action est même accordée aux héritiers de la femme qui meurt avant le mari. S'il n'y a jamais eu promesse de restitution, la femme veuve ou répudiée peut réclamer une partie de sa dot par une aciio rei uxoriae.

Dosscnnns. Personnage de l'Atellane (Voir Atellana fabula). C'était sans doute le philosophe et le sage de la pièce, et l'on pense qu'il est l'aieul du Docteur de la comédie italienne. On suppose qu'il était représenté bossu et qu'il devait son nom {Dossennus) à cette difformité. P.

Draco. 1» Dragon, enseigne militaire. C'était une sorte de serpent à tête de métal et au corps d'étofles coloriées, placé au haut d'une pique (fig. 133) ;

2» Vase tortueux, ou vase entouré de tubes repliés sur eux-mêmes, dans lesquels on faisait chauffer l'eau plus rapidement et à moins de frais. C'est le principe qu'on a, de nos jours, appliqué dans les chaudières tubulaires. G. M. Fig. in.

Dronio ou droiiion. Vaisseau ri

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