‹ Lexique des antiquités romainesChapitre 88 sur 233 · ERGA · texte numérisé non relu

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biseau, ou sur un assemblage de planches réunies à angle très aigu, on mettait à cheval le supplicié ; on attachait encore des poids à ses membres, de manière que Fappareil pénétrant davantage dans ses chairs le fît pluscruel- Iciient soufTrir. G. M.

Krgastalniii. Prison ou casemate, située dans les grandes maisons ou les grandes fermes, et où l'on enfermait les esclaves récalcitrants, après les avoir chargés de chaînes. F. V.

Erieius ou Herîcins. Hérisson, machine de guerre. Longue et pesante poutre, hérissée de pointes qu'on plaçait en travers des portes d'un camp ou d'une place, et qui servait de chevaux de frise pour en interdire l'entrée.

Ej^sednm ou Esseda. Petite voiture découverte, à deux roues, qui devait ressembler beaucoup au cisitim. F. V.

Enripns. Canal artificiel, conduit à ciel ouvert, fossé; particulièrement canal qui entourait l'arène dans le cirque, pour isoler les spectateurs des animaux dangereux. G. M.

Evectîo. Privilège de voyager par la poste publique (Voir Cursus Publicus et Diploma).

Evoeatns. 1" On appelle evocati.

avant Marins, les soldats enrôlés dans des levées tumultuaires, faites sur place par les délégués des consuls ;

2" Après Marius, Vevocatio est toujours l'enrôlement sur place, mais volontaire : on prend de préférence d'anciens soldats. On appelle dès lors evocati les vétérans qui restent au service après avoir fini le temps réglementaire. Ils étaient exempts des corvées et des obligations du simple soldat, étaient honorés des insignes du centurion et étaient d'un rang immédiatement inférieur au ccnturionat. Depuis Auguste, les evocati Auf/nsti forment, à Rome, un corps d'élite sous les

ordres du préfet du prétoire. On en détachait un certain nombre d'entre eux, qui étaient envoyés auprès des difl'érents légats légionnaires, dans les provinces, avec des missions spéciales.

Examen. 1° Aiguille de la balance, dont la position verticale ou oblique indique le degré d'inclinaison du fléau.

Exanctoratio. Voir Missid

Exaujs^uratio. Solennité inverse de la consecratio (Voir ce mot) et par laquelle la res sacra, offerte aux dieux d'en haut, redevient profane.

Exceptîo. Voir Formulai

Excnbiae. Terme militaire par lequel on désigne les gardes de jour, par opposition avec les vigiliae (gardes de nuit).

Excnbitor. 1° Sentinelles placées à la porte d'un bâtiment, d'une tente ou d'un camp. C'est un terme général qui s'oppose à vigiles, gardes de nuit. Sous l'Empire, sentinelles spéciales qui montaient la garde dans le palais de l'empereur : gardes du palais ;

20 Par extension, le gardien d'un monument, d'un temple, etc. G. M.

Exedra. Parloir ou salle de réunion, comme il s'en trouvait dans les maisons riches autour du peristijUnm (Voir Domus). Il y en avait aussi dans les

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thermes (Voir Thermae) importants. Les exèdros étaient souvent construits en forme d'abside (11g. 136) ; des sièges y étaient disposés pour la compagnie; dans les exèdres des thermes, les mu-

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siciens donnaient des concerts et les philosophes taisaient leurs cours. P.

Exheredatîo. Le père de famille pouvait exclure de sa succession ses sui heredes (Voir Hères) par deux moyens : 1» en les déclarant formellement exclus, par cette formule ajoutée au testament : caeleri exheredes sunto ; si le père deshéritait son fils, il fallait, pour que l'acte fiit valable, que le fils y lut expressément nommé; 2" en les omettant sur son testament ; à partir d'une certaine époque, l'omission ne suffisait pas à exclure de l'hérédité : si le fils était omis, le testament était nul; et les autres heredes sui omis pouvaient prendre leur part de leur succession, concurremment avec les héritiers institués.

Ex.odiiun« Pièce de clôture, petite pièce, par laquelle se terminait une représentation dramatique. C'était ordinairement une Atellane (Voir ce moti. P.

Evoiuis. Tunique qui n'avait que la manche gauche, ou qui, n'ayant pas de manche, ne s'attachait que sur l'épaule gauche par un nodus ou une fibula. C'est le vêtement des esclaves, des ouvriers, des chasseurs , et , par

suite, c'est le vêtement attribué à certains personnages mythologiques ou légendaires : Diane, les amazones, etc.

(Voir Tunica). G. M.

Exostra. 1» Pont mobile, qui, jeté

dune tour d'attaque sur les remparts d'une ville assiégée, donnait passage aux troupes d'assaut;

2° Machine de théâtre. C'était une petite scène mobile que l'on roulait sur la grande, et qui amenait ainsi devant le public des personnages supposés à l'intérieur d'une maison : par exemple, Ajax massacrant les brebis dans l'intérieur de sa tente. On s'en servait beaucoup pour montrer aux spectateurs les conséquences d'une action qui n'avait pu être mise sous les yeux : par exemple, les corps de Cassandre et d'Agamemnon après leur assassinat. Vexostra paraît avoir ressemblé à la machine de théâtre nommée en grec £yxyîc)a,[j:a. G. M.

Expositio. Lorsque quelqu'un était mort, on l'étendait dans Yatriiim de sa maison, sur un lit de parade [componehalur)\io\i\, autour on dis posait des guirlandes et des couronnes de fleurs {corona funehris) ; on brûlait des par f u m s ; des pleureuses à gage, poussaient des lam e n t a fions en se frappant la poitrine, tes esclaves et les affranchis du défunt ou de la défunte, venaient lui rendre les derniers devoirs. C'est la scène qui est représentée à la figui'e 137, d'après un bas-relief antique.

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Ex.scquiac. Obsèques. Voir Funus.

Exta. On comprend sous ce nom les

parties de la victime sur lesquelles

portait l'inspection des aruspices, c'està-dire le foie, le fiel, les poumons, le cœur et la membrane enveloppant les

intestins. Inspecter les ejlu se disait uispicere, consulere exla{fig. 138); obtenir du dieu, par le fait de cette inspection, des signes favorables, se disait litare. Lorsque l'inspection avait donné d'heureux résultats, on faisait cuire ou rôtir les exta; on les arrosait de vin, de sel et de farine, et on les apportait à l'autel (exla porricere). Les exfa ainsi préparés s'appelaient prosecla, parce qu'on les avait préalablement partagés en plusieurs morceaux {prosecare exta).

Extraordinarii. Troupe d'élite composée d'alliés, à l'époque républicaine.

On choisissait, pour la composer, le cinquième de l'infanterie alliée et le tiers de la cavalerie.

Faber. Esclave ou ouvrier qui travaillait les matières dures, bois, marbre, métal, etc. Ce mot est presque toujours accompagné d'un adjectif ou d"un nom spécifiant la matière que travaille l'ouvrier, comme faber tiqnarius, menuisier, faber aeris, eboris, ouvrier qui travaille l'airain, l'ivoire, etc. Dans la constitution de Servius, les f'abri aerarii et tignarii formaient deux centuries. 11 y avait des fabri militaires attachés soit aux différents corps, soit aux arsenaux. F. V.

Fabrica. Nom donné à tous les ateliers, petits ou grands, où l'on travaillait la matière dure; mais il désigne surtout les ateliers de menuiserie, de charpente, débénisterie, et, à l'époque postérieure, les manufactures d'armes.

Factio. Déjà, sous la République, les courses du cirque passionnaient si vivement le public, qu'il s'était formé deux partis [factiones), celui des Blancs (/". albala) et celui des Rouges [f. russata), ainsi nommés d'après la couleur de la casaque de leurs cochers favoris. Sous l'Empire, la folie du cirque, insa- 7iia et furor circi, s'accroît encore ; aux factions rouge et blanche s'ajoutent les célèbres factions des Verts (/". prasina) et des Bleus {f. venela). A Rome, les conducteurs de chars et ceux qui faisaient courir, c'est-à-dire les magistrats et l'empereur, formaient seuls les factiones. Mais à Constantinople, elles comprirent tous les amateurs qui contribuaient par des cotisations aux frais des jeux. Ces associations devinrent vite

des factions an sens ordinaire du mot; et l'hippodrome fut le théâtre de luttes sanglantes, suivant que telle ou telle faction l'emportait et que l'empereur favorisait les verts ou les bleus.

L'émeute de 532, où Justinien ne fut sauvé que par la victoire de Bélisaire et des mercenaires germains, est restée fameuse : .30,000 hommes y périrent.

Fala. i» Machine de siège, faite de bois et en forme de tour, d'où l'on lançait des projectiles dans les retranchements de l'assiégé;

2" Constructions légères élevées sur la spina (Voir ce mot), et dont l'usage n'est pas bien connu. P.

Falariea. Arme de trait. Javelot de chasse ou de guerre, de grandes dimensions, armé d'un fer très large et très fort, et muni, à l'extrémité de la hampe voisine du fer, d'une sphère de plomb, qui, en l'alourdissant, augmente la force du coup. Dans les sièges, on se servait de falaricae encore plus grandes, lancées par des balistes, soit de la terre ferme, soit du haut des tours d'attaque. Le plus souvent on le garnissait de filasse enduite de matières inflammables, et on le lançait tout allumé afin de répandre l'incendie, comme on lança les boulets rouges, dans les temps modernes. G. M.

Faix. Instrument à un tranchant et à lame recourbée. Il servait à divers usages, et par suite prenait différentes formes; la faix messoria était une faucille pour couper le blé, la faix arboraria une sorte de serpe, la faix foenaria une

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