‹ Lexique des antiquités romainesChapitre 89 sur 233 · FASC · texte numérisé non relu

FASC

faux avec un long manche pour couper rherbc, la faix vinitoria une serpette pour tailler la vigne, etc. 11 y avait encore la faix supina, couteau à lame pointue et recourbée, employé par les gladiateurs et par les soldats, et la faix muralis, sorte de faux massive en fer, dont on se servait pour accrocher et renverser les pierres d'un rempart ou les planches d'un retranchement.

Famîlia. l" Dans un sens restreint, ensemble des personnes placées sous la puissance du pater (femme, descendants, esclaves) ;

2" Dans un sens large, jiersonnes et choses appartenant au pater, patrimoine.

Faunni. l" Emplacement que les ptuitifes ont limité et voué aux dieux par une consecralio ;

2° Edifice élevé sur cet emplacement.

Faptor. Esclave ou marchand qui nourrissait les volailles et les engraissait pour la table. F. V.

Fascia. Bandelettes, ou bandes de toile, qui servaient à des usages variés : On s'en ceignait la tête {diaclema) ; on s'en entourait la taille (Voir Strophium); on en emmaillotait les petits enfants (fig. 139); on en formait la sangle des lits, etc.

Ce sont aussi les bandelettes ou courroies du Fig. 13<).

calceus. Ces lanières s'enroulaient autour du pied , de la cheville et de la jambe, pour consolider la semelle et tout le soulier. La plupart du temps, elles ne recouvraient que la moitié du mollet {fasciae crurales,, tibialen), mais quelquefois elles montaient jusqu'au haut de la jambe (/"«sctae/'e/ninales, de fémur). C'étaient les fennues et les hommes efféminés qui adoptaient cette mode. Sons l'Empire, la plupart des soldats romains sont chaussés de

bas montant jusqu'au milieu du mollet et recouverts de courroies entrelacées, qui enveloppent le talon, le pied sauf les orteils, et la jambe même, un peu audessus de la cheville. G. M.

Fascis. Paquet en forme de fagot, faisceau.

Au pluriel /'asce*-, les faisceaux des licteurs. C'étaient des verges [virga) de bouleau ou d'orme au milieu desquelles se trouvait le manche d'une hache [secia'is) dont le fer passait au dehors (fig. 140). Le tout était lié par des courroies et enveloppé probablement de cuir rouge.

Les fasces étant destinés à assurer les peines corporelles et les exécutions capitales étaient le symbole de la puissance légale. Les licteurs, précédant les fonctionnaires, portaient les faisceaux sur l'épaule gauche {fasces praeferre). Quand un magistrat rencontrait un magistrat de rang supérieur, les licteurs du premier saluaient en ôtant les faisceaux de leur épaule, en en détachant la hache et en les abaissant [fasces suhmittere). Après une victoire les faisceaux du général vainqueur et plus tard de l'empereur (qui seul prenait les auspices) étaient ornés de couronnes ou de feuilles de laurier [fasces laurealï). Dans un deuil les faisceaux étaient renversés [fasces versi), la hache en bas, ou même brisés [fracti fasces).

Le dictateur avait droit à, vingt-quatre faisceaux toujours munis de la hache. Les rois et les consuls en avaient douze, mais la loi de P. Valerius Publicola {de provocaiione ad popiilum) établit qu'un seul consul pourrait faire porter devant lui, à Home, les faisceaux avec la hache; l'autre n'avait droit qu'à douze faisceaux sans hache portés par des uccensi ; cependant tous deux

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