‹ Lexique des antiquités romainesChapitre 92 sur 233 · FEST · texte numérisé non relu

FEST

FIGU

d'école frappaient leurs élèves ; houssine ou canne légère dont on châtiait les esclaves pour une faute peu grave ; cravache ; bâton pour s'appuyer ; éclisse pour maintenir les fractures. G. M.

Festuca. Baguette du prèteur.La personne qui faisait fonction (ïasserlor en frappait, sur la tête ou sur la joue, l'esclave que son maître voulait aflïanchir.

Voir Assertor et Manumissio. G. M.

Feliales. Collège de vingt membres nommés à vie, se recrutant par voie de cooptation. Leurs attributions étaient de deux sortes : 1" ils donnaient leur avis sur les formalités à accomplir pour conclure ou pour dénoncer un foediis, ou pour déclarer la guerre; 2" ils demandaient ou donnaient les satisfactions nécessaires pour le maintien de l'état de paix (Voir Clarigatio); ils déclaraient les guerres (Voir Bellum) et concluaient les traités (Voir Foedus). Les fétiaux furent les créateurs du droit international (jus feiiale). Sous l'Empire leur importance diminua beaucoup, à mesure que les relations internationales perdirent leur caractère religieux.

Fibnla. 1° Boucle, broche, agrafe ou fermoir, dont on se servait pour

Fig. 141.

attacher divers vêtements d'hommes et de femmes, les ceintures, les harnais, les bandelettes des coiffures féminines, etc. Elles sont en métal, bronze, argent ou or (fig. 141), en os, en ivoire, etc., de formes très variées, ornées souvent de ciselures artistiques ou de pierres précieuses;

2» Par extension, un lien quelconque, en menuiserie (cheville), en architecture (crampes de fer), en vannerie (lien

d'osier), en chirurgie (appareil à rapprocher les lèvres d'une plaie), G. M.

Fideiconiiuissuiii. Voir Legatum.

Fides. Fidélité aux engagements, commandée par la conscience. Le mot fides désigne : l'absence de ruse {clolus), l'équité par opposition à la stricte légalité (Voir Actio), l'ignorance invincible qui excuse une faute. On l'emploie enfin dans le sens même de promesse.

Fîdcs ou Fidis. Cordes d'instruments de musique, par suite instruments à cordes, et surtout la lyre.

Fidncia. Lorsqu'on remettait une chose à un individu sous condition de restitution, c'est-à-dire à titre de gage ou de dépôt, on employa longtemps le procédé suivant : vente solennelle de la chose par mancipatio ou in jure cessio (Voir ces mots), et adjonction d'un pacte par lequel l'acquéreur s'engageait à retransférer la propriété à l'aliénateur. Ce pacte s'appelait fiducia. En vertu de la fiducia, l'aliénateur pouvait plus tard réclamer la chose par Vaclio fiduciae directa ; l'acquércui', par Vaclio fiduciae contraria, pouvait obtenir indemnité des dépenses faites pour la conservation de la chose. Ce procédé, dit aliénation fiduciaire, n'était pas accessible aux pérégrins, incapables de mancipatio ou de in jure cessio. Après l'époque d'Antonin, on accorda la même valeur juridique à un semblable pacte accompagné d'une simple tradition (Voir Traditio) : de là naquirent les contrats de commodatum^ déposition et pignus (Voir ces mots).

Fignius. Potier. Ou désigne sous ce nom tous les artisans qui emploient l'argile, aussi bien pour fabriquer des briques ou des tuiles, que des vases.

Un grand nombre de peintures anciennes nous représentent le potier assis ou accroupi devant sa roue, un bâton à modeler dans la main et

FIMB

Page 1