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adopter le sy -tôine de la queue cfO'Connell, (O'Corne//-tat/-sys/. m), et B*unir avec un parti ou l'autrr, selon qu'une alliance momentanée ou l'utiliié pourrit le su l'est ce que je ne puis pas faire. Je manque de ruse, d'intrigue et, peut-être de discer nemeot ; je ne désire que le progrès de l'honnêteté. Par conséquent, si les amis ne sont pas coutents de moi, je quitterai le parti, mais je ne favoriserai pas un autre cain .
Vous voyez ma sincérité, et je ne puis guère aller au delà. Mais, d'après ce que contiennent vos litres, il y a peu de danger que nous en arrivions a cette situation. C'est dans ce cas-là que je regretterais d'avoir été élu, quand tant de mes meilleurs amis que je pourrais consulter ne sont pas pour être en chambre. Lafontaine, Leslie, Girouard et Huot, nous manqueront beaucoup. Il y aurait moyen de faire place aux deux premiers ici, s'il ne doit pas y avoir prochainement d'élection mieux protégée dans Terrebonne et .Montréal. Quant aux deux derniers, je regrette qu'ils aient refusé dès le commencement.
Les discussions passées au sujet du gouvernement r' tel qu'un Conseil exécutif pro-
vincial en donne un exemple, ont élevé une muraille entre vous et M. Neilson. Aujourd'hui, il est très difficile de conjecturer ce qu'il fera ou inféra pas ; mais, lorsque vous traiterez avec lui personnellement, VOUS le trouverez très accommodant.
l p^ur la violence ni
too —
pour créer des difficultés. Son opposition à l'Union, et ses travaux comme président du comité
de Québec, lui ont acquis une immense influence. Si nous devions appuyjr un gouvernement prêt à rendre justice au Bas-Canada, et <\u'il fût dans le cas de le combattre, nous ne pourrions pas marcher aisément. Toutefois, il n'y a rien de tel à redouter. Nous éprouvions quelques craintes au commencement ; aujourd'hui, nous sommes convaincus de ses dispositions pacifiques. Mais, encore une fois, il est le c/ief, et non pas moi ni aucun autre.
Vous ne devez pas être étonné que nous soyons contre l'Union, et même que nos élections aient roulé principalement sur ce point là. Marquée de tant de défauts dans ses détails, la mesure, en principe, a été préconisée en Angleterre et ici comme le plus sûr moyen d'anéantir hs droits politiques et les institutions sociales d'un demi-million d'âmes» Aucun autre principe ne saurait en être exprimé. Les quelques avantages constitutionnels qu'elle paraît conférer au Bas-Canada, en comparaison du dernier gouvernement temporaire, sont désagréablement diminués, et le tout nous est préjudiciable à tous égards. Quant au Haut-Canada, à l'exception de la dette, ce qui, je l'avoue, est un grand bienfait, elle (l'Union) diminue les libertés publiques, et l'on nous a dit à tous de nous contenter de cela, que nous soyons satisfaits ou non. L'Union réduit les fonctions législatives de l'Assemblée au pouvoir de voter de nouvelles taxes, mais sans
loi —
l'autorisation d'en contrôler le produit ni de l'appliquer, si ce n'est lorsqu'elles s'élèveront à plus de ^"150,000 par année, environ, et avec l'étrange anomalie de l'Exécutif ayant l'initiative.
Mais autre chose est d'être mécontent de 1 lrnion, et de se sentir déposé ;\ tout renverser à cau«c; d'elle. Je suis convaincu que le récent acte ne serait pas révoqué immédiatement, et que, s'il l'était, nous n'en serions que plus ma!, (''est un fait notoire qu'il a été adopté contrairement aux désir* bien connus du lias-Canada. Portées \ l'injustice comme le sont actuellement envers noiiL les autorités métropolitaines, soit par manque de respect, soit par préjugé national appliqué mal à propos, ce n'est qu'avec le temps, avec l'aide d'homme* hon et généreux parmi vous que nous pourrons Inculquer de meilleurs sentiments dans le cœur de dos gouvernant*. Es» yons de le taire ; et qu'en même temps les Haut et les Bas-Canadien l'apprécient mieux les uns
inion qui, à tout hasard fi table aux deux ; il e>t vrai que bi noua me majorité pour bien gouverner en Chambre, nous pouvons rester soua le fléau d'ordonnant permanentes par l'ancien Conseil spécial ; mais, si le même 1 avait duré,
pu mettre le comble au en opération.
Nom D voulons pas faire des fonctions d'orateur Si vous
cr»»yez juste qu'un député parlant les deux langues dût avoir l'honneur de les remplir, je suggérerais M.. Viger, M. Cuviliier, M. Qucsnel, M. Neilson. Celui qui vous conviendrait le mieux serait sans doute acceptable ici ; quant à * offrir, cela n'a jamais été fait, et quelque convenable que soit dans ses termes la circulaire de sir Allan McNab, elle nous a paru quelque cho^e d'étrange. Si, pas plus que nous, vous ne faites de la chose une question politique, et si vous désirez avoir un députe du Haut-Canada, je crois que sir Allan ou M. Merritt réussiraient. Pourquoi le nom de M. Viger n'a-t-il pas été mentionné ? Il sera certainement le député le plus instruit dans les connaissances historiques, politiques et parlementaires, et sa vie toute entière a été consacrée à la cause du peuple. Si vous préférez M. Cuviliier, sa nomination serait probablement bien accueillie. Nous avons eu occasion, en ces derniers temps, de connaître ses opinions, mais je ne doute pas qu'il soit indépendant et libéral. M. Lafontaine était le choix à faire, mais il a été défait dans un endroit perdu, à l'extrémité la plus reculée d'un comté qui compte une population de 200 tories et de 20,000 libéraux. Dans les circonstances actuelles, M. Baidwin, qui autrement nous aurait convenu, ne pourrait guère être proposé ; mais nous avons grande confiance en lui, et M. Neilson aussi. Mon nom a été mentionné dans les lettres de Lafontaine ainsi que dans les vôtres. Je ne dois pas faire l'hy»
rite, et je dirai sur-le-champ ce que j'en pense. Mettant Je i difficulté de la tâche, il se trou-
verait beaucoup de députés plus âgés et plus capables à qui ce serait faire une injustice que de proposer quelque membre moins ancien. Ces députés et leurs amis regarderaient la chose comme odieu-e. Je crois donc que, même ri nous étions capables de conserver l'équilibre et concilier tant de partis en lutte, comme il y en aura dans la chambre, il ne devrait pas être question de moi. Je n'avais jamais cru qu'on songerait à moi. Ma place est au milieu de mes collègues avec qui j'essaierai de rivaliser de zèle, d'indépendance ei de sincérit»'. Je sais que la perspective n'est pas encourageante, et beaucoup pensent qu'il vaut mieux, pour a présent, que le Bas-Canada s'abstienne entièrement de la politique jusqu'à ce que justice nous soit rendue. Je me décourage moi-même quelquefois, mai* j'espère que nous pourrons l'obtenir, cette justice, pourvu que l'on nous comprenne, ce dont je ne doute pas. Nos gens de Québec ont l'intention de M rendre à Kingston quelques jours d'avance, et les Montréalais seraient invités à en faire autant. Quelques heui relations personnelles
feront beaucoup plu- • longue correspon-
dance écrite.
Vous voyez tout de suite, sans doute, que le projet de Pannihil B Canada, tel qu'il a
existé jusqu'ici, est un ; rojet favori Les tories de
Qtréal ont donc vu se : r tous leurs rêl
et l'on ne peut pas dire qu'ils ont été tenus en respect, car ils ont tout pouvoir sur nos existences, nos biens, nos droits, nos intérêts, nos sentiments mêmes, et cela sans appel qui réussisse. Et, encouragés comme ils le sont, ils vont chaque fois beaucoup plus loin que le* autorités auraient pu le supposer. Or, le Bas-Canada, comme communauté de citoyens anglais de naissance, a été livré à ce parti qui se dit exclusivement anglais. On nous dit, chaque jour, qu'un pareil système sera maintenu, et l'on nous dépouillera de nos droits et de notre existence par tous les moyens, légitimes ou non. Consenti" riez-vous à cela ? On aura des égards éclairés pour le Ba5-Canada, c'est-à-dire les égards des fonctionnaires et du prétendu parti anglais, suivant qu'ils pourront le conseiller pour eux-mêmes ou en avoir la fantaisie pour leurs intérêts, puisque ce sera à eux, sur tous les points, de décider et juger pour nous, de faire la loi ou de l'éluder, selon qu'il leur conviendra, et que les égards seront toujours subordonnés à V annihilation. De là la légitimation de la fraude, de la violence et du meurtre dans les élections, et de tout ce à quoi l'on peut recourir pour coaser^er les égards éclairés à ceux qui s'en sont attribué le monopole. Je ne puis croire et ne croirai jamais non plus, à moins d'y être forcé, que telles sont les vues du gouvernement. Si cela était, ce strait une chose à conjurer. Il en résulterait des siècles de souffrance et de haine, quand l'amitié et l'affection seraient si faciles à gagner. Il n'y aurait
[>lu3 facile ù gouverner et à maintenir dans l'affection et la confiance, eî seulement le gouvernement le voulait. Nos droits politiques respectés, et la jouissance entière de nos institutions sociales, à moins cjuMles ne soient modifiées de notre pi îjnsjnteineat, voi!à quels sont les
meilleurs et probablement les seuls moyens d'assurer pour toujours cette affection et cette confiance au fond du cœur et à la p )rtêe dr la main. C'est de cette vérité qne j'essaierai de toutes nies forces à persuader l<-s hommes qui sout au pouvoir : à ceuxlà je conseillerai* respectueusement de secouer la fange que ùes partisans inférieurs et intéressés entassent chaque jour sur l'autel sacré de la justice, et qui souillent l'honneur de l'empire lui-même. Si le gouvernement adoptait une autre ligne de conduite, pour ma part non-seulement je l'aprais,miis je ferais tout m isible pour l'ai-
der, et le résultat de l'épreuve ne m'inspirerait aucune craint»*. Je Buis ami du lien et des institu* tions britanniques, pourvu que nous les ayons ^ véritablement ; ils suffisent à nous rendre heureux et content?, ainsi qu'à donner l'essor à toutes nos facultés et nos aptil rs un même but, qui est la paix, la justice et la prospérité. Efforçons-nous d'obtenir effectivement ces libertés et ces institutions, et u: >ur appuyer toute administration qui nous aidera et nous protégera. J'ai encore un autre souhp.it à faire : c'est que l'on conseille au chef actuel de l'exécutif d'adoptei cette
généreuse ligne de conduite.
Pour en arriver là, il est nécessaire de remplacer quelques hommes. T'ai confiance en M. Baldwin et en M. Daly. Vous connaissez mieux les autres messieurs du Haut-Canada. Les deux autres ici sont les agents actifs de ce parti de la domination auquel nous sommes redevables de tous nos maux ; ils appartiennent à cette clause de fonctionnaires de qui les "employés" de lord Durhani disaient qu'ils en avaient fait assez pour chasser le peuple affolé dans un bois, et leur irresponsabilité ainsi que leurs traitements trop élevés ont depuis été augmentés sans qu'il y ait eu grande capacité de plus de leur part, du moins, quant à ce qui est de MM. Ogden et J)ay. Ce que vous pouvez avoir à dire de MM. Draper et Sullivan, vous regarde. Maintenant, si vous nourrissez l'espoir que le résultat de cotre première session pourrait amener un changement dans le Conseil exécutif, en remplaçant les hommes cidessus par d'autres plus capables, plus désintéressés, plus honnêtes et plus populaires, également prêts à respecter tous et à rendre justice à tous, je suis tout disposé à travailler de concert avec vous. Si les fonctionnaires actuels se cramponnent à leurs traitements, eh bien ! qu'ils continuent de les toucher et soient dépouillés du pouvoir de faire du mal, et que des avis honnêtes soient donnés au gouverneur sur toutes les choses qui intéressent le bien-être du peuple ; qu'une opinion publique éclairée remplace les égards éclairés de l'esprit de parti, et j'ose dire
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prêts à l'aider et l'appuyer, s'il voulait écouter nos sincères avis, et nous offrir dans ses conseils la garantie d'hommes possédant la confiance publique.
Il pourrait se faire, si j'en ai le loisir, que je vons communique encore, par lettre, quelques Idées sur le fonctionnement pratique du gouvernement responsable.
Cette longue lettre rachètera, je l'espère, ma négligence passée. Excusez mon anglais, car je sais qu'un grand nombre de mes expressions ont dû être très maladroites. Naturellement, cette lettre est secrète ; mais je n'ai pas d'objection à ce qu'elle soit communiquée, secrètement aussi, à quelques uns de nos amis, si cela peut être utile.
S'il vous paraissait qu'il y eût encore malentendu entre les réformistes dans les deux provinces, ce que, du reste, je n'appréhende pas, ne tardez pas, je vous prie, à me mettre sur la voie, et à me fournir de nouveau l'occasion de discuter et expliquer les choses. Ce que je dis, je le dis de bonne foi. Si je n'ai pas écrit plus tôt, je no suis pas ponr cela resté inactif. J'ai consulté un grand nombre de nos collègues et autres amis. Tous s'accordent à répudier la violence, à désirer d'agir de concert avec vous, et à exprimer leur confiance dans vos amis et vous- même personnellement. Pour ma part, cher monsieur, j'éprouverai un plaisir sincère, lorsqu'il me sera permis de cultiver votre connaissance et votre amitié, en dehors de toute considération politique.
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