‹ Lhonorable A.N. MorinChapitre 14 sur 22 · LA BAIE DE QUEBEC · texte numérisé non relu

LA BAIE DE QUEBEC

Quels sont ces attrayants rivages 8 baigne un lac majestueux ?

Quels monts riants q loique sauvages, S'étendent au norJ sous mes y^ux ?

Puis cette cime crénelée, Et ces vaisseaux an luisants ?

Cette ville en cercle étal Et ces clochers qui font appel aux ans ?

Ces trait- h.. ; la nature,

Ces œuvres de l'homme et do l'art, Ces tons que cherche la peintui

rs n'offi I tte chat rie

Du mirage à double horizon ; Ces lieux ubien ses fils l'aiment avec raison !

(1 ' (iii leur.- b Baie,

Jadis chère au di< u des bui L- soir quand la brise est toml v agite au chant de ses rameurs,

\) i . /îles destin*

Orléans préfère aux raisins ;rs d'ej :

bords peuplés d'intrépides marins.

Et toi, cataracte fumant

aule du Niagara, Aa désespoir de quelque amante

Dis si ton gouffre servira

Jamais. Notre sage Amériq i • Ne verra point i. Il saut.

Son néero'o^e pi'js iï \ le Nomme Sam Patch et n'a pas de Sapho.

Restes de sanglants stratagèmes Entre des peuples indompté?, Les HaroDs s'éteignent d'eux-mêmes Là, sur d^s sables écarté

Ils ont adopté notre vice, Ont-iN pris aussi nos vertus ?

De nos moeurs La docto malice, Ei les fixant, les a-t-eîle abattus ?

Ce fleuve qui là se resserre,

Vit naviguer avec ardeur Vers une bourgade étrangère

Cartier, pilote ambassadeur :

Cartier que l'histoire infidèle Abandonne après ses travaux, Fut-il un des aïeux d'Adèle ?

Quelle est la terre où repose ses os ?"

('eux que la mer aventureuse Porte chez les Napolitains,

Par une ressemblance heureuse Voient Québec dans des tlots lointains Même entour, même grâce austère.

Et même ensemble d'accidents.

Notre Vésuve Ah ! le cratère

En puisse-t il rester fermé longtemps 1

Mais la p'.a^e que j'ai chantée Cota me nous a ses jours de deuil. Par h froid l'onde tourmentée Offre un vaste et mobile écueil.

Ces rideaux si vert- tout à l'heure Apportent les premiers frimas, La neige vient, l'hiver demeure, Adieu zéphirs, moissons, verdure, mats.

Nous aimons à mettre sous las yeu\ de nos lecteurs deux des articles nécrologiques publiés parles journaux du pays, à la ui >rt do M. Morin. Nous donnons celui du Courrier du Canada, et nous le ferons suivre de celui qu'a écrit l'hon. P.-J.-O. Chauveau,dansZe./c>ï07/<7/ de ï Instruction publique. Ou y trouvera quelques détails que nous n'avons point donnés ; et tout détail, tout petit qu'il puisse paraître, prend de l'importance, grandit, quand il s'applique à un homme de l'importance et de la grandeur morale de M. Morin, dont tous les actes ont été marqués au coin des plus nobles sentiments. Voici le premier de ces aiticles :

11 Parmi tous les hommes publics qui ont paru sur la S2ène politique du Canada, depuis le jour de ce que nous pourrions appeler l'émancipation des Canadiens-Français, s'il eu est un dont la mémoire restera eu vénération dans toutes les classes de la population du Bas-Canada, c'est bien le grand citoyen que nous venons de perdre dans la personne de l'honorable Augustin- Norbert Morin, Dans la galerie de nos grands hommes, on rencontrera peut-être des figures plus éclatantes, plus éblouissantes, plus majestueuses que celle de l'illustre défunt : on n'en rencontrera pas de plus belles, de plus pures et de plus nobles que celle de cet humble enfant de la campagne, de ce modeste fils de cultivateur qui, parvenu aux plus hauts honneurs, conserva cette naïve simplicité, cette touchante candeur, cette édifiante piété, cette fran-

chîsc et cette honnêteté qui caractérisent notre brave populatiou agricole.

" Comme nous le disions dans la courte notice biographique à vol d'oiseau que nous publiions, dans notre dernier numéro, Augustin-Norbert Morin naquit à St-Michel, le 12 octobre 1S03, d'une respectab'e famille de cultivateurs. Dès ses premières années, le jeune Norbert se ht remarquer par sa piété filiale, sa dévotion envers la Ste-Vierge et sa précoce intelligence. Ses pieux parents, avec l'instinct qu'ont tous les parents, entrevirent un avenir brillant pour leur enfant, et du jour où ce pressentiment se glissa dans leur esprit, ils ne rêvèrent plus qu'une chose : faire fa're un cours d'études classiques au jeune Norbert.

"Ce rêve, Le dévouement le réalisa : les pieux parents, à force de privations, réussirent à économiser une somme assez ronde pour couvrir les dépences de la première année d'études, et le jeune Norbert entra au petit séminaire de Québec à l'âge de treize ans. [1]

[1 ] L'auteur de i-ette notice nécrologique, M. Renaud, alors rédacteur du ('ourricr, a exagéré les sacrifiées faits par M. Morin pour faire instruire ?on fils ;' car, nous l'avons déjà dit, le père du sujet de cette biographie était ce que nous sommes convenus d'appeler, dans no-j campagnes, un habitant à l'aise, qui a pu, sans difficulté, établir convenablement ses onze enfants. Un peut revoir ce que nous avons déjà dit à ce sujet, aux pages 19 et 2M. Un verra, là, la part de mérte revenant à M. l'abbé McGuire dans l'éducation classique donnée à M. A ,-N, Morin.

"Ses immenses talents, grâce à ia judicieuse direction qui leur fut donnée, ne tardèrent pas à se développer et à le mettre au premier rang de ses compagnons de classe.

" Sa prodigieuse mémoire, son aptitud* au travail, son jugement sain, mais surtout son e liante piété et sa modestie, Le signalèrent à l'attention de ses maîtres, qui ne négligèrent rien pour cultiver ce» belles qualités du cœur et de l'esprit de leur élève.

"Chaque année, à la distribution des prix, Lfc jeune Norbert partageait, avec M. Etienne Parent,, son émule en talents et destiné, lui aussi, à jouer un rôle brillant dans l'histoire de son pays, les plus beaux lauriers destinés à sa c! i*w. Mais ces succès, qui faisaient la consolation de ses vieux parents ît de ses maîtres, effrayaient la modestie et l'humilité du jeune Norbert : lorsqu'il allait, à la fin de l'année, chercher ses prix, il avait toujours l'air embarrassé" d'un homme qui fait une mauvaise action,

"Après avoir terminé son brillant cours d'études, le jeune Norbert hésita longtemps dans le choix d'un état de vie. Ilava't un fort penchant pour l'état ecclésiastique, mais les responsabilités qui pèsent sur le représentant de Jésus-Christ sur la terre l'épouvantèrent. D'un autre côté, son amour passionné pour son p y§ l'entraînait vers un état où il pût mettre au service des droits de ses compatriotes, alors foulés aux pieds, ses talents et sa bonne volonté. Finalement, il se décida à embrasser l'étude du Droit. Ici encore, il trouva un

obstacle sur son chemin : le défaut de moyen*. Mais la Providence qui l'avait protégé jusques«lâ,

ne lai ht pas défi :t. Il trouva à la fois un protecteur et un patron dans la personne de M. Denis- Benjamin Viger, qui l'appela près de lui à Montréal. Un brave négociant de Montréal, M. Perrault, lui don la une place à sa table.

M Une fois assuré de ne pas manquer de pain, le jeune N s'enfonça avac une ardeur fébrile

dam l'étude di Doit, étude qu'il f lisait marcher de fro'^ avec c - nom nJS et des clives qui

passaient sous ses yeux.

" On était alors aux plu* mauvais jours delà dominai n ang'aise ; le jeune Morin brûlait du Jesir '1 ;r s i i i j'.j put à la défense des droits

de sa rac; opp inée : les crîmtes injustices dont souffraie apatriotes révoltaient cette âme

si franche.

••L'occasioi qu'il attendait si impatiemment •ver la voii en faveur de ses compatriotes, no tarda pas à ors on vit ce jeune

homme, si timidi lorsqu'il ne s'agissait que de sa personne et do ses iotéçfks, braver la puissante oligarchie qui dominait !* Bas Canada. Le ier juillet 1825, 1j juge \> jw-:i, ! ît l'instrument de l'hostile minorité anglaise du Bas-Canada, déboutait d: . les 1 reft étaient en li lise. [I] Une voix élo-

[ ! ; ribunal de

Kamoura-k

quente, qui retentit par tout le ; en

t tim interprétai

de* lois, et cett i ie M >ri i.

Dans un écrit remarquable par le fond et la forme, intitulé " Lettre à l'hon. juge B wren/' il revendiqua pour ses c iates le dr : ire entendre dans sa propre langue «levant les tribunaux.

u Cet écrit lui fit une belle réputation et les félicitations qu'il reçut de ton lui inspirèrent l'idée de fonder un journal dans les intérêts «le la population canadienne française. Cette idée, il la réalisa la même ann .huit La Minerve^ qu'il rédigea pendant dix années consécuti. Ceux qui suivaient alors les événements politiques du pays se rappellent encore quelle verve, quelle franchise, quelle énergie et quelle pureté de 1 ingage et de vues M. Moriu apportait dans la défeuce de la cause du Canada-Français. (1)

u Le surcroît de travail dont il venait de se charger en prenant la rédaction du La Minerve, ne l'empêcha pas de continuer avec la même consciencieuse application qu'auparavant ses études du Droit. Admis au barreau en 182S, il étaiff deux ans aprè«, à l'âge de 27 ans, envoyé au Parlement par son comté natal, le comté de Bel léchasse.

"M. Morin arriva en chambre précédé d'une réputation colossale ; aussi ne tarda-t-il pas à ga-

(1) Comparez ce passage avec ce que dit M. L.-N. Carrier du style de M. !Morin; page 58.

prier la confiance des courageux défenseurs de la nationalité cana henne-française qui îe prirent pour um de leurs chef». Ii m- semble encore, nous disait, ces jours derniers, un de ses amis intimes, il me semble encore voir cette belle figure reflétant la candeur de son âme ; il me semble encore l'entendre ce jeune homme passionné pour son pays, citer, en pleine chambre, au tribunal de l'opinion publique, les hommes impolitiques et fanatiques qui voulaient dominer, eux la minorité, le Bas Canada ; il me semble encore entendre son accent prophétique, lorsqu'il prédisait le drame du sing qui se déroula plus tard.

11 En 1S34, M. Morin fut choisi par ses compatriotes pour aller porter en Angleterre la protestation de la population canadienne française contre les injustices auxquelles elle était en butte. M. Denis B. Viger était alors en Angleterre et M. Morin avait pour mi-sion de lui transmettre la requête et de le second.u dans s--s efïbrts pour obtenir justice de la métropole. Les deux dignes représentants du Ba>-Canada échouèrent dans leur mission et M. Morin revint en Canada plus résolu que jamais à combattre les tendances dominatrices de l'oligarchie anglaise.

"Sur ces entrefaites arrivèrent les lugubres événements de 1S37 3— M. Morin prit à ces événements une part active, maib nous devons dire en justice qu'il recula toujours devant l'idée d'une révolte ouverte. Vers le temps où avait lieu la col-

lision entre les patriotes et les troupes anglaises, a St-Eustaehe et à St-Denis, M. Morin prononça, dans une séance de La Société des fils de la Liberté, organisée dans aa but de rébellion, à Québec, un discours de deux heures, pour démontrer la folie d'une résistance armée. (l)Craignant le sort de quelques-uns des chefs patriotes incarcérés sur des soupçons plus ou moins fondés, il s'éloigna de Québec, resta caché quelque temps dans les bois, puis vint se livrer de lui-même aux autoritéj, qui refusèrent de lui faire subir un procès, malgré ses pressantes sollicitations, et qui le laissèrent en liberté.

"Après l'Union des Canadas, en 1S41, M. Morin fut nommé juge de la Cour des Prérogatives, charge qu'il résigna, l'année suivante, pour entrer dans le cabinet La Fontaine-B*ld\vin, en qualité de commissaire des Terres de ia Couronne. En 1843, l'administration dont il faisait partie fut défaite et remplacée par l'administration Viger-Draper. Aux élections qui eurent lieu, l'année suivante, il eut l'honneur d'être élu par deux comtés : celui de Saguenay et celui de Beliechasse. Il donna la préférence à son comté natal. En 1848, il fut de nouveau réélu dans le comté d-* Bellechasse ; nommé Président de la Chambre d'Assemblée à l'ouverture du Parlement, il occupa cette place jusqu'en 1S51.

[1] Voici un détail important, sur lequel nous appelons tout particulièrement l'attention du lecteur.

11 Quand les démagogues incendièrent les Chambres, dit la notice biographique de La Minerve, semblable à ce-< sénateurs romains devant les Gaulois, M. Morin ne consentit à laisser son siège que lorsqu'on eut mis devant lui une motion d'ajournement.

En 1851, M. Morin t fut appelé, de concert avec M. Hincks, à former une administration. Il prit le portefeuille de Secrétaire Provincial et se fit élire dans h comté de Terrebonne.

En 1854, il fut appelé par Sir Allan McNab à former l'administration qui porte leurs noms, et il prit le portefeuille de Commissaire des Terres do la Couronne. Défait, en 1855, dans le comté de Terrebonne, il se retira de la vie publique.

1 Ici se termine la carrière politique de l'illustre défunt ; pendant cette longue carrière, M. Morin apporta toujours dans ses actes politiques cette pureté d'intention, cette honnêteté et ce désintéressement oui faisaient le fond de son caractère. Si le cadre de cette notice nous le permettait, nous pourrions citer plusieurs anecdotes qui montrent jusqu'à quel point il poussait, jusque dans les plus petites actions, les scrupules de conscience.

" Quelques mois après son entrée dans la vie privée, en 1855, H fut nommé juge de la Cour Supérieure du Bai-Canada, puis, quatre ans plus tard, commissaire de la codification des lois.

11 L'illustre protecteur de M. Morin, M. Denis-

jamin Viger, disait en mourant : "J'aime mon

1 Weu Ct mon pays."

"On peu! dii ces belles parole* co-u le ré-

sumé de la vie de M. M< rin. Oui il l'a a:

Dieu, oui, il l'a aimé l'ii -

citoyeo que vient de perd: -> Cana

"Voici ce que <i t de l'illustre défunt un hi

ils qui a écrit la vie ilfe :

•:e est ; I en taire un h

ian A un babil té d'à 1 oi i:-:r".ti m supérieure, il unit une grande pui cation, un amour extrême pour 1' moût une i Bce délicate et une abn< lui-nd qui, dans l'ancien temps, lotiraient fait proclai à hauts crii le premier citoyen. Il possède le patriotisme» lo plus pur. Il est sans égotsme et sans artifice. Il est d'une nature si sensibl ; et si exclusive qu'on a dit de lui qu'il avait le tendre cœur d'une femme ct la simplicité d'un enfant. Sans cela, infirmités des âmes noble?, il eût été un grand homme d'Etat."

" Nous ne croyons pouvoir mieux terminer cette notice bien incomplète qu'ea citant le trait suivant, raconté par notre confrère de La Miner ce :

11 Un mendiaut, qui était toujours bien reçu, prenait chaque largesse pour une nouvelle invitation et répétait fréquemment ses visites. Un jour, M.Morin, fatigué, lui dit tout doucement : "Vraiment, vous n'êtes pas honnête." Le mendiant se retira avec un air affligé. Aussitôt M. Morin se mit à sa

poursuite et alla au milieu de la rue, lui faire ses excuses." [1]

" Les récits de semblables traits, ajoute notre confrère, pourraient ee multiplier jusqu'à l'infini.

t" Une âme nourrie de sentiments si riches sait se concilier l'admiration universelle, et c'est en songeant au prix de ces éminentes qualités, que l'on comprend davantage la grandeur de la perte que nous venons de subir. Nous sommes sûrs d'avoir un ami sincère, dévoué et puissant de moins.

11 L'hon. A.-N. Morin cultivait la poésie dans ses passe temps, On cite de lui, entre autres, une chanson patriotique, où il dit :

Dans ma douce patrie Je veux finir ma vie.

u C'est lui, croyons nous, qui composa la chanson si populaire ;

Moi f oublier ) est-il en ma puissance ?

" M. Morin a été un des meilleurs écrivains de son temps ; il avait un style extrêmement châtié. (2) Jacques Labrie avait bissé en manuscrit la première histoire du Canada. Le 30 novembre 1831, M. A.-N. Morin proposa à la législature une allocation de ^"500 pour l'impression de cet ouvrage.

(l)'Nous avons déjà rapporté ce trait.

(2) Voir, à la page 58, l'appréciation qu'a faite M L.-N. Carrier du style de M. Morin.

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Sa réputation d'écrivain lui mérita la charge de rédiger cette histoire, et l'on rapporte un mot d'Isidore Lebrun, à ce propos : " Heureusement, M Morin écrit le français avec goût ; car ce n'est point par son style que M. Labrie peut mériter le titre de Tite-Live.'' M. Morin fournit aussi à M. Lebrun des données importantes pour son Tableau des Canadas. Enfin, ce fut lui qui rédigea les quatre vingt douze résolutions. Il fit sortir une foule d'écrits, qu'il publia presque toujours dans La Minerve, et, pendant toute sa carrière politique, ce fut lui qui inspira ce journal. On trouve de lui dans le Répertoire National une poésie intitulée : La Baie de Québec; une autro appelée Chanson patriotique, et une lecture sur l'Education Elémcntaire : ce qu'elle est et ee qu'elle devrait être. Il écrivait très facilement en anglais, et il savait fort bien employer les ressources de cette langue.

" C'est surtout dans l'exercice de ses devoirs religieux que l'illustre défunt était admirab'e. Quand il voyageait à la campagne, jamais il ne passait devant une église sans y entrer et sans y faire quelque aumône. On ne saurait dire toutes les œuvres •de charité qu'il a accomplies en secret.

" Il était marié à Demoiselle Raymond, sœur de M. le Grand-Vicaire Raymond et de M. Raymond, représentant du ^omté de St Hyacinthe.

* M. Morin avait droit aux titres de LL.D., conférés par riliïiversité St- Jean, de New York ; juge ^e;l<E Q*:>ar Supérieure ; doyen $§ la Faculté dte»

Droit à l'Univeisité Lival ; membre du Conseil des Patrons de l'Ecole de Droit, liée au Collège des Jésuites."

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