‹ Lhonorable A.N. MorinChapitre 5 sur 22 · L.iu · texte numérisé non relu

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Aprè3 l'inscription de ion nom, M, Morin à ajouté ; ;- Le très humble serviteur de ceux qui liront ceci ; avocat, Montréal, 26 ans." Ii avait donc commencé cette généalogie de sa famille à Montréal, en 1829, un an après avoir été reçu avocat. Il est fâcheux qu'il n'ait point complété cette étude qu'il pouvait si bien rendre intéressente à plus d'un titre. Par ie canevas suivant qn'il s'était tracé, on verra les points qu'il entendait toucher dans son travail ;

" 1 ère génération. Beaubassin. L'Acadie. Les provinces du golfe. Mons. Raudot. Les Morin,

celtiques et romains.

2111e génération. Gaspé. Migrations. Canada. Colonisation.

3 me génération. Foi. Crédulité. Guerres avec les Sauvages.

4rne génération. Guerre de la Cession.

5 me génération. Guerre de '75= Bataille de Saint-Piene. Responsabilité des familles. Solidarité'.

6me génération. Troubles de 1837 ; droit et fait ; a&semblée. St.- Janvier.

7111e génération. Education, bonheur. Souvenirs. Voyage en Acadie. etc.

8 me génération ?

ome génération ?

Générations étrangères. Valcour ; prêtes, ete."

Un tel canevas entre le> main- d an tel homme nous aurait valu un volume inappréciable : <•' perte fort reg

On verra, par les quelques lignes suivantes, les dernières du manuscrit ' M rin avait l'inten-

faire ce travail complet II dit : ' Continuez, vous lésant; tndantsde Pierre Morin; m iJK " i fin du monde, s'il lieu. \ même dans 50 ans, trouver tous les lants de nies frére de 1;.

11 y a 5<j ans qne M. Morin a < gne*, e'

l'on pourrait en effet, même au de son tra-

vail incomplet, continuer. [fi do-

^ic de sa famille.

En : \n<;: : I Ai- >i.

Voici ce «jue dit M. David, déjà cité dans i'avantpropos :

"Il [M. florin] est né le 12 octobre [1] mil huit cent-trois, à St-Michel dd Beilechasse, d'une respectable famille de cultivateurs. Il manifesta, des son bas âge, les heureuses dispositions de son coeur et de son esprit, la richesse de son caractère. Son cours d'études au séminaire de Québec fut brillant ; ses condisciples et professeurs reconnurent facilement en lui l'étoffe d'un savant et d'un patriote.

[1] Comme nmii l'avons déjà vu, il est né le 13

d'octobre.

Propre à tout, plein d'aptitude pour les lettres, la philosophie et les sciences abstraites, on ne savait ce qu'on devait le plus admirer de ses talents ou de ses vertus.

Le travail était pour lui une véritable jouissance ; il ne s'y arrachait qu'avec peine. Il apprit l'hébreu, la nuit, à la lueur blafarde d'une lampe dont les rayons le trahirent souvent en dirigeant de son côte le surveiiîaut du dortoir, qu'il croyait endormi. Cette passion nocturne pour l'hébreu lui valut plusieurs fois des pensums ; il /es méritait bien.1'

Le père de Fauteur de cette biographie a été honoré de l'amitié de M. Morin. A chaque fois qu'il venait, en sa qualité de juge, à Kamouraska, l'humble maître d'école [1] avait le bonheur de recevoir sous son toit le bon M. Morui, qui commandait l'estime et le respect partout où il passait. Nous étions jeune alors ; mais nous aimions déjà ce •' cros monsieur," qui ne dédaignait pas de nous midre les saluts que nous lui faisions, et qui causait avec nous avec une beinveillanee qui nous charmait.

Nous avons plusieurs fois entendu chanter le juge Morin djs chansons que nous trouvions fort belles, quoique nous ne pussions pas, à cet âge, en apprécier toute la valeur. Il aimait surtout à chanter une chansonnette qu'il avait composée lorsqu'il était encore sur les bancs du séminaire. Voici

[Il M. Remy Béchard a fait l'école de 32 à 33 ans.

cette poésie dédiée au ûouvel a», et que peut encore chanter la mère de l'auteur, quoiqu'elle ait atteint sa 8 2 me aunée. C'est un souvenir qui mérite d'être conservé, et c'est à ce titre qu'il trouve sa place ici.

(MIANSoX DE M. MORIN,

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