PATES
soins du corps sont la plus minime des préoccupations de Buddha, son œuvre servira peu à notre argumentation ; à peine si le Groupe des Cinq Régles, qu'il donne à ses moines, contient quelques conseils à la fois spirituels et temporels.
D'une très grande antiquité est l’Avesta, livre sacré de la Perse, écrit par Zoroastre environ 1500 ans avant J.-C. Cette œuvre curieuse exprime, à côté des superstitions les plus fantastiques, des idées d'une philosophie élevée. Pour Zoroastre, tous les événements de l'existence, la création du monde et sa destruction, sont l'œuvre de deux Esprits en lutte perpétuelle : Ormuz représente le principe du Bien et c'est lui qui dicta à Zoroastre sa doctrine : Arhiman est le principe du Mal qui ne sait qu Imventer pour nuire aux hommes.
Plus généralement connue que les ouvrages précédents est la Bible, livre sacré du peuple bébreu. Mélangeant intimement le sort de l’âme et celui du corps, elle nous a fourni de nombhreux arguments à l'appui de notre thèse. Le seul Pentateuque, attribué à Moïse, est excessivement riche en préceptes de tous genres, que quelques-uns ont cru dictés par un souci d'hygiène.
Dans cette étude que nous avons faite des livres sacrés, nous avons complètement délaissé les Talmuds parce qu'ils ne représentent pas une doctrine unique (1) et ne se réclament pas de l'inspiration divine : ce sont plutôt des sortes de commentaires de la loi primitive faits par des rabhbins, savants sans doute, mais qui interprétèrent les choses en l’éclairant de leurs seules lumières et les modernisérent de leur mieux.
(1) 11 y en a deux : celui de Babylone et celui de Jérusalem, de doctrines différentes. Lequel eût-il fallu choisir ?
C'est pour la même raison que nous n'avons emprunté au Christianisme que les textes qui se réclament de l’Inspiration divine : l’Evangile qui relate les paroles du Messie et les Commandements donnés par l'Eglise chrétienne dont le chef recoit directement les ordres de Jésus-Christ.
Nous avons laissé de côté tous les récits et commentaires des Pères de l'Eglise, de mème que, dans le domaine musulman, nous avons laissé de côté les œuvres des divers commentateurs du Coran et les croyances des sectes diverses qui interprètent, chacune à leur manière, les paroles du Prophète.
Nous n'avons donc emprunté nos citations qu'au Coran directement révélé à Mahomet par l’Ange Gabriel et aux Hadits du Prophète 1), sorte d'Evangile musulman qui relate les paroles et les actions du grand homme.
Tout révélé que soit le Coran, il nous apparaît bien, ainsi qu'on l'a dit, comme « l'œuvre d’un chamelier ». Nous n° pouvons relever la moindre trace de cette flamme mystérieuse qui donne aux autres livres révélés une grandeur surhumaine. On v est surtout frappé par: l’incohérence du texte, de visibles contradictions et des emprunts non déguisés faits aux religions antérieures, aussi bien que des concessions aux croyances qui avaient cours depuis longtemps en Arabie.
Nous devons nous excuser d'avoir placé au milieu des livres qui se réclament de l'inspiration céleste l'œuvre des Philosophes chinois qui n'a Jamais prétendu à de £i hautes origines. Notre excuse sera de l'avoir trouvée dans le livre de
il) Malheureusement, nous n'avons pu les lire en entier; leur traduction n'étant pas terminée. (Traditions islamiques d'El-Bokhari, traduites de l'arabe par Marcais et Houdas.)