‹ L’Hypertomie du Pneumogastrique dans l’AsthmeChapitre 8 sur 20 · RO C · texte numérisé non relu

RO C

Le pouls passe de 84 à 36 ; ralentissement : 48. Pendant la compression oculaire, grande gêne respiratoire.

La médication belladonée ne donne pas de résultats bien nets, tandis que XXX gouttes d'adrenaline amènent un

soulagement notable.

OBS. IX (Latan et FERRAND) TENOX. — Vin.…, soixante et un ans, estampeur dans la bijouterie. Vient consulter le 22 janvier 1921 à Tenon pour de fortes crises de dyspnée nocturne, 11 a contracté la syphilis à dix-sept ans. Il souffre de bronchites tous les hivers depuis une quinzaine d'années Les crises nocturnes ne datent que d'un an (hiver 1919-1920). Elles se sont reproduites presque toutes les nuits pendant deux mois, contraignant Vin... à $e lever, à aller à la fenêtre, et n'étaient pas complètement terminées le matin. Le malade buvait deux ou trois litres de vin « pour s’exciter au travail ». L'été fut bon, mais les crises ont recommencé au début de janvier 1921.

Examen, — A l’auscultation du cœur, rien d'anormal.

Pression : Mx 14. Mn 8,5. Pouls 24 en quinze secondes.

Poumons : Expiration prolongée, sibilances expiratoires, inspiration humée.

On donne à ce moment un peu de niîtrite d'amyle et on note : 18. 20. 27. 26. 26. 27, 25. Et quelques minutes après 22 NN

Le pouls est passé de 96 à 48. Ralentissement 48.

Pendant la compression, la respiration est stertoreuse. Une minute après la Jin de la compression on sent le pouls se ralentir ; le sujet pâlit, et on craint une lipothymie. On fail respirer une ampoule de nitrite d'amyle, et on assiste immédiatement à une accélération du pouls, pendant que le visage se recolore.

Traitement, — Avant de venir à la consultation, le malade était soigné dâns un dispensaire où on lui donnait à prendre

un sirop, et des cigarettes d'eucalyptus à fumer le soir. Ce traitement ne l’a nullement amélioré. Les 22 et 23 janvier, it a pris trois pilules de belladone par jour : alors qu'aupa ravant il n'avait aucun sommeil depuis quinze nuits, dès la première nuit du traitement (1 pilule à 19 h., une à 21 h,, une troisième à 4 h. 30), il a pu dormir, réveillé seulement de temps en temps par la toux. La dernière nuit fut encore meilleure bien qu'il continue à toussèr et à cracher. Vin... allait déjà l'année dernière au dispensaire, et malgré pilules et sirops, passait toutes ses nuits à la fenêtre.

OBS. X (LraN). — Rog.…., quarante-deux ans, 200° infanterie territoriale. (juillet 1915). Depuis l'âge de vingt-cinq ans présente tous les mois environ, une crise d’asthme pendant trois à quatre nuits de suite. Il calme habituellement ses crises avec une poudre anti-asthmatique. 11 vient à la visite parce que la nuit précédente il a été pris d’une crise d'asthme et ne se sent pas la respiration tout à fait libre.

Examen, — Rien d’anormal à l’auscultation des poumons et du cœur.

Pression : Mx 12. Mn 7.

R, O. C, : 1r° recherche : 14. 15. 14 | 11 | 12. 13. 13. 15.

2% Recherche : 17. 15. 16. 17 | 5 | 12. 13. 14. 15.

Dans la deuxième recherche, la compression & été plus torte, le malade a eu c'impression qu'il avait perdu connaissance. Le cœur était passé de 66 à 20 puisalions par minule, d'où un ralentissement de 46 pulsations, formidable pour un

cœur non rapide.

Traitement : L'après-midi Rog... a une petite crise d'asthme à l’infirmerie. 11 prend à 17 heures une pilule de belladone, à 20 h. 30 une deuxième pilule. Vers 1 heure du matin il se sent gêné pour respirer, mais n’est pas obligé de s'asseoir

De

sur son lit. Il prend alors une troisième pilule et se rendort,.

La nuit suivante il prend une pilule avant le diner, une en se couchant et la nuit est bonne. Le sujet à ensuite l'impression que sa gêne respiratoire est bien calmée, on cesse la médication.

En somme, la belladone semble avoir eu une action très, favorable, puisque le sujet, au lieu d’avoir une série de crises comme d'habitude a vu sa gêne respiratoire s’atténuer

rapidement.

OBS. XI (Lran, HopiTaL 15, LE HAVRE). — Dem..…., quarante et un ans, 7® R. A. L., chauffeur de taxi (mai 1918).

Emphysème, crises asthmatiformes, bronchites fréquentes. Rien noté d’anormal.

Cœur : Mx 13, Mn &.

R: 00:77 19:29; 017 20 MISES RSR EE

Le pouls passe de 80 à 36 ; ralentissement : 44.

Pendant la compression oculair», le malade a l'impression qu'il va perdre connaissance.

OBS. XII (Lran, HoptraL 15, LE HAVRE). — Ch..…., vingt-huit ans, sans profession, 20° escadron du train (avril 1918). Mobilisé le 2 août 1914, au 7° régiment de chasseurs à cheval, il part au front le 26 août 1914 Un peu enrhumé depuis quelques jours, il est pris un matin à six heures, de violente crise dyspnéique, se lève, est cyanosé. On lui fait une piqûre de morphine. Il est évacué:le 15 août 1915 pour crises d'asthme. A diverses reprises, il est hospitalisé ou envoyé en convalescence pour ls même motif, puis versé dans le service auxiliaire en février 1916. Sur sa demande, il est repris dans le service armé en août 1916, est envoyé à Salonique, se porte bien jusqu'en décembre, puis contracte: une bronchite et le paludisme. Il est plus tard changé d'arme,

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