‹ L’Hystérectomie FundiqueChapitre 9 sur 15 · RATE +: EM · texte numérisé non relu

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médiane. Le corps utérin apparaît avec les marbrures habituelles « rose brun, blanc jaunâtre » des corps utérins depuis longtemps infectés. Les ovaires sont scléro-kystiques, inflammatoires, surtout l’ovaire droit qui est complètement altéré. Les trompes sont simplement rouges, congestionnées, surtout au niveau du pavillon. Pas d’adhérences. Une cuillerée à soupe de liquide séreux dans le Douglas. On décide la conservation de l’ovaire gauche et on pratique une fundique avec résection d'environ 3 centimètres de corps utérin. Une fois les sutures utérines faites, on les recouvre d’un lambeau péritonéal pris sur la face antérieure de l’utérus. Auparavant on a fixé le moignon utérin en anté-position, en suturant à ses bords les ligaments ronds. Il est fait une résection cunéiforme d’environ la moitié de l’ovaire gauche. À ppendicectomie d’un appendice macroscopiquement sain. Suture de la paroi, le plan péritonéal au catgut, le plan musculo-aponévrotique au moyen de 5 crins profonds, suture de la paroi au crin.

Anatomie pathologique. — 1° L’ovaire contient : a) Des kystes folliculaires;

b) Beaucoup de cicatrices de corps jaunes. Cet ovaire présente des signes d’inflammation assez récente. Hyperplasie du stroma. Lymphocytose, pas de polynucléose, pas de tuber- .cules.

2° L’utérus présente des territoires dans lesquels les faisceaux musculaires sont pour ainsi dire à l’état dissocié. Tissu interstitiel beaucoup plus développé que normalement, lâche, ædémateux. Ce tissu intestitiel montre des lymphocites et des plasmocytes. Pas d'évolution maligne sarcomateuse, pas de tuberculose.

Suiles opératoires. — Guérison opératoire parfaite, La malade est sortie de l'hôpital le 6 février 1927. Nous avons pu revoir cette malade le 26 juin 1927. Elle nous dit avoir eu ses premières règles deux mois après son opération; elles se sont reproduites régulièrement, mais moins abondantes qu’autrefois. Cette opérée, après son opération, s’est reposée pendant un mois à la campagne; pendant son séjour à la campagne, elle s’est très bien portée et ne souffrait de rien, elle avait

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même engraissé ; depuis qu’elle a repris son service d’infirmiere, elle souffre de sa région ovarienne droite, a des pertes jaunes verdâtres sentant mauvais et a maigri de plusieurs kilos. Son état général n’est guère bon, il nous a semblé d’ailleurs que son amaigrissement serait dû à une infection de son appareil urinaire Cette malade ne présente aucun signe de ménopause anticipée.

OBSERVATION N° 11 (Service de M. le Professeur Bégouin.)

Opérateur : M. le Docteur Dufour.

M"° T..., âgée de 26 ans, entre à l’hôpital le 19 mars 1927 parce qu'elle souffre du bas-ventre et qu’elle a des métrorragies. En décembre 1925, à la suite d’un accouchement, la malade a eu des pertes de sang très abondantes et des douleurs dans le bas-ventre du côté gauche, accompagnées de poussées thermiques vespérales; tout cela l’obligeant à garder le lit pendant trois mois. On lui fait un traitement médical qui fait cesser les pertes et diminue les douleurs. Malheureusement, depuis décembre 1926, les douleurs sont revenues, la malade ne peut ni marcher, ni travailler, ni avoir des rapports sans souffrir ; elle est devenue nerveuse, irritable ; ses règles surviennent irrégulièrement, durent 15 à 20 jours et sont très douloureuses. La malade, réglée à 11 ans, a eu des règles normales jusqu’en décembre 1925. Elle à trois enfants bien por-

tants.

Examen clinique.— Au toucher, on sent un col de multipare, bosselé, dirigé en avant. Un corps utérin gros, rétro-fléchi, douloureux à la pression et à la mobilisation, bombant dans le Douglas. Annexes gauches, volumineuses, bombant dans le cul-de-sac latéral gauche, très douloureuses à la pression. Annexes droites volumineuses, fixées, moins douloureuses que les gauches.

Diagnostic clinique. — Métro-annexite, avec utérus en rétroflexion, s’accompagnant de retentissement sur l’état général.

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