V. 29.38 et
« En travers parmi ses mistians « / ut une grant hace danoise. »
Notre Ms. donne évidemment au deuxième de ces vers une forme défectueuse, car il s'y trouve une syllabe de trop. Pour le rectifier, nous nous étions permis de supprimer l'adjectif ^r«*i^, l'épithète danoise nous ayant paru suffisante pour caractériser ces grandes haches d'armes ou plutôt d'abordage, dont les pirates normands avaient fait un si terrible usage durant les invasions opérées par eux en France et dont le souvenir était si vivant encore, au xiii*' siècle, dans la mémoire des poètes et des romanciers de la langue d'oil. Nous avions donc écrit en conservant les deux premiers mots du codice :
« / ut une hace danoise. »
Mais une correction mal indiquée nous a fait dire :
« / ut un grant hace danoise. »
Cette dernière leçon est évidemment fautive, même pour l'œil le moins clairvoyant. Nous maintiendrions sans peine notre première leçon, si M. Paulin Paris ne nous en proposait une qui nous semble infiniment préférable et qui consiste à laisser subsister l'adjectif ^rrtw^, à transformer l'I initial du vers en J, de manière à fondre les deux premières syllabes en une seule, ^'m?, et de lire :
« Jut une grant hace danoise. »
V. 2973 et 2974. Entaillié, Triforiié. Ces deux mots ont été accentués à tort. Ils ne le sont pas dans le Ms.
V. 2985 et 2986. Esmaillié, Taillié. Dans le Ms. ces deux mots portent l'accent aigu.
« Et s'erent faites si adroit
« Les lettres, que riens n'ifailloif
« D'uevre si très fine et riche,
« Qioon ne drnt pas tenir à niche
« L'ouvrier qui hxfist, ne celui
(( Qui tel hE fist faire pour lui. «
Dans le sixième vers, le pronom relatif se rapporte à uevre, tout comme le relatif du vers précédent. Cependant le codice que nous suivons donne la première fois la et la deuxième fois le. La correction grammaticale exigerait que, dans le dernier vers, on écrivît la comme dans celui qui précède.