V. 3819. Au lieu de volontiers, lisez volentiers
Y, 3915. Supprimer la virgule qui s'est glissée, nous ne savons comment, à la fin de ce vers.
V. 4167 et 4168. Une inadvertance typographique a fait transposer ces deux vers. Le second doit être placé avant le premier, sans qu'il y ait rien à changer à la ponctuation. Seulement lisez, dans le premier de ces deux vers : C'est passe',V apostrophe ayant été omise.
V. 4259. Dans ce vers, nous considérons comme une altération de texte la locution indicative Ez vous, Hes ^0M5^voici, voilà, voyez-vous? reproduites plus loin dans la même forme par les deux Ms. au vers 6746. A la vérité, elle offre un sens clair et pi'écis ; mais elle nous
paraît bien faible pour servir de transition à la scène inouïe à laquelle
lepoëte va nous faire assister. En effet, voici la situation. Crompart a
sciemment trompé Cléomadès, en le faisant partir sur le cheval de bois.
pour se débarrasser de celui qui insiste le plus pour empêcher le
mariage de INlarine et pour amener Marcadigas à retirer la parole
donnée par lui au roi de Bougie. Pour cette trahison, le hideux boss^
a été mis aux fers. Mais voilà que le jeune prince revient, tout heureux
d'avoir, pendant son voyage involontaire, découvert la belle Clarmon-
dine. Ainsi demande-t-il à son père que le prisonnier soit relâché. Le
malencontreux prétendant est donc rendu à la liberté. Cependant, non
content de se voir délivré de la prison, il se présente impudemment
devant Marcardigas et Cléomadès et pousse l'audace et la folie jusqu'à
reprocher au roi de lui avoir causé de l'ennui et même jusqu'à réclamer
la main de Marine. Comme il insiste, et que, dans son effronterie, il va
jusqu'à dire :
« Ne m'en irai « DusqVf'à tant que Marine arai, «
Cléomadès lui représente (V. 4346 et 4354) ce qu'il y a d'exorbitant dans ses prétentions et d'insensé dans sa conduite. Or, en nous introduisant dans cette scène presque violente par ces simples termes : « Voilà que le roi Crompart vient directement à l'endroit où le roi s'entretient avec son fils, )> le texte, que nous avons sous les yeux, ne nous parait pas annoncer avec assez d'énergie l'acte d'audace et de folie que l'odieux bossu va poser. Si la locution indicative .£"2: tos est parfaitement à sa place dans le vers 6746, où Robual voit apparaître tout à coup le roi Meniadus, — elle nous semble trop peu accentuée pour préparer le lecteur à assister à la démarche insensée que Crompart vient faire. Voilà pourquoi, tout en laissant subsister, pour le lecteur qui les préférerait, les leçons données par les deux Mss., nous croyons devoir proposer la leçon Est fols qui nous semble infiniment mieux appropriée à la situation.