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INTRODUCTION. IX

FEucbaristie, remplaça Wazon dans récolàtrie de St-Lambert. On cite encore Francon de Cologne, qui a droit à une page dans Tbistoire de la musique; Egbert, Tauteur des JEnigmata rusticana; Gozecbin, qui, retiré à Mayence après avoir enseigné à Liège les humanités et la philosophie, ne cessa toute sa vie de regretter la Fleur des trois Gaules, la moderne Athènes^ etc., etc. Les écoles des monastères méritent aussi une mention : en un mot, dans tout le cours de cette période, Liège rayonna comme un phare au milieu des ténèbres.

Mais quand éclata la querelle des investitures, ce qui avait donné vigueur aux écoles de Notger et de Wazon, c'est-à-dire la réunion des deux pouvoirs sur une même tête, fut précisément pour ces institutions une cause de ruine. Relevant à la fois du pape et de Tempereur, les princes-évéques se virent mis en demeure d'opter, et cette alternative périlleuse détourna forcément leur attention de Tœuvre commencée avec tant de ferveur. La splendeur naissante de TUniversité de Paris, cette « chevalerie intellectuelle, » attira d'autre part l'élite de la jeunesse vers la montagne Ste-Geneviève ; les écoles des cathédrales et des abbayes, de moins en moins fréquentées, finirent par ne plus recevoir que les aspirants à la prêtrise; enfin l'émancipation des communes rendit nécessaire la création de nouveaux établissements, où le magistrat eut sa part d'intervention. A part quelques controverses inévitables dans une période transitoire, il faut dire qu'une entente cordiale continua de régner entre clercs et laïcs ; mais les deux faits essentiels à noter, c'est que les hautes études se déplacèrent et que les classes laborieuses furent appelées à profiter des bienfaits de l'instruction. L'école de St-Lambert dépérit peu à peu; on n'en trouve plus de trace après le XIII« siècle. Son rôle était fini. Des bouleversements passagers qui coïncident avec la fièvre des croisades sortit une société régénérée. Tandis qu'une partie de la noblesse allait ensanglanter les champs de l'Orient, l'Eglise attirait dans son sein, par l'appât de riches bénéfices, les fils de grande famille restés en Europe, et ainsi les seigneurs commençaient à ne plus dédaigner de savoir lire et écrire. Elevés d'abord à l'ombre des cathédrales, ils fréquentèrent ensuite les Universités et quelquefois y brillèrent ('). Cependant, à côté des anciennes écoles qui perdaient

( ') Ce ne fut pas tài\» foraneita» qui les détourna plus tard des sciences: ce furent les sèdoctions du Inxe et de la mo liesse.

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