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C. Bulletins de la Commission royale d'histoire

25* Communication d'un tneux fragment d'un poème morale en français, du XIIl« siècle (T. III, i" série).

26*" Notice sur deux Mss., dont un de XI« siècle, 1" partie (Traité inédit de physîognomonie.— Poésies latines inédites d'un certain Gaultier, adressées à Marbode, évêque de Rennes, mort en 1125). (T. IV, ibid.).

27* JVo/e«»r latranscriptiond'un fragment de diplôme de Vépoque mérovingienne (Ibid.)*

^"^ Notice sur unmanuscrit de Thomas à Kempis, appartenant au Séminaire de Liège (T. X, ibid.).

29* Notice concernant le second livre de la vie de Sl-Héribert^ archevêque de Cologne, par Lambert de Liège, moine de Deutz (Tuitia). (T. XIII, ibid.).

30® Fragment d'un ancien roman du cycle de Charlemagne, en vers thiois, avec introduction et notes (T.XIY,ibid.).

Aassi publié k part en un vol. in-S^, sous ce titre : La Chanson de Roncevaux (Brux., Rayez, 4864). V. ci- dessus, n» 8.

31 • Second livre de la vie de St-Hénbert, d'après un Ms. du XP siècle (T.

XVI, ibid.).

32» Rapport sur quelques fragments d'anciens manuscrits latins, thiois et français (t. VI,n»1,2«série du Compte rendu).

Ces fragments sont au nombre de seize, dont plusii^urs très-importants. On doit citer en premier lieu un feuillet et une parcelle, zo et v<^, in-folio maximo, à quatre colonnes de 56 lignes chacane, ayant appartenu à un glossaire latin de la fin du X« siècle ou du commencement du Xl«, avec une dizaine de vieilles gloses tudesques. Dans le commentaire qii*il y a joint, M. Bormans l'a comparé d'un bout à l'autre avec<0M« les anciens glossaires existants, y compris ceux qu'a publiés Ange Mai. Les autres fragments contiennent an long morceau du roman du St-Graal, un certain nombre de vers de la chronique thioise de MelîM Stoke, offrant de bonnes variantes, d'autres vers thiois du Dietiche Doctrinaet de Jan Boendale (de Klerk), etc.

33^ Noticeconcemant rinstitutUmdes Rogations et certaines o/frandes publiques (Bancruces, mailles ou oboles de St- Pierre, etc.), d'après un ancien Ms. de Namur (t. VIII, n° 2).

D.— - M. Bormans est chargé, par la Commission royale d" histoire, ûe publier le t. III des Brabantsclie Yeesten, of Rymkronyk van Brabant, door Jan de Klerk van Antwerpen (Les deux premiers volumes de cette précieuse chronique ont paru en 1839 et en 1843, édités par feu J.-F. Wlllems, in-i»).

E.— Observations critiques sur le texte du Roman de Cléomadès, par Adénès Li Rois. Liège, 1867, un vol. in-8^

Examen approfondi de l'édition de Cleomadàs publiée par M. A. Van Hasselt. Ce travail avait été communiqué à l'Académie royale de Belgique ; mais des raisons particulières ont déterminé l'auteur à le faire imprimer directement.

DolvnusL do FcnOV» (AdOLPHE), flls

de Jean-Cbarles-Philippe-Josepb(v ce nom), naquit à Liège le 30 Juillet 1815, fit ses éludes au Collège et à ITniversité de cette ville, subit le 24 avril 1838 l'examen de candidat en sciences, suivit ensuite les cours des écoles spéciales et reçut lediplôme de sous-ingénieur honoraire des mines le 26 mars 1842. A cette époque, l'industrie métallurgique traversait une période de crise en Allemagne. On y ressentait le contre-coup de la fièvre de production qui avait également sévi en Belgique, de 1835 à 1839; en 1842, la concurrence anglaise avait forcé les maîtres de forges à réduire considérablement leurs prix ; or, malgré les vives réclamations qui s'étaient élevées de toutes parts, deux Congrès douaniers réunis, le premier à Stuttgart en août 1842, le second k Beriin en septembre 1843, décidèrent le maintien, jusqu'en 1845, du tarif établi par le Zollverein en 1837. La question méritait d'être étudiée de près; elle intéressait nos industriels comme leurs voisins d'Outre - Rhin.

Al. Delvaux alla faire un long séjour dans les principaux districts métallurgiques de l'Allemagne et surtout de la Haute-Silésie , entreprit une enquête minutieuse de la situation, calcula le

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prix de revient de la fonte dans ce dernier pays, recueillit toutes les données du problème, se demanda, en établissant des comparaisons entre les hautsfourneaux de la Pnisse et ceux de la Belgique, de quels perfectionnements le travail de ces établissements était susceptible sur le théâtre de la crise, et consigna enfin le résultat de ses observations dans un volume qu'il publia en 4844 à Liège, et qui attira Tattention sur le jeune ingénieur. Les conclusions de M. Delvaux étaient formelles .-après mûr examen, il se rangeait à ravis des Congrès douaniers, c'est-àdire considérait le système de protection réclamé par les intéressés comme devant exercer, s'il était rétabli, une influence pernicieuse dont ils seraient les premiers à se repentir plus tard.

La véri table solution , selon lui , était dans Tamélioration des procédés techniques :

par là seulement, il y aurait possibilité de soutenir la concurrence anglaise, et cette possibilité ne pouvait être révoquée en doute. Nous n'avons pas à constater ici quel chemin ont fait ces idées depuis un quart de siècle ; notons seulement que l'ouvrage de M. Delvaux SurVindustric du fer en Prusse lui valut, le 25 octobre 4845, le titre d*agrégé à la Faculté des sciences de l'Université de Liège. En octobre 485G, après la mort de Lesoinne (v. ce nom), il fut chargé par intérim du cours de métallurgie ; un arrêté royal du â4 septembre de Tannée suivante le lui conûa définitivement. Il en resta titulaire jusqu'au 28 mars 1864, date de sa retraite du professorat. Il n'a fait d'ailleurs que changer de fonctions ; l'arrêté qui le décharge du cours de métallurgie le nomme consenateur des collections des Ecoles spéciales et conservateur de la Bibliothèque. Les collections soumises à la garde de M. Delvaux ont été notablement enrichies par ses dons ; c'est un autre fruit de ses voyages scientifiques en Allemagne, pendant les années 4840-4844 et 4842-4843. M. Delvaux a publié nombre de mémoires et de notices sur des questions industrielles :

4* De la situatiin de Vindustrie du fer en Prusse (Haute-Silésie), ou 3fémoire sur les usines à fer de ce pays

et sur k crise actuelk, par A. Delvaux de Fenffe, ingénieur civil des mines.

Liège, Oudart, 4844, in-8».

2^ Mémoire sur les machines employées à monter et à descendre le^ ouvriers rf« mines (Ann. des travaux publics, t. ÏV).

S^" Du travail du fer au moyen des gaz produit par les combustibles de peu de valeur (Ibid.).

V. la Revue de Liège, 1. 1, p. 405 et sniv. (art. de M. J. Gillon).

4» Modifications de M. Truran dans la construction et la soufflerie des hautsfourneaux (Revue universelle de M. de Cuyper, t. I).

5' Fabrication de V acier puddlé en Allemagne (Ibid.)

6** Notice sur les monte-charge employés dans les usines métallurgiques (Ibid ).

7<» Carbonisation de la houille dans des fours inclinés (Ibid.).

8^ Appareils pour le chauffage au gaz dans la verrerie de Tscheitsch en Moravie (Ibid., t. II).

9** Statistique minérale de la Prusse en 4856 (Ib., t. II).

40"^ Statistique minérale et métallurgique de la Bavière (Ibid.).

41» Id, de r Angleterre (Ib., t. III).

42° Sur remploi des gaz des hautsfourneaux et des fours à coke (Ib., t. llïetïV).

43<* Emploi de la chaux vive dans les fiautS'fourneaux (Ib., t. 11).

44** Préparation mécanique des minerais à la mine d'Himmelfahrt, près de Freyberg (Ib., t. III et IV).

45** Emploi des fourneaux à poitrine fermée {Ws,, t. IVJ.

46o Table continue à secousse (Ibid.).

47^ Cuvelage en fonte en Westphalie (Ib., t. ÏV et V).

48^ Ventilateurs pour les mines (Ib., t. V).

49° Des Fahrkunst et de leurs avantages pour les propriétaires de mines et pour leurs ouvriers (Ib. t. V, 2 art.).

20<^ De remploi du procédé Bessemer pour la fabrication de racier (Ib., l. VI),

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21* Pur^cation de Vétain et emploi du Tungstène pour Vamélioration de racier et de la fonte du fer (Ib., l. Vïï).

22** De la fabrication et des usages de ralundnium et de ses alliages (\b\d,).

23« Notice sur le Fahrkunst de M, Hanrez,sumeùe quelques considérations sur l'emploi des Man Engines en Angleterre (i8C0).

24^ Notices diverses, dans la même Revue : Sur la forme et la théorie des hautsfourneaux ; Perfectionnements dans le travail du cuivre; Fabrication des rails en Autriche; Bandages en fer et en acier pour les chemins de fer ; Analyse du puddlage ; Composition des diverses espèces de fer cru, etc. — Analyses et extraits de Mémoires publiés en Allemagne, etc-, sur di^s questions de métallurgie et dVxploitation des mines.

Dupont (Evrard), 0. ^, né à Liège le \^ avril 1799, fit ses humanités au Collège de cette ville et entra à TUniversité Tannée même où cet établissement fut fondé. 11 y conquit successivement les diplômes de candidat en lettres et de candidat en droit. En 4820-1821, la Faculté de droit mit au concours la question suivante : a Cum genuini Ins- » titutionnm Gaji jurisconsulti commen- » tarii jàm vulgati sint ; disquiratur , » quasnam debeamus huic operi circà f> jus actionum et circà rationem proce- » dendi in causis privatis apud Romanos 0 notitias hactenùs desideratas ; quse ninquisitio ità inslituatur, ut judicion mm privatorum ordo historicè illusn tretur, Judicetur deniquè in quantum » in hâc juris parte G^um secutus sit, n vel ab eo recesserit in suis Institutio- » nibus componendis Justinianus. » Le

siyet était difficile; M. Dupont voulut néanmoins essayer ses forces et obtint un brillant succùs. Son Mémoire couronné est le premier travail qui ait été entrepris sur le quatrième livre des Commentaires de Gajus, où il est traité des actions, Tune des matières les plus intéressantes et le moins connues jusqu'alors du droit romain. Les journaux scientifiques , nationaux et étrangers, firent Téloge du jeune lauréat (*); les auteurs de Tèpoque qui s'occupèrent des actions en droit romain ne manquèrent pas de mettre son ouvrage à profit (*). A cette publication succéda bientôt une dissertation inaugurale sur \ai prescription, qui non seulement valut à M. Dupont, le 10 avril 1823, le litre de docteur en droit, mais fixa Tattention des jurisconsultes, à raison du parti que l'auteur avait su tirer de la théorie de Savigny, en l'appliquant au droit moderne (■). — M. Dupont prêta ensuite serment comme avocat ; mais avant de se livrer à la pratique des affaires, il crut utile, pour développer encore ses connaissances scientifiques, devîsiter quelques Universités étrangères, et consacra une année entière à aller entendre successivement les professeurs les plus éniinents k Ulrecht, à Gœttingue et à Paris. De retour à Liège, il débuta au barreau, et déjà il se sentait attiré vers cette carrière par les encouragements qu'il y recevait, lorsqu'une circonstance extraordinaire vint donner unedirection nouvelle à ses idées. Par suite d'une maladie grave du professeur de droit romain , le cours des Institutes était suspendu depuis plusieurs mois à l'Université de Liège. Pourparcrà cet inconvénient, la Faculté, autorisée par le Collège des curateurs, proposa à M.

Dupont de faire l'intérim des leçons

(*) Hermès, t. XXV, p. 308 et suiv. Sur la restJtutiuD dequelqucs passages corrompus du IV» livre de Gigus {Themis, vol. VI, p. 86; cf. vol. IV, p. 451). — Bibliothèque du jurisGonsDlte, vol. I, p. 99, et vol. IL p. 266 et suiv. — Jenaiêche allgem Literatur-Zeilung, 1825, n» 147. — Bijdragen lot rechtngeieerheid en Wetgeving, t. I, p. 288. — Hixtorical noticei of the Roman Imo and of ihe récent progrese ofits study in Germany, by John Reddie, i. U. D.. Edinburgh, 1826.

( ^ '. Mackeldey, Lehrbuchder Inttitutionen, 1823, p. 56. — DupÎQ, Prof, d'avocat, 1832, t. II, no 525 et sniv. — Thibaut, Geschichte der Institutionen, 1842, p. 352. — Mûhlcnbruch, Lehrbuchder Pandekien^ ëd. de 1844. l. I, p. 309. — Vangepow, Lehrbuch der Pandekien, 4851, p. 4, n» L

( ' ) Warokœoig, Commentarii juris romani, t. I, p. 298. — Hauboldt, tnstitutiones historiœjuridicœ, 1826, p. 499. — Thémis, vol. VI, p. 104.

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d*Instilutes et d'ouvrir un cours de répétitions générales sur le droit romain.

Il accepta cette mission, qui se prolongea pendant deux ans environ, à cause des rectiutes longues et fréquentes de rindisposition dont souffrait Warnkœnig (v. c« nom). En même temps, pour se rendre utile autant que possible et pour satisfaire au désir de ses professeurs, il faisait un cours élémentaire de législation commerciale à Tlnstilut dirigé par M. Cbariier, établissement où se trouvaientréunis, comme pensionnaires, un nombre déterminé de jeunes gens appartenant aux premières maisons de banque et de commerce de la Belgique et des pays étrangers (*).

En 1826, le gouvernement, sur la demande officielle de la Faculté, qui désirait attacher définitivement M. Dupont à rUniversité, le cbargea, en qualité de lecteur, du cours d'histoire du droit, cours annuel dont Warnkœnig, pour motifs de santé, avaitdû se borner jusqu'alors à esquisser rapidement une partie (rhistoire externe), sous forme d'introduction à son cours des Institutes. En même temps ses collègues, pour compléter l'enseignement de la Faculté, l'engagèrent à faire le cours de procédure civile. Enfin, le 8 juillet 1827, Warnkœnig ayant demandé à passer à rUniversité de Louvain, M. Dupont fut nommé pour lui succéder dans la chaire de Pandectes, en qualité de |)rofesseur extraordinaire, avec le droit de siéger au Sénat et dans la Faculté (M. Dès lors il fut obligé de renoncer au barreau et aux leçons qu'il donnait k l'Institut Charlier (*). Ce ne fut pas sans regret qu'il se sépara d'un établissement dont il avait modifié l'organisation d'une manière avantageuse, en y introduisant l'enseigneinentindustriel et en obtenant, pour les jeunes gens de la ville, l'autorisation de le fréquenter en qualité d'externes. Mais ses fonctions universitaires étaient de nature à l'absorber entièrement ; il se considéra comme mis en demeure d'opter.

L'objet de ses prédilections était le

cours d'histoire du droit, qu'il avait créé à Liège. L'ancien règlement lui laissait une latitude dont il se hâta de profiter, en faisant entrer dans le cadre de ses leçons des études de législation comparée. Prenant le droit romain pour base de ses recherches historiques , il aimait à retracer la marche et les progrès de l'esprit humain dans le dévelop|)ement des idées du juste et de l'injuste. Il fit ce cours jusqu'en 4857, époque à laquelle on crut utile de le fondre dans les Institutes, pour simplifier les matières de l'examen. — Quant au cours de procédure civile, la révision de la législation étant alors annoncée comme imminente, il se crut obligé, à raison de cette circonstance, d'adopter une méthode toute particulière. Laissant de côté l'explication analytique des articles du code et tout ce qui concerne la rédaction des formules, il s'attachait aux grands principes qui dominent les formes constitutives de la procédure et de l'organisation judiciaire, et en faisait ressortir la valeur et les défauts, dans un examen critique et comparatif des essais de codification si remarquables, publiés sur cette matière en Suisse et en Allemagne. Grâce à cette méthode, bien que le cours ne fût pas obligatoire, la plupart des élèves dn doctorat se faisaient un devoir d'y assister. M. Dupont en resta chargé jusqu'à la réorganisation de l'enseignement supérieur, qui entraîna une nouvelle répartition des tâches.

Le cours des Pandectes, le plus important de ceux qui lui étaient confiés, fut aussi celui qui lui présenta le plus de difficultés. Aussi longtemps qu'un même professeur avait été chargé de l'enseignement élémentaire et de l'enseignement approfondi du droit romain, la séparation de ces deux cours s'était faite tout naturellement ; mais une fois que les Institutes se trouvèrent dans dans les mains d'un titulaire spécial, il n'en fut plus de même. On vit le cours d'Institutcs prendre graduellement des proportions telles , qu'il devint impos-

( M V. les an. Godet et Polain. { * ) En vertu du règlement du â5 septembre 1816, les professeurs ordinaires seuls fai-

saient partie du Sénat académique.

( ') Il désigna, pour l'y remplacer, v. Godet, son futur collègue à TUoiversité.

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sible à M. Dupont d'enseigner les Pandectes, d'après la méthode suivie par son prédécesseur. Pour tracer une ligne précise de démarcation entre les deux cours, il déféra d'abord à l'avis de ses anciens professeurs, et prit le parti de considérer la connaissance des principes du droit romain comme sulBsammment acquise dans le cours des Instilutes ; professelir de Pandectes, il résolut de se renfermer exclusivemenl dans la discussion des controverses. Mais l'expérience ne tarda pas à le convaincre que peu d'élèves étaient assez fermes sur les principes pour en saisir immédiatement l'application. Au surplus cette méthode lui répugnait comme étant trop scolastique:

il finit donc par asseoir son enseignement sur des fondements plus larges et plus en rapport avec les besoins de la jeunesse. Après mûre réflexion, et tout en admettant que les Institutes doivent contenir l'explication complète et raisonnée de l'ensemble des principes, il fut conduit à revendiquer, comme faisant partie des Pandectes, le développement de ces mêmes principes, aussi bien que leur application et la discussion des controverses qui en résultent, le tout puisé dans une étude sérieuse des textes, lesquels servent ainsi de base et délimite à cet enseignement. Il saute aux yeux qu'un cours de cette nature ne saurait parcourir, dans l'espace d'une seule année, tout le vaste champ du droit romain. Voulant d'autre part populariser l'étude des Pandectes, M. Dupont s'attacha soigneusement à choisir, pour en faire l'objet de ses leçons, les matières les plus intéressantes au point de vue des rapports du droit romain avec notre législation actuelle. Il les divisa par séries, chaque série faisant l'objet d'un cours annuel comparable, quant au fond et quant à la forme, aux cours dits de monographie , si ordinaires dans les Universités allemandes. Ainsi formulé, l'enseignement des Pandectes ne pouvait plus se confondre avec l'enseignement élémentaire. 11 ne s'agissait plus, comme autrefois, d'un simple exercice de gymnastique intellectuelle, mais d'un cours de haute théorie et d'application tout

ensemble : l'élève s'y préparait à la vie pratique, s'habituait à interpréter les textes et devenait capable de lire par lui-même, avec fruit, les écrits des jurisconsultes romains, qui sont les modèles les plus propres à former l'esprit juridique et à développer les facultés et les aptitudes requises de l'avocat et du magistrat.

Tels furent les efforts que fit M.

Dupont pour succéder dignement, comme professeur, à son ancien maître, à celui dont les travaux ont répandu tant d'éclat sur l'Université de Liège, et ont vulgarisé en France et en Belgique les immenses progrès que l'Allemagne a réalisés dans la science du droit. 11 en fut récompensé. Le 16 décembre 1850, il fut nommé professeur ordinaire et maintenu en la même qualité lors de la réorganisation, en vertu de la loi*du 27 septembre 1835.

Cette loi, basée sur le principe de la liberté d'enseignement, principe nouveau dont on ne comprenait pas encore le sens ni la portée, bouleversait complètement le système qui avait jusqu'alors régi notre enseignement supérieur.

Le soin d'en régler la mise à exécution incomba d'abord à Bekker (v. ce nom), ancien professeur de l'Université de Louvain, envoyé à Liège en 1835 et immédiatement nommé recteur. Bekker était à la hauteur de sa mission délicate. Malheureusement il ne tarda pas à être atteint d'une maladie grave, qui le mit hors d'état d'Imprimer ù l'Université la direction impérieusement réclamée par les conditions nouvelles où elle était appelée à vivre. M. Dupont fot appelé à le remplacer en 183G-1857 et conserva le rectorat l'année suivante (1857-1838). Il est essentiel d'entrer dans quelques détails sur les difficultés de tout genre qu'il eut à vaincre dans le cours d^ cette période, qui n'est pas la moins intéressante de nos annales.

D'abord, la loi nouvelle, en enlevant aux Facultés la collation des grades, avait complètement changé la position des professeurs vis-à-vis des élèves. De là un certain relâchement dans la discipline. D'un autre côté , un grand nombre d'étudiants, se prévalant de la

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liberté que leur laissait la loi, ne s'inscrivaient qu'à quelques cours. 11 fallait donc, tout en respectant le principe de la liberté, prendre des mesures pour maintenir Tordre si nécessaire aux bonnes études, et empêcher les jeunes gens d'abuser de la loi à leur grand préjudice et contre le gré de leurs parents (').

Un personnel nouveau (plus du double du personnel ancien) composait le corps académique. La plupart des professeurs se connaissaient à peine. Ils étaient généralement étrangers aux traditions universitaires. De là des froissements et parfois des conflits (*). Il fallait ménager les susceptibilités, mais il n'était pas moins indispensable d'assurer le respect des règlements ; il fallait ramener à l'unité tant de personnes d'opinions et de sentiments divers, et recréer l'esprit de corps qui fait la vie et la force des institutions.

Le Collège des curateurs était supprimé, et l'on avait établi, près de chaque Université, un commissaire du gouvernement portant le titre d'administrateurinspecteur. Â Liège, ce fonctionnaire, s'y croyant sans doute autorisé , avait adopté, dans ses rapports avec le corps enseignant, un système tendant à paralyser l'influence rectorale et à centraliser l'autorité académique dans les mains de l'administration ('). Rien n'était plus désirable que le maintien d'une parfaite harmonie entre l'administrateur et les professeurs : il fallait cependant sauvegarder la dignité et les prérogatives du corps enseignant. Le commissaire du gouvernement, au point de vue où il se plaçait, et en présence d'une délimitation encore mal établie de sa sphère d'activité, peut être justifié d'un excès de zèle (*); mais l'autorité académique avait aussi ses devoirs à remplir, et sous peine de se rendre coupable de fai-

blesse et de compromettre sa responsabilité, elle a dû ne pas tolérer la plus légère atteinte à Tindépendance universitaire, que la loi, très-certainement, n'avait pas voulu laisser dépérir. La création de deux Universités libres, soutenues par les grands partis qui divisent la Belgique, avait précédé d'un an la réorganisation de l'enseignement supérieur (fonné aux frais de l'État.

Quelle allait être exactement, dès lors, la position des Universités de Liège et de Gand? Il était presque impossible de le prévoir ; en tous c^s l'essentiel était d'imprimer aux établissements de TËtal leur véritable caractère et de faire comprendre que, pour remplir la mission qui leur est propre et pour vivre d'une existence libre et indépendante , elles doivent se tenir en dehors des partis et n'arborer d'autre drapeau que celui de la science.

Enfin, l'enseignement supérieur était réorganisé conformément à l'art. 17, § 2 de la Constitution ; mais il n'y avait ni enseignement primaire ni enseignement moyen pour lui servir de pépinière. L'Ecole des arts et manufactures et des mines existait ; mais à peine avait-elle reçu les développements nécessaires pour lui assurer une importance en rapport avec l'étendue de nos relations industrielles et commerciales, que déjà l'on nous la disputait, et que des efforts sérieux étaient faits auprès de la législature pour l'adjoindre à l'Ecole militaire de Bruxelles C).

L'institution d'un Conseil de perfectionnement, composé d'hommes spéciaux, de professeurs expérimentés, si désirable à une époque de rénovation surtout, avait été omise dans la loi nouvelle.

Les pensions des professeurs, celles de leurs veuves étaient remises en question (*). L'institution des agrégés.

( * ) Correspondance rectorale. Circulaires aux doyens des Facultés et aux parents des élèves (i4 novembre 1836 et 48 janvier 4837).

(*) Même correspondance. Lettres des4â, 46, U janvier, et du 6 février 4837.

(') Procès-verbal de la séance du Conseil académique du 46 août 4837. — Correspondance. Lettres des S7 novembre 4837, 3â

février et i*»" mars 4838. — Rapport au Minisire (20 août 4838). — V. l'art. Ar-

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( * ) V. ci dessus, coL 8.

( * ) Correspondance. Lettres au Ministre el à l'Administrateur-Inspecteur de l'Université de Gand, du 12 février 4837. — Souvenirs, 4837, no 44.

(*) V. la pétition adressée au Roi parle

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la composition des jurys d^exainen soulevaient des réclamations. La collation des grades scientifiques par les Facultés, Forganisation du concours étaient lettre-morte, à défaut de prescriptions réglementaires.

Il importait cependant de ne laisser aucun de ces grands intérêts en souffrance et d'appeler instamment Fattention du Conseil académique, du ministre, des autorités et de tous ^les hommes influents par leur position, sur les mesures nécessaires pour défendre les droits do Corps professoral, pour sauvegarder renseignement de TEtat et lui donner tous les développements qu'exigeait sa prospérité ( * ).

Dans cet état de choses, pour établir quelle fut la conduite de M. Dupont, quels furent les travaux auxquels il dut se livrer, les luttes qu'il eut à soutenir loi iqu*il se mit à Tœuvre, comme recteur, décidé à remplir sa mission d'après les principes qu'il avait arrêtés, il faudrait lire sa correspondance, ses rapports, tons les documents de cette époque déposés aux archives de l'Université, et qui sont en quelque sorte les rudiments de la jurisprudence académique. Qu'il nous suffise de dire que ses services furent appréciés ; qu'il fut soutenu par la confiance de ses collègues, dont le concours lui vint en aide dans les circonstances les plus difficiles, et que le gouvernement lui donna d'éclatants témoignages de satisfaction en le nommant recteur deux années de suite, mesure tout exceptionnelle, en lui décernant la croix de Chevalier de l'Ordre national (*) et en portant son traitement au maximum prévu par la loi. Fohmann (v. ce nom) jouissait déjà de cet avantage : M. Dupont y avait d'autant plus de titres, qu'il en aurait pu obtenir un plus considérable encore, s'il n'eût préféré rester fidèle à l'Université qui l'avait si bien accueilli (').

M. Dupont consacra la seconde anuée de son rectorat à assurer le maintien du système qu'il avait cherché à faire prévaloir, et ù le développer selon que l'exigeaient les circonstances et l'intérêt de l'Université. A la fin de l'année académique, croyant avoir fait tout ce qui était en son pouvoir pour remplir dignement sa mission, il considéra sa tâche comme achevée. Pour éviter une nouvelle prolongation de ses fonctions rectorales, contraire au principe d'égalité observé jusqu'alors entre les membres du corps enseignant, il fit connaître au gouvernement son intention de se dévouer désormais entièrement à ses fonctions de professeur ; en même temps il pria le ministre de vouloir bien pourvoir â son remplacement si , comme on le supposait , le gouvernement avait l'intention de réélire les recteurs des deux Universités.

En renonçant à présider le Conseil académique. M, Dupont ne s'en crut pas moins obligé d'employer tout le zèle dont il était capable, dans les difiérentes occasions qu'il eut de se rendre utile à l'enseignement. C'est ainsi qu'après avoir, dès l'origine, comme membre du jury central de candidature en droit, concouru avec Ernst aine (v. ce nom), son ancien maître, à un perfectionnement pratique de cette institution, dont le personnel se composait presque entièrement de personnes étrangères aux Universités, il fut conduit à se mettre en rapport avec le jury du doctorat ( * ) pour régulariser l'interrogatoire sur les Pandectes et contribuer, autant qu'il était en son pouvoir, au maintien et au progrès de l'enseignement du droit approfondi. Ces relations se prolongèrent jusqu'à Ci qu'il eut atteint son but. Pour couvrir sa responsabilité comme professeur vis-à-vis de ses propres élèves, il se voyait forcé, à chaque session, d'exposer sa méthode et les matières de son enseignement. Enfin,

CooMil académique de TtJ Diversité de Liège le 6 avril 1838 (Liège, ia-4<» de 43 p.).

(* ) Rapport au Conseil académique sur les grades scientifiques et las concours, transmis aa Gouveraemenl le i3 avril 4838. — Rapport au Htnisire, du 8 ao6t 4837. — Souvenirs, 4837, n» 54; 4838, n» 20.

[*) Dès 4837, lors de la visite de Léopold I*' à Liège, le roi avait spontanément annoncé cette distinction à l'honorable recteur.

) v. l'art. DupRET.

{*) Lettre au jury du doctorat (8 août 4837).

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il fut assez heureux pour faire agréer de ses collègues des autres Universités un programme commun, qui fixait dV vance le cadre et les matières de Texamen (*), et ainsi furent déflniiiveroeni aplanies , pour les récipiendaires , les difficultés de Texamen sur les Pandectes, examen fréquemment compromis jusque là, faute d'accord entre les membres du jury sur les points essentiels.

M. Dupont continua, jusqu'à Theure de sa retraite, à prendre une part active à toutes les mesures propres à maintenir la dignité, la discipline et Tesprit progressif de rUniversilé. Son influence a été des plus fécondes, soit dans la Faculté de droit, soit au Conseil académique, et elle a laissé des traces durables. Il ne s est pas rendu moins utile au Conseil de perfectionnement de renseignement supérieur, où il a siégé pendant six ans, à partir de la création de cette institution. Le 26 octobre 1860, le gouvernement a voulu reconnaître de nouveau les services du digne professeur, en relevant au rang d'Officier de l'Ordre Léopold.

Son âge lui faisant désirer le repos, M. Dupont manifesta officiellement le désir de prendre sa retraite : elle lui fut accordée par arrêté royal du 27 septembre 1866 ; mais le ministre n'ayant pas été en mesure de pourvoir à son remplacement avant la fin des vacances, fit appel au dévouement du professeur émérite, et celui-ci reprit immédiatement son cours, qu'il continua jusqu'à la fin de l'année académique 1866-1867.

Doyen de l'Université et le dernier survivant, à Liège ( * ), de l'ancien corps professoral, M. Dupont s'est retiré du service actif après 45 ans et A mois d'enseignement académique, et quelques mois avant d'avoir atteint l'extrême limite fixée par la loi, dans le cas où l'émérltat est réclamé en raison de rage, indépendamment du nombre d'années de service. L'estime et l'affection sincères de tous ses collègues, le

respect et les sympathies de ses anciens élèves, dispersés sur toute la surface de la Belgique, l'ont suivi dans sa retraite : témoignage kii en a été hautement et unanimement rendu lors de la célébration du cinquantième anniversaire ; les hommes les plus distingués du pays, de tout rang et de tout âge, se pressaient autour du vénérable maître, lui tendaient une main cordiale et se plaisaient à évoquer ses souvenirs ; lui, rayonnant et retrouvant la verdeur de sa jeunesse, ne cessait de répéter qu'il n'eût pu espérer un plus digne couronnement de sa carrière.

M. Dupont a publié :

{^ DUtqumliones in CommeiitariurnlV Institutionum Gaji, rccenierrepertarum, Lugduni Batavorum (Leodii), 1822, in- 8". (Mémoire couronné).

Cet ouvrage a dgalemeot paru dans les Amialet Academiœ Leodiensis. — A la liste des auteurs qui en ont tiré profit, nous devons ajouter J. D. Fuss (v. ce nom), qui le cite fréquemment dans ses Antiquitii romaine» et rectifie, d'après les idées de M. Dopont, plusieurs opinions accréditées.

2^ Deprœscriptionibus. Leodii, 1823, in-4<' (Thèse inaugurale).

3° Discours et notices, dans les Annales den Universités de Belgique.

Ri-n»t (Lambert-Joseph-Henri) iiaquit à Aubel le 7 octobre 1798, fil ses premières études au foyer domestique, sous la direction d'un prêtre du voisinage, puis accompagna ses firères Ulric et Antoine à Bruxelles, où les appelait le digne Jean-Gérard-Joseph .

leur aîné, devenu le second père de toute la jeune fn mille. Il acheva ses humanités au Lycée impérial ;au sortir de la classe de rhétorique, tenue alors par Lesbroussart, père de son futur collègue à l'Université de Liège, il se fit inscrire à l'Ecole de droit, dont il fut bientôt regardé comme l'un des meilleurs élèves. Le 24 juin 1817, il subit avec la plus grande distinction son pre-

( ' ) Programme arrêté le 4 avril 1845, et (*) M. Van Rees est i*entrë depats long* déposé aux archives de la Faculté de droit le temps on Hollande (v. sa notice). SI da même mois.

ERN

mier examen de bachelier ('), et obtint un diplôme conçu dans les termes les plus flatteurs. Peu de temps après, rinstitution des Universités de l'Etat ayant amené la suppression de la Faculté de droit de Bruxelles, une chaire de droit fut résen'ée à Emsl aîné qui , désirant se rapprocher de sa famille, opta pour Liège, où il emmena ses frères avec lui. M. Lambert Ernst recommença ses études conformément au nouveau programme (*) , passa de brillants examens et défendit sa thèse avec grande distinction^ le 6 août 1819. 11 avait choisi pour sujet, en droit civil, les droits et les obligations des époux 4'ommuns ; il posa en outre une importante question de droit criminel : le droit, pour le prêtre, de non-révélation d'un crime qui ne serait venu à sa connaissance que sous le sceau du secret de la confession. A raison de Tintérét plus qu'ordinaire qui devait s'attacher au débat de ce dernier point, le récipiendaire fut autorisé, par faveur toute spéciale, à formuler son argumentation en français, dans la discussion publique ; il en résulta une séance des plus animées, qui contribua sans aucun doute ù faire ressortir les inconvénients et rinutilité des entraves du latin académique (').

Le diplôme de docteur ne mentionnant à cette époque aucune distinction de pade, le doyen de la Faculté de droit (Destriveaux) se plut à délivrer à M. L. Emst une attestation constatant que , dans la défense publique de sa thèse , ce Jeune homme avait montré « une » force de raisonnement et une étendue » de connaissances que Ton pourrait 9 admirer, même dans un juriscx)nsulle » formé par de longs travaux. « Jouissant personnellement d*une considéra-

tion méritée , encouragé ainsi par ses anciens maîtres , qui n'estimaient pas moins son caractère que son talent, M. L. Ernst pouvait se promettre une belle carrière. Il ne songeait pas alors à l'enseignement, bien qu'il pût, non moins que ses frères, avoir foi dans son aptitude, comme la suite le démontra. Ses études trop assidues ayant compromis sa santé, il se retira quelque temps à Aubel, où il pratiqua un peu devant les justices de paix. Enfin, le 17 janvier 1824, il fut nommé substitut du procureur du Roi à Namur, et de fait il devint premier substitut, le Gouvernement ne pourvoyant pas à l'autre place vacante. Il remplit en outre en cette ville, avant 1850, plusieurs mandats gratuits : nous trouvons son nom parmi ceux des membres de la Commission de surveillance de l'Athénée (*), sur la liste des membres du Conseil d'inspection et de surveillance du dépôt de mendicité (3 mars 1829); le 6 octobre 1828, il fut appelé à exercer les fonctions d'auditeur près la garde communale, alors que tout était à organiser. — Il resta étranger à la révolution : sa nomination de premier substitut fut simplement confirmée par le gouvernement provisoire. En 1832 (*), il eût pu venir à Liège en la même qualité: il refusa, ne voulant quitter Namur que pour un poste supérieur ; enfin, le 29 juin 1834, un arrêté royal l'appela dans cette dernière résidence, comme substitut du procureur-général. Le 8 juin 1835, il reçut du roi une marque toute particulière a de confiance et d'estime » (*) : il fut nommé commissaire royal pour administrer, de commun accord avec le commissaire du roi de Prusse, la partie restée neutre (') du territoire de Moresnet : haute

(* ) A Braxelles, avant d'obtenir le grade de docteur en droit, il fallait sabir quatre ezamens : les deux premiers roulaient sur les parties respectivement enseignées du droit civil et du droit romain; le troisième, sur l'ensemble du droit civil ; le quatrième enfin, sur Fensemble du droit romain. Puis venait la défense d'une thèse.

(') L'examen subi à Bruxelles ne put être pris en considération.

(') La thèsede M. L. Ernst a été imprimée

à Liège, chez CoUardin, sous le titre : De juribui et obligationibms legalis interconjuge» communionù secundum jus civile hodiernum, adJHnciâ de jure criminali noviësimo quces' tioue (1819, in-4o de 4S pages).

( * )Sa démission fut acceptée lel Bmai 1 833.

( * ) Lors de la promulgation d'une nouvelle organisation judiciaire (4 décembre).

( * ) Ce sont les propres termes de la dépêche ministérielle du M juin.

(^} En vertu du traité des limites conclu.

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