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E,c»omatM (Chari^s), :^, né à La- Daeken (Lîmbourg belge), le 42 novembre 1816, termina au petit séminaire de Rûlduc (Herzogenrath) ses humanités commencées à TAthénée de Maestricht, et y fut initié aux éléments de la philosophie par le chanoine Tits, dont les leçons jouissaient alors d*une réputation méritée, et qui devint plus tard professeur de théologie dogmatique générale à rUniversité catholique. Épris des sciences spéculatives, Fétudiant de Rolduc se rendit à L«nvain en 1836, et au bout de deux «ns fut reçu docteur en philosophie et lettres avec ia plus grande distinction. Il se fit alors inscrire dans la Faculté de droit , et subit en i842, avec grande distinction^ l'examen flnal qui devait lui ouvrir la carrière du barreau. Il ne songea cependant pas immédiatement à entrer dans la vie active ; un entraînement irrésistible le ramena aux études spéculatives. Il alla suivre à Berlin le cours de philosophie positive de Scbelling qui, redevenu chrétien à la fin de sa carrière, cherchait à concilier les découvertes de rintuition intellectuelle avec les enseignements de TEvangiie.
Pour tirer tout le profit possible des ressources que lui offrait la célèbre Université allemande, il assista en même temps aux cours de droit romain de Pnchta et de Rudoriï, disciples de Sa- Vigny, ainsi qu'aux leçons de Stahl, sur la philosophie du droit. Ces dernières surtout lui laissèrent d'intéressants souvenirs. De Berlin, il passa à Heidelberg, où il entendit Mitiermaier, le grand criminaliste. Enfin, dans les derniers mois de 1845, il partit pour Paris, où Burnouf, Tocqueviile, Ozanam et Rossi lacf^ueiliirenl avecla plus aimable bienveillance. Il fut rélève de ces deux derniers, ainsi que de M. Valette, professeur de droit civil. Rossi lui plut particulièrement par son esprit philosophique , par le sens pratique qu'il possédait au plus haut degré, enfin par Texcellence de sa méthode. M. Loomans rentra dans ses foyers sur la fin de
1844, tout préparé ou professorat sll avait eu dès lors le dessein de s'y vouer; il devait être bientôt mis en demeure de se prononcer. Au commencement de mai
1845, M. Nothomb le désigna pour suppléer à l'Université de Liège, en qualité d'agrégé, le professeur de philosophie Tandet, qui commençait à ressentir les atteintes de la maladie qui l'enleva prématurément à la science. Un Rapport sur renseignement supéiieur en Prusse^ rédigé par M . Loomans pendant les quelques mois de stage qu'il venait de passer à Bruxelles, plut au ministre et détermina probablement sa nomination.
Le nom de l'agrégé fut porté au programme à côté de celui du titulaire ; il y eut ensuite un partage des cours, Tandel se réservant les élèves du doctorat (*). Le 22 septembre 1848, M. Loomans fut nommé professeur extraordinaire. Tout en conservant ses cours de candidature, l'anthropologie et la morale, il accepta , le 22 octobre de l'année suivante , le cours de droit naturel, en remplacement de M. De Fooz, et se trouva de la sorte attaché ti deux Facultés. Le soin d'enseigner la logique fut laissé à M. Schwartz jusqu'en 1856; un arrêté du 14 juin rendit alors ce cours k M. Loomans, qui finit par en être déchargé, en faveur de M. A. Le Roy, par arrêté du 7 juillet 1859. Quant k Tandel, l'Université avait eu le malheur de le perdre dès la fin de l'année 1850. — Les attributions des professeurs de philosophie n'ont plus changé depuis 1859. La répartition actuelle de leurs fonctions se justifie d'ailleurs par d'excellents motifs ; d'une part la logique et la métaphysique se lient intimement; de l'autre, l'anthropologie et la morale servent d'introduction naturelle à la philosophie du droit. Il y a plus d'unité et d'harmonie dans les leçons, ainsi qu'un écrivain compétent (*) le faisait remarquer dès 1845, k propos de l'Université de Bruxelles, où ces trois cours étaient alors confiés à M. Ahrens. M.
Loomans a été promu à l'ordinariat le 24 septembre 1857 ; il est chevalier dç
( * ) En fait , k caose de t'ëtat de santë de ce professeor , M. Loomans a été chargé pendant quelque temps du cours de roéia-
pliysiqné.
(') Ann. des Univ. de Belgique^ t. II.