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rOrdre de Léopold depois le 49 Joillet 1856. H a été secrétaire académique en 4850-57; il a fait partie du Conseil de perfectionnement de renseig;nement supérieur.— On lui doit les publications suivantes :
i** Du progrès en philosophie (Revue DE Brdxeli^s, 1858). - L'auteur affirme que Tesprit humain se développe progressivement sur la base des vérités intellectuelles et morales permanentes^ et, se plaçant au point de vue métaphysique ^ou des lois générales des êtres), s'attache à concilier ainsi la conservation avec Tinnovation.
^ Notice sur la philosophie allemande depuis Kant (Ibid. 1843). — Ce travail, qui n*a paru qu'en abrégé, est destinée montrer comment les principaux systèmes qui ont été en vogue au-delà du Rhin dans la première moitié du XIX* siècle se rattachent au Kantisme.
S*" Dit fait et du droit (Ankales de la SociÊTii littéraire de l'Université CATHOLiQiiE, 1. 1). — C'est uDeétudchistorique sur la philosophie du droit depuis Grotius Jusqu'à Kant et jusqu'à Stahl. M. Loomans y fait voir que les principales écoles de philosophie du droit, au lieu de concilier le droite ce qui doit être, avec le fait, ce qui existe, soutiennent le fait contre le droit (Ecole historique de Savigny), où le droit contre le fait (École de Kant). Il proclame la nécessité d'une philosophie nouvelle conciliant entr'eux ces deux termes , et montre les germes de cette réforme dans l'enseignement de Stahl.
Le professeur est resté fidèle aux convictions de l'étudiant. Son enseignement, ses travaux ultérieurs ont naturellement acquis plus de consistance; mais ils reposent sur le même fonds d'idées.
4® Notice sur la pie et les travaux du professeur Em. Tandel^ lue en séance du Conseil ac4)démique du 12 janvier 1852 (Liège, Desoer, 1852; dans la même brochure se trouve la notice de M.NypelssurDupret). — M. Loomans y expose en détail les vues philosophiques de son prédécesseur, qui a droit à une mention très-honorable dans l'histoire de la science (v. l'art. Tandel).
5<* Rapport sur renseignement supérieur en Prusse, présenté en 1845 à M.
Nothomb, ministre de l'Intérieur (Ann.
des Univ. de Belgique, 1860, et séparément, Bruxelles, Lesigne, 1860, un vol. in-S"*).— L'impression de ce travail, décrétée dès 1845, ne put être achevée que quinze ans plus tard, par suite d'un concours particulier de circonstances.
Cependant l'organisation des Univer sites allemandes n'a pas tellement varié dans le cours de cette période, que les renseignements recueillis en 1843 n'aient cx)nservé leur prix ; et quant aux questions d'organisation universitaire, l'expérience n'a fait que confirmer, aux yeux de M. Loomans, les opinions qu'il avait émises à la suite de son voyage en Allemagne. L'ouvrage a donc paru sans changements, et néanmoins il a gardé tout son intérêt. On y trouve un exposé sommaire de l'histoire des Universités, et des principes qui ont présidé à leur organisation. L'enseignement supérieur en Prusse est spécialement étudié dans ses règlements constitutifs. L'auteur fait ressortir les avantages du système de décentralisation ou de corporation existant en Allemagne. Il établit comment cette organisation , et notamment les règles concernant la nomination des professeurs, les programmes des cours et les examens, conduisent à cet Important résultat : le développement de Pesprit scientifique. Il se demande ensuite quelles sont les réformes dont notre enseignement universitaire est susceptible, en tenant compte des principes constitutionnels qui nous régissent.
L'Etat ne saurait être indifférent, selon lui, eu matière de doctrines; la séparation absolue entre l'ordre légal et l'ordre moral n'est pas, à son sens, un principe constitutionnel ; si ce principe pouvait et devait être admis, il aurait pour conséquence logique la suppression de l'enseignement de l'Etat. Quant aux réformes à introduire, IL Loomans propose de distinguer les examens pratiques des épreuves scientifiques ; il pense que la collation des grades scientitiques doit être résenée aux Universités, et formule ainsi dans ses traits généraux, le premier peut-être, le système qui depuis
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lors a été proposé par le Conseil académique de Liège.
6** Cours de philosophie morale professé par M. Loomans à l'Université de Liège (autographié), — Le professeur soutient que tous les principes de la morale rationnelle se résument dans Tùfé^e d'une société universelle des êtres personnels, qui doit se réaliser dans Thumanilé. Il s'attache à faire l'application de cette idée fondamentale à toutes les parties de l'éthique.
WSmcarm (JoSEPH-GÉRARD), T^^nék
Liège le 6 Juin i 817, a fait ses humanités au Collège communal de cette ville (182S-i8S4); il est sorti de rhétorique latine (*) avec le certificat summà cum laude (août 1854). 11 continuait ses études à l'Université de Liège , lorsque la mort de son père le força de les interrompre pendant plusieurs années :
en sa qualité de fils aîné, il eut k s'occuper, pendant cet intervalle , des intérêts de sa famille. Il consacra néanmoins ses loisirs k étendre et k approfondir ses connaissances en histoire et en politique, sciences pour lesquelles il éprouvait un invincible attrait. Enfin il lui fut donné d'employer tout son temps d'une manière conforme k ses goûts : le 16 septembre 1845, il subit avec grande distinction l'examen de docteur endrolL Un mois plus tard, le 25 octobre, M. Van de Weyer l'attachait k la Faculté de droit de Liège en qualité d'agrégé. Un arrêté ministériel
du 9 ,'octobre 1847 le chargea de faire le cours de droit public, pendant le premier semestre de 1847-1848. Le vœu unanime du Conseil académique, formulé en séance du 29 juillet 1848, détermina le gouvernement à lui confier en outre, par arrêté royal du 15 septembre suivant, le cours d'histoire |)oiitique moderne , avec le titre de professeur extraordinaire. Une disposition ministérielle lui attribua encx)re ultérieurement le cours d'introduction historique au code civil, créé par la loi de 1849. Sa promotion à l'ordinariat date du 24 septembre 1857; en i854- 1855 (arrêté royal du 7 août 1854), il a rempli les fonctions de secrétaireacadémique. Le gouvernement a reconnu les services qu'il a rendus k l'enseignement, en lui conférant la croix de l'Ordre de Lèopold. -- M.
J.-G. Macors a rempli diverses fonctions extrà-universitaires et pris une part très-active à la vie publique. Partisan déclaré de l'opinion libérale, il adhéra avec empressement, en 1846, au projet de ses amis politiques, décidés k se réunir en congrès k Bruxelles, pour formuler une déclaration de principes. Il rédigea,de commun accord avec son ami Bailleux, qui partageait ses idées (*), un manifeste adressé â celte assemblée sur la question du programme (v ci-après) ; cette pièce eut un grand retentissement et n'exerça pas une médiocre influence, tant sur les décisions du Congrès que sur l'attitude ultérieure des libéraux liégeois. M. Macors entra
( ^ ) Le prix de mérite de rhétorique (ni disputé au Collège de Liège, en celle année scolaire 1833-4834, avec une ardeur dont les annales de noire enseignement moyen rappellent peu d'exemples, par quatre élèves de force à peu près égale, dont l'émulation et les succès alternatifs excitèrent à Liège un intérêt général. Le souvenir de leur lutte généreuse n'est pas encore effacé. Le vainqueur fut M. A. Falloiee, aujourd'hui viceprésident du tribunal de Liège; mais son compétiteur M. Trasenster (v. ce nom) fut à peine distancé, et Bailleux (plus tard avocat, décédé en 1866),ainsi que M. J.-G. Macors, les snivireoi de très-pires. On a réimprimé il Liège, en 1867, ii la suite de quelques considérations sur renseig:u*ment des
humanités, les discours qui furent prononcés à l'occasion de la distribution d*)S prix de 1834. Le principal du collège J.-H. Guillery, regarda comme un devoir de rendre un hommage public aux quatre concurrents.
« Tiiusles quatre, disait-il, se distingueront « dans la suite d'une manière plus utile pour
> la société ; leurs sucoès, leur conduite en
> sont des garanties irrécusables. Bons
> jeunes gens, chez lesquels l'émulation n'a » jamais pris le caractère de l'envie, et que
> la rivalité n'a point empêchés d'fitre unis » par la plus loyale, la plus louchante inti- » mité.... »
( ■ ; V. la Biographie de FrançoU Bailleux par Alphonse Le lioy. Liège, 1867 (avec portrait), in-19«, p. 7 et suiv.
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au Conseil commtinal de Liège en août 1848, fut réélu en octobre 185t, et siégea à rilôtel-de- Ville jusqu'à la fln de 4857. Elu capitaine de la garde civique au mois d'août 4848, il déposa ses épaulettes dans les derniers Jours de 4853. M. Hacors s'est aussi occupé de bienfaisance publique : il a fait partie (4859-4864) de la Commission administrative de l'Institut royal des sourdsmuets et des aveugles de Liège, qui lui doit son nouveau règlement organique et son règlement d'ordre intérieur (4 décembre 48GO).— Il a publié :
4® Au Congrès libéral^mr la queBtUm du programme. 8 juin 4846 (Liège, In 8»).
En collaboration avec F. Bai lieux, avocat. — Les deux jeunes publicistes 8e proposaient surtout pour but de réclamer, au nom de la Conslilulion beige, l'indépendance complète de pouvoir civil, avec toutes ses conséquences. « En (Belgique, disaient-ils, il
> n'y a d'autres pouvoirs que ceux procla-
> mes par la Constitution ; elle protège des » intérêts religieux, catholiques ou antres, • mais ne reconnaît aucun pouvoir spirituel ^
> aucune autorité ecctMastique. »lls demandaient au Congrès de formuler an programme sur la signification et la portée duquel il n'y aurait pas ii se méprendre, et qui serait comme la charte, comme la règle de con • duite des libéraux belges. Ils demandaient l'abaissement et rnnifbrmité du cens électoral, mesures qui devaient rendre aux villes leur légitime iuffuence; l'abolition du cens d'éligibilité pour les fonctions de conseiller communal ; la loi des incompatibilités, c'està-dire t'éloigncment des fonctionnaires de tout conseil électif, au moins de ceux qui portent un caractère politique ; la création d'un enseignement national à tous les degrés, enseignement où les ministres des cultes ne pourraient intervenir à titre d'autorité; enfin, ils proposaient une série d'améliorations à introduire dans l'intérêt des classes ouvrières, préconisaient en principe l'impôt sur le revenu ; et, en attendant le moment où une telle réforme serait devenue possible, recommandaient, comme mesure transitoire, l'abolition des octrois, lesquels pourraient être utilement remplacés par une capitation qui, étant basée sur le revenu, dégrèverait immédiatement les familles peu aisées ( * }.
^ Le Bulletin communal ^ journal
des intérêts communaux de la ville de Liège : 4'« année, 4855-4856; 2« année, 4856-4857; ensemble, 74 d<^ in 4«, à deux colonnes.
Journal fondé avec François KapiTerscblaeger, mais dont M. Macors a été de ftit le principal rédacteur. Les questions à l'ordre da jour y étant discutées d'one manière approfondie et rattachées aox principes généraux du droit public et du droit administratif, le Bulletin communal est encore aujourd'hui utile à eonsulter.
5» Avant-projet (Tamélioratwn et tfagrandissement de rhâpital de Bavière (42 avril 4864). Liège, 4864, in-8«.
M. Macors ne croit pas nécessaire de déplacer la maison de Bavière ; il pense, en revanche qu'elle doit être agrandie et qu'elle peut être améliorée, c'est-à-dire recevoir une distribution et un aménagement de nature il remplir roviex les conditions de l'hospitalisation moderne.
4^ Essai d'une formule d'organùtitian militaire appliquée à la Belgique , par J.-G. M. Liège, (avril) 4867, in-48 de
Ce travail, inséré d'abord dans la Meuse, comprend d'abord quelques apborismes militaires applicables k la Belgiqoe, puis une formule d'organisation rédigée en articles et suivie d'une application et d'une démonstration.— Etat de second ordre, la Belgiqoe, dit l'auteur, n'a d'autre devoir envers elle-même et envers l'Europe, sous le rapport militaire, que de se défendre dans les limites de ses ressources. Mais ce devoir, son honneur exige qu'elle le remplisse. Un seul système est admissible, celui de la défense concentrée, le système adopté par le gouvernement lorsqu'il a fortifié Anvers. 11 faut accepter les conséquences des prémisses posées, mais se garder de tonte exagération : c'est ainsi que l'idée de la formation d'un quadrilatère, s'appuyant sur Lierre et sur Malines, n'est nullement pratique. Quant an recnitement des troupes, le tirage au sort n'aurait lieu qu'à l'âge de âO ans (au lieu de 19) ; le pouvoir législatif fixerait annuellement le contingent de l'armée et dé la milice. En temps de paix, l'armée serait seule incorporée dans les dépôts et les corps actifs ; le service étant de 1 ans, les dernières classes formeraient des corps de réserve. Le tirage au sort comprendrait deux séries de numéros, à concurrence des contingenta fixés par la loi ; la première désignerait les hommes
(M Ibid.
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appelés 4 servir dans l'armëe ; la seconde, ceux qai, désignés poar la milice, resteraient dans leurs foyers en temps de paix, sauf k y recevoir une instruction complète, sous des oflRciers nommés par le Roi, et à faire au moins une période de séjour à Anvers ou de campement k Beverloo. Tous les autres inscrits feraient partie du premier ban de la garde civique, ainsi que les remplacé» (le remplacement (*) ne serait admis que dans Tarmée). Ce premier ban, comprenant tous les individus valides non incorporés dans l'armée ou dans la milice, ne se composerait que de corps d'infanterie et pourrait être mobilisé ; toutefois les gardes civiques qui viendraient k se marier passeraient dans la garde sédentaire. Serait exempté du tirage au sort pour la formation de l'armée, l'inscrit qui, k l'âge de 48 ans , après avoir subi un examen de capacité littéraire et militaire, contracterait l'engagement de s'habiller k ses frais et de servir comme sous-officier dans la milice. Les sous-officiers delà milice pourraient être nommés officiers d'après le mode d'avancement réglé par la loi.
La loi sur l'organisation des forces défensives du pays réglerait , pour l'armée et pour la milice : 4<> le pied de paix; ^ le pied de rassemblement ; 3« le pied de guerre. Dans les deux derniers cas, les miliciens devraient se présenter au premier appel ; en temps de paix, ils ne pourraient être mobilisés que pour le maintien de l'ordre public, et sur la requête de l'autorité civile. — M. Macors discute in extemo les avantages de son système et le compare avec ceux qui sont en vigueur dans les principaux Etats de l'Europe : il insiste notamment sur l'importance des réserves ; sur la modération des charges qu'entraînerait l'adoption de ses idées ; enfin, sur l'accord de ses vues avec celles des partisans de la diflbsion de l'instruction.
^^ Hospices civils de Liège, Rapport de la Commission spéciale instituée jMur rexamen des plans d'agrandissement et d*amélioration de Vhôpital de Bavière, 24 juin i8G7. Liège, 4867, in-8^, avec les deux plans de M. Halkin et de M. G. Umé.
La Commission, présidée par M. J.-G.
Macors, a repoussé déflnitivement toute demi-mesure, surtout en présence des nouveaux besoins créés par l'accroissement rapide de la ville de Liège.
G** Articles de polémique politique, articles sur la bienfaisance publique et
sur des matières administratives dans divers journaux de Liège.
7® Divers Rapports au Conseil comrmunal de Liège, au nom de la Commission des travaux publics.
Nous croyons utile de donner ici une idée sommaire du plan adopté par M.
J.-G. Macors dans son cours de droit public. Ce cours comprend deux grandes divisions: 4"* le droit public proprement dit ou droit public interne (Sfaâ/«recht); 2^ le droit international public ou droit public externe (Vôlkerrecht). Nous ne nous occuperons que de la première, qui comporte une introduction générale, puis trois parties, savoir : A. Théorie de TEtat ; B. Histoire du droit public belge; C.^ Droit public positif beige : nous laisserons même de côté ces deux dernières subdivisions.
L'introduction a pour objet la notion générale de i^Etat et celle du droit public ; les divisions et subdivisions du droit public proprement dit et du droit international ; les rapports et les différences entre ces deux branches du droit ; les rapports et les différences entre le droit public proprement dit et les autres branches du droit.Elle expose, en outre, les origines et les principes fondamentaux des deux grandes écoles en matière de droit public, Fècole philosophique et l'école historique; elle critique le caractère absolu et exclusif des principes de chaque école, et montre qu'il est possible de les concilier en les tempérant l'une par Tautre.
Théorie de VEtat. L'Etat doit être étudié : 4'' Dans ses caractères fondamentaux, dans son but et dans son histoire ; 2® dans le pouvoir qu'il exert*e, c'est-à-dire dans sa souveraineté et dans l'organisation qu'il convient de donner à cette souveraineté ; 5» Dans sa forme ou sa constitution. Cette étude provoque l'examen de toutes les grandes questions politiques et elle conduit à des solutions reposant sur une double base, la base spirituallste et la base rationaliste. Voici l'indication de quelques questions :
\^ La société est-elle un fait ^mt-
(^ ) M. Macors laisse intacte la question de l'exonération.
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meni cetitingeni, arbitraire, dépendant uniquement des volontés humaines, ou bien est-elte ie produit et la manifestation terrestre d*une loi providentielle et par conséquent supérieure à la volonté de l'homme ?
â^ Quel rap|)ort existe-t-il entre VEtat et la société? TEtat est-il identique à la société, ou bien est-il seulement Torgane central et régulateur de la vie sociale?
5» L*Etat est-il une institution légitime, et quel est te fondement de sa légitimité ?
4** Quelle mission doit-il remplir?
Peut-il s'emparer de toute Tact i vite sociale pour la diriger à son gré, ou bien doit-il se borner à formuler et à faire respecter le droit, en laissant toute liberté à Tactivité de la société ?
5® Quelles sont les diverses manifestations de l'Etat dans l'histoire ? Quel a été le caractère dominant de l'Etat antique? Quel a été celui de l'Etat germanique ? Quel est celui de l'Etat moderne ?
G° En quoi consiste la souveraineté de l'Etat? Quelles sont ses conditions, ses caractères principaux / Quel en est l'agent légitime ? A quel système fautil demander la solution de cette dernière question ? Est-ce à la théorie du droit divin, soit qu'elle s'énonce par le principe du pouvoir direct, soit qu'elles'exprime par le principe du pouvoir indirect ? Est-ce au système du contrat social, fondé sur le principe de la souveraineté des volontés individuelles ? Estce au système doctrinaire de la souveraineté de la raison, de la justice et du droit, soit dans sa formule théorique, soit dans sa formule historique? Est-ce au système de la souveraineté nationale?
7"* Que doit-on entendre par souveraineté nationale? Qu'est-ce que le pouvoir constituant, quelle est sa fonction, comment se manifeste- t-il et en quoi diffère-t-il des pouvoirs constitués ?
Quels sont les rapports et les différences entre le système de la souveraineté nationale et i^ le système de la souveraineté du peuple déduite du contrat social, et S'^lesystème delà souveraineté de la raison, de la justice et du droit?
8* Quels sont les pouvoirs comlitués? Quelles fonctions ont-ils à remplir? Gomment doivent-ils être organisés? Sous ce rapport, que faut-il préférer, du système de la concentration des pouvoirs, ou du système de leur séparation? Quelles sont l'origine historique, les conditions essentielles et la valeur du système de la séparation des pouvoirs ?
9*" Qu*entend-onpar centralisation et par décentralisation ? Y a-t-il à distinguer entre la centralisation nationale et politique et la centralisation administrative ? Qu'est-ee que la centralisation adroinhitrati^, quels en sont les dangers et tes inconvénients? Quels sont les avantages de la décentraKsation administrative ?
10° Qu'entend-on par constitution!
Quelles sont les principales dirisions des constitutions? Quels doivent être les caractères d'une constitution et quels sont les fondements de son aotorilé? Quelle est la meilleure constitution ? Quelles sont les plus sûres garanties de la durée d'une constitution?
41® Qu'en tend-on par formes de gouvernement ? Quelles sont les principales dassiflcations des formes de goavemement ?
Miteor» (HENRI-NiCOLilS-FÉLIx), g,
frère du précédent, est né à Liège le 30 mars i820. Comme son aine, il a fait de brillantes études humanitaires au Collège communal de cette ville. Après avoir doublé sa rhétorique (sous H.
Guillery), 11 fréquenta les cours de l'Université, et en sortit docteur en droit nrec grande distinction, le 16 sept. 1845.
Il embrassa naturellement la carrière du barreau ; néanmoins, se sentant du goût pour renseignement, il se préoccupa d'approfondir et en même temps de spécialiser ses connaissances Juridiques.
La Faculté de droit avait l'œil sur lui : il fut adjoint à ce corps en qualité d'agrégé, par arrêté royal du « octobre ISiO, et, par arrêté ministériel du lendemain, chargé du cours de droit notarial. Nommé professeur extraordinaire le 2i septembre 1855, il conserva ses premières attributions ; un arrêté mtnis-
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tériel da 28 novembre 1861 le chargea eo oatre de suppléer le professeur De Fooz (y. ce nom) dans le cours de droit administratif, cours dont il devint définitivement titulaire Tannée suivante (arrêté royal du 10 septembre). 11 est professeur ordinaire depuis le ii janvier 1862 ; il a rempli les fonctions de secrétaire du Conseil académique pendant Tannée 1862-1863. — L'enseignement du droit administratif a pris de plus en plus d'importance à TUniversité de Liège, dans les derniers temps : M. F. Macors envoie régulièrementau jury presque autant d'aspirants au doctoral en sciences politiques et administratives, que ses collègues des trois autres Universités ensemble T).
Le cours de M. F. Macors est annuellement fréquenté par une dizaine d'élèves. Le professeur soutient la thèse de la décentralisation administrative :
il estime que la solution de toutes les questions qui ne touchent pas aux intérêts généraux du pays doit être abandonnée aux pouvoirs locaux ; la mission de TEiat, en revanche, est de résoudre les questions générales. En matière d'industrie , par exemple , TEtat ne doit intervenir que dans les cas où l'industrie privée est impuissante (sous la réserve, bien entendu, des grands intérêts politiques de la nation). — En dehors de l'Université, M. Félix Blacors a prêté et prête encore le concours de ses lumières à différentes administrations , surtout dans le domaine de la bienfaisance publique. Le 7 janvier 1855, il a été nommé membre de la Commission administrative des Hospices civils de la ville de Lié^e : non-seulement il a obtenu trois fois, depuis lors (31 décembre 1855, 11 janvier 1861 et 29 décembre 1865), les honneurs de la réélection, mais le Gouvernement a voulu reconnaître les services qu'il a rendus dans l'accomplissement de ce mandat, en lui
(^) Un fait analogue se prodait dans la Facollé des lettres ; depuis la promulgation de la loi sur l'enseignement moyen (4850), rUniversiië de Uëge et celle de Louvam ont fourni un nombre exceptionnel de docteurs en philosophie et lettres. Tous ne se destinent pas, d'ailleurs, au professorat :
décernant, par arrêté royal du 31 juillet 1866, la Croix de chevalier de l'Ordre de Léopold. En vertu d'un arrêté royal du 7 décembre 1857 (renouvelé pour la quatrième fois le 14 mars 1867), il fait partie du Comité d'inspection des établissements d'aliénés de l'arrondissement de Liège. Depuis le 4 décembre 1854, il est administrateur des bains et lavoirs publics de S^Léonard, et depuis le 26 novembre 1865, membre du Conseil d'administration des bains et lavoirs publics d'Outremeuse. Il a pris part aux travaux de plusieurs Commissions d'enquête instituées pour l'application de la loi du i'"'^ juillet 1858, sur l'assainissement des quartiers insalubres. A six reprises différentes, de 1859 à 1865, il a été appelé par la Députation permanente du Conseil provincial à se prononcer sur des questions de ce genre, et il a été chargé , dans ces occasions, de rédiger plusieurs rapports justificatifs des mesures proposées. Les documents qu'il a publiés au nom de Tadministration des Hospices méritent une mention spéciale. Nous citerons :
V VHospice de la Maternité , VÉcole provinciale des sages-femmes et la clinique universitaire des accouchements. Liège, 1860, in-8o de 100 pages.
Rapport adressé à la Commission des Hospices en mai 1860. C'est un mémoire complet, embrassant à la fois l'histoire , la description et la statistique des éiablissemcnts précités. Les conclusions sont formelles : i<» Il y a Ueu d'adresser des réclamations aux communes c/omici7e.s de secours , pour le payement de leurs arriérés ; 2o la province doit supporter à elle seule les frais de l'Ecole d'ac* couchements, créée par elle et daasson unique intérêt ; 3<» Il est juste que l'Etat, à raison des avantages que l'Université de Liège retire de l'Hospice de la Maternité, fasse les sacrifices nécessaires pour établir auprès de cet établissement une clinique obstétricale, organisée sur le pied de celle dont l'tJniversité de Gand dispose depuis 1852.
2o Hospices civils de la ville de Liège.
près de la moitié entrent en droit, après avoir subi l'examen de docteur. A Louvain, on compte parmi les nouveaux docteurs un certain nombre d'ecclésiastiques : c'est la pépinière des professeurs des petits séminaires.
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Rapports représentés par la Commission administrative au Collège des Bourgmestre et Échevins de la ville de Liège, Liège, iSGSet 1866, resp. 70 et 126 p. in-8*.
Les Rapports de 1863 et do 1866 forment ensemble un exposé très-dëvcloppé de la siloation des Hospices de Lt<<ge. « Notre intention, dit l'organe de la Commission, V est de fournir au Conseil communal les
> bases d'une discussion large sur l'état
> moral et matériel de l'Administration des » Hospices, et de la mettre à même d'ezpri-
> mer nettement ses opinions sur nos actes « et sur les principes qui nous dirigent. > Ces documents tirent une grande importance de la circonstance que la Commission n*a pas hésité à y aborder de front les questions l^s plus ardues et les plus délicates.
5<^ M. Félix Macors a pris part à la rédaction du Bulletin communal de Liège (V. les art. J.-G. Macors etFr. Kupfferschlaecer). Il y a pablié, indépendamment de nombreux articles sur la fondation des divers Hospices de Liège, une histoire du testament du princeévéque George-Louis de Berghes, qui avait légué son immense fortune aux pauvres de cette ville (v. la Biographie nationale, t. II, art.G.-L. De Berghes).
4® En qualité de membre-secrétaire du Comité d'inspection des établissements d'aliénés de Tarrondissement de Liège, il a rédigé divers rapports adressés au ministre de la justice. Plusieurs de ces documents ont été imprimés à la suite des Rapports annuels de la Commission permanente d'inspection des établissements d'aliénés (V. notamment le 7® Rapport, 1862, pages il à 73).
An» (Jean-Baptiste -Nicolas- Voltaire), né à Remich (Grand-Duché de Luxembourg) en mars 1856, subit l'examen d'élève universitaire à Namur, en 1854, en quittant l'Athénée d'Ârlon, où il s'était distingué en obtenant une mention au Concours général. Il se fit inscrire à l'Université de Liège la même année, et en sortit le 1^ août 1861, muni du diplôme de docteur en médecine, en chirurgie et en accouchements.
Ses premiers examens avaient été bril-
lants ; les trois doctorats furent subis avec la plus grande distinction. De 1857 ik 1859, M* Masius fut préparateur du cours de physiologie. Ayant obtenu la bourse de voyage, il passa l'hiver de 1861-62 et celui de 1862-63 à Paris, fréquentant surtout le laboratoire de M. Claude Bernard, professeur au Collège de France, et suivant les leçons de cet éminent physiologiste. Il consacra Tété de 1862 à visiter les Universités allemandes et notamment celle de Wûrzbourg, dont la Faculté de médecine est justement renommée.— Il est chargé à l'Université de Liège, depuis le mois d'août 1864, du cours d'anatomie humaine descriptive, et des fonctions de chef des travaux anatomiques ; par arrêté royal du 14 décembre 1867, il a été nommé professeur extraordinaire.
— En août 1867, il a présenté à la section des sciences de l'Académie royale de Belgique un mémoire intitulé:
Du centre ano-spinal. Ce travail, qui fait connaître l'existence d'un nouveau centre dans la moelle èpinière, a mérité les honneurs de l'Insertion dans le Bulletin de la compagnie. — Le même recueil (t. XXV, n« 5, 1868) contient encore, du même auteur , des Recherches expérimentales sur Vinnervation des sphincters de Vanus et delà vestie,
MayiiK (Charles-Gustave), né le 8 août 1812 à Essen (alors grand-duché de Berg, aujourd'hui Prusse rhénane), où son père était magistrat au Tribunal de première instance , commença ses études moyennes au Collée de Wesel (1822-1826) et les acheva dans sa ville natale (1 826-29). L'enseignement moven était, à c^tte époque, généralement libéral et progressif; les tendances qui avaient déterminé le soulèvement du peuple allemand contre le despotisme de Napoléon !•' régnaient dans les écoles, au grand déplaisir du gouverjoement prussien qui, après s*ètre appuyé pendant quelque temps sur les patriotes, en avait tout d'un coup pris ombrage et, reculant devant ses engagements, s'était décidément rangé du côté de la réaction absolutiste (*). La fermenta-
(') V. Cazalès, Etudes hUtoriques etpo- ris, 1843. in-lâ«. litiques sur C Allemagne contemporaine, Pa-
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tion des esprits était extrême, surtout dans les Universités , devenues des foyers très-actifs de propagande. Les étudiants avaient conçu l'idée de remplacer leurs associations particulières par une association générale (i?»r«cA^- Bchaft) , qui devait resserrer les liens de la fraternité nationale et substituer au patriotisme local un sentiment énergique de l*unité de la patrie allemande ( • ). La Prusse et FAulriche s'effrayèrent: elles se crurent en présence d'une vaste conspiration organisée pour le renversement de tous les trônes : des mesures de rigueur furent prises, en 1819, contre les Universités et contre la presse. Insensiblement les libéraux laissèrent détourner leur attention des questions allemandes, s'intéressèrent plutôt avec une vivecnriosité aux luttes parlementaires de la France, mais par là même se remirent à vivre, dans des conditions toutes nouvelles, sous Tinfluence des idées d'une nation dont ils avaient d'abord voulu rester séparés par une sorte de cordon sanitaire (').
On rêva la conquête de la liberté universelle, et en attendant on cessa de se passionner pour l'unité germanique :
les gouvernements avaient atteint leur but. Cependant les choses ne se passèrent point ainsi dans Tenceinte des Universités, refuges du teutonisme et des opinions républicaines. On y voulait aussi la liberté, mais on la regardait comme incompatible avec la Consstitntion de la Confédération germanique ; et l'on réclamait, avant tout, le rétablissement du droit commun. La police et la censure, les prohibitions de toute espèce furentimpuissantesàdompter une jeunesse ardente et pleine de foi dans l'avenir. Les délibérations des étudiants se poursuivirent en secret:
mais le feu couva sous la cendre, et le contre-coup des révolutions de France et de Belgique, en 4830, se fit sentir au-delà du Rhin par des soulèvements partiels, qui provoquèrent de la part
(*) W. Menzel, Histoire dta Allemands, SlDUgsirt, 1837 , in-8«. — Cazalès, p. 196.
(' ) L'ëtadiant frappé de peioe de la rélégalion ne peut ôtre admis aux eoura acadë-
de la Diète des décrets répressifs plus énergiques que jamais. C'est au moment où la situation était le plus tendue, à la veille de la Révolution de juillet, que BL Maynz se fit inscrire à l'Université de Bonn (octobre 18â9), fortement imprégné de son éducation libérale. Il y étudia la médecine pendant trois semestres, puis changea d'idée (Pâques 1831) et fréquenta pendant trois autres semestres les cours de la Faculté de droit, assistant en même temps à des leçons de philosophie et d'histoire , entre autres à celles de Niebuhr. Il ne manqua pas de s'affilier à VAlUjemeine Burschenschttft , association qui, nous venons de le dire, embrassait les étudiants de toutes les Universités. Bloraliser la vie académique, réunir la jeunesse allemande dans l'idée d'une patrie commune, tel était double le but de la BurschenscliafX. Lorsque l'effervescence politique de juillet 1830 se fut propagée à Brunswick, à Cassel, en Saxe et ailleurs, les solidarités d'étudiants devinrent particulièrement suspectes au pouvoir fédéral, à un pouvoir devant qui les constitutionnels eux-mêmes allaient tomber en disgrâce aussi bien que les radicaux. La Burschenschaft futi)0ursuivie dans presque tous les pays de la Confédération germanique. A Bonn, elle fut mise en accusation par les autorités académiques au moment où M. Maynz était président (Sprecher) de l'Association de cette Université. En juillet 183i, huit membres du Comité, parmi lesquels le président, furent frappés de la peine de la rélégation ; quatorze autres reçurent le iX)nsilium abfundùM.Muynz se rendit à Berlin au mois d'octobre suivant ; après dix-huit-mois, il obtint l'abolition des conséquences légales de la rélégation ( ' ) , et l'autorisation d'achever ses éludes à l'Université de Berlin et de subir les examens juridiques.
Il suivit à Berlin, dans la Faculté de droit, les cours de MM. Gans, Rudorff et de Savigny.
miques ni aux examens ; en conséquence, il est de fait incapable de remplir ancono fonction publique et d'exercer aucune profession libérale.
MAY
En septembre 4854, aa moment de commencer sa carrière pratique, il ap»
prit que, nonobstant les poursuites, la condamnation et l*aboiltion antérieures , il allait être impliqué dans une nouvelle instruction criminelle,pour sa participation à la Burschenschaft de Bonn. Il résolut de se soustraire à cette iniquité et réussit, grâce au concours de plusieurs hauts fonctionnaires, à sortir de Prusse. Arrivé le 24 octobre 4854 à Liège, il y subit, dans le courant du mois suivant, Texamen de candidat en philosophie et lettres ; les diplômes de candidat et de docteur en droit lui furent ensuite délivrés par la Faculté de Gand, le dernier en mai 1855. Revenu à Liège, M. Maynz prêta serment en qualité d'avocat près la Cour d'appel de cette ville an mois de novembre 1855 et y fit son stage Jusqu'au 27 janvier 4857, date de son établissement dans la capitale du royaume.
A l'exception des premières nominations faites en 4854 et 4855, les chaires de l'Université libre de Bruxelles, conformément aux art. 50 et 54 des Statuts organiques du 20 octobre 4854, ne s'étaient Jusque là obtenues qu'à la suite d'un concours. M. Maynz, le premier, lut dispensé de remplir cette condition, et nommé d'emblée, en Juin 4858, professeur extraordinaire à la Faculté de droit,avec mission de laireles cours d'tnstltutes et d'histoire du droit romain (*). L'Université n'était pas encore, à cette époque, solidement assise sur ses bases : le nouveau professeur acheva l'année académique 4857-4858 avec un seul élève, et il n'en eut pas dix au commencement de l'année 4 858-4859. Peu à peu cependant la situation s'améliora :
dix ans plus tard, la Faculté de droit de Bruxelles était loin d'avoir quelque chose à enviera ses sœurs. M. Maynz y paya largement de sa personne : bien qu*absorbé parles soins d'une clientèle considérable (il ne cessa de paraître au barreau que deux ans avant de quitter Bruxelles), il consentit à se charger du cours de Pandectes en septembre 4848, sans renoncer à ceux dont il était déjà
titulaire, et sut mener de front son qoadrige Jusqu'en 4857, époque où il céda Les instilutes à son Jeune collègue M. Giron. Fidèle aux convictions qui avaieal amené son exil, il concoaroten outre très-activement, jusqu'au moment où un surcroit d'occupations l'éloigna forcément du domaine de la politique militante, aux efforts tentés en Belgique, de 4842 à 4848, pour wm et discipliner le parti libéral. C'est ainsi qu'il contribua de tout son zèle à l'organisation du Congrès de 4846, et au développement des associations progressistes qui suivirent ce Congrès, mais disparurent devant la réaction provoquée par la révolution de 1848.
A partir de là, il s'abstint de toute intervention dans les affaires du pays.
En octobre 4866, le gouvernement offrit à M. Maynz, dans les conditions les plus honorables, une chaire de droit romain à l'Université de Liège. Le professeur bruxellois ne crut pas pouvoir se rendre au désir du ministre : dans les circonstances particulières où l'on se trouvait, c'est-à-dire le lendemain de la rentrée , le départ d'un professeur , chargé de cours importants, aurait porté un grave préjudice à i'Université libre. M. Maynz remonta donc dans sa chaire; mais le 20 novembre suivant, il se vit amené à remettre sa démission entre les mains du Conseil d'administration de l'Université. Des démarches nombreuses furent tentées auprès de lui pour le faire revenir sur cette décision : il per« sista et la confirma formellement, dans les derniers jours de février 4867. Le 4'' mai 4857, il fut appelé à l'Université de Liège pour y enseigner les Pandectes en remplacement de M. Dupont, devenu professeur émérite (v. ce nom). Il prêta serment et fit sa première leçon le 24 octobre, juste trente-trois ans après son entrée en Belgique. Le même jour, une dépulation de 42 étudiants en droit (candidature et premier doctorat) de l'Université de Bruxelles se rendit à Liéçe, et un beau vase de bronze fut remis à M. Maynz, en témoignage de l'estime et de l'afiedioa des délégués
(*) Il fut promu à l'ordinariat au corn- menGQtnent du9««enieslrede 4844-464S.
MAY
et de ceax qulls représentaient (').
M. Maynz a été, de i843 à t847, colkfooraleur de la première Gazette rhénaue {Rheiniscke Zeitung), et de 1852 à 1854, correspondant de la Gazette nationale de Berlin (NatUmalrZettung) ; il a publié, en outre, des articles juridiques dans la Belgique judiciaire et dans le Journal du Palais (Jurisprudence kelge, années 1855 et 1854).
L'ouvrage qui a fondé sa réputation k rétrang^ comme en Belgique (*), est un Cours de droit romain, dont le premier folume parut à Bruxelles, cbezMeline, dès 1845. Le tome II vit le jour un peuplus tard ;rédition fut prompLement épuisée. En 1856 a paru une seconde édition, également en deux volumes, chez Decq à Bruxelles et chez Â. Durand à Paris. Ces deux éditions sont intitulées: Eléments de droit romain; le mot Cours a été substitué au mot Elé^
ments dans la troisième, dont les tomes I et 11 sont sur le point d'être livrés au public; le tome III, enc^e inédit, est annoncé comme devant paraître sans retard.
M. Maynz s*est proposé, dans cet ouvrage, de donner, d'une part, dans un ordre systématique, un exposé complet, dogmatique, de la législation romaine, et d'autre part, de retracer le développement historique des institu- UoDs juiidiques de l'ancienne Rome.
C'est le premier travail de ce genre qui ait été pubUé en français. L'ouvrage de M. Ciraud n'a en vue que l'histoire externe; celui de M. Ortolan, malgré son titre : Explicatiott historique des Itistitûtes, est à la vérité dogmatique et historique tout ensemble; mais, bien que très-complet dans ses dernières éditions, il oe répond pas encore ù Tidéal qu'on se fait d'un manuel classique (').
( * ) M. Biebuyck , organo des étudiants bruxellois, prononça en celte circonstance des paroles louchantes el vivement senties. M. Aib. Picard , bâtonnier de l'Ordre des avocats de Bruxelles, et M. Schuerroans, conseiller b la Cour de Liège , voolurent assister à TovalioD dont lear ancien professeor était l'objet.
(*) Voir la préface de la 4<' édition des InsiUutioms jun$ romani priva ti de Warukœnig (Bonn, 1860, in-8o}.
(') L*ouvragede M. Ortolan diflîjre essentiellement de celui de M. Maynz. Le but de ce dernier est, comme nous venons de le dire, d'exposer le sujet dans un ordre tt/nématique f rationnel autant que possible , et surtout méthodique^ ce qui présente les avantages suivants : A. Au point de vue de félude spéciijUe du droit romain, de donner au Jectenr une idée exacte de l'ensemble delà législation et de lui montrer le lien qui rattachent les uns aux autres les diverses institutionsdu droit privé; de faciliter à l'élève rétade de la matière , en le débarrassant des difficultés éepure mémoire et en faisant constamment appel à son intelligence; enfin, de permettre à tout le monde de s'orienter |ilus aisëiient dans ce vaste domaine; B. A n/i point de vue plus générai, d'exercer les facultés actives de la jeunesse et de l'habituer à penser et à travailler d'après une méthode sévère el rallosneUe (résultat inappréckd>le); de meftCre le leeteio' k même d'apprécier le mérite du droit romain, et notamment la logique qui a présidé au développe-
ment des diverses institutions qu'il comporte, de manière à constiluerjlnalementce système si digne do l'admiration des siècles, ce monument grandiose et impérissable dont les imperfections de détail, pourtant très-nombreuses, ne parviennent pas à diminuer la majesté et la beauté pure (abstraction faite, bien entendu, de cerlaines monstruosités fondamentales telles que l'esclavage, lesquelles, au reste, ne conslUuenl que des excroissances que l'on pourrait retrancher sans faire du tort à l'ensemble). Sous ce rapport, Tétude du droit romain, telle que M. Maynz la conçoit, peut être considérée comme une espèce de Philosophie du droit et comme une introduction à un Cours de législation, — Tous ces avantages font défaut dans la méthode employée par M. Orlolan et suivie dans toutes les Facultés françaises, ainsi que dans les ouvrages élémentaires publiés par des professeurs français, qui se sont obstinés â suivre l'ordre anti- méthodique de Juslinien. De là : Â. il» point de vue de l'étude tpéeiaie du droit romain, un désordre inoai dans l'exposé, non pas de rensomble, mais des diverses règles dont se compose la législation, et par suite difficulté extrême d'en faire bien saisir et comprendre l'esprit général. Pour nous servir dun root de Wie tand, les lecteurs se heu den Wald vor lauter Bàumen nicht, c'est-à-dire que « la mul- » tiplicité et hi variété des arbres les em- » pèchent de voir \9 forêt. » Même difllcuilé de retanir; D^fin^qufisi-im possibilité de trouv ver ce que Lan chorçhe dans nn cas donné ;
MOR
D'autre part, les traités classiques écrits en latin, tels que les Commentarit de Warnkœnig(v. ce nom) et les Htstoriœjuris romani lineamenta, de Hoitius, n'atteignent k leur tour qu'imparfaitement le but , Tun négligeant riilstoîre, l'autre s'en ocxnipant uniquement. La science du droit romain est arrivée, dans notre siècle, au plus haut degré de perfection ; il suffit de citer les noms des Savigny, des Niebuhr, des Hugo ; mais renseignement de cette science a longtemps attendu sa synthèse professionnelle, pour nous servir de l'expression de M. E. de Molinari ( ' ). Le Irailé de Mûhlenbnich (*) est peu sympathique à notre jeunesse, qui le trouve trop aride. Aux habitudes sévères de l'érudition et de la critique allemande, il fallait associer des allures plus vives, un ton plus persuasif, et en un mot cette simplicité, cette lucidité frappante qui caractérisent les écrivains français. M. Maynz s'est efforcé d'observer toutes ces conditions dans le choix de sa méthode. Il dégage d'abord Vidée rationnelle dont la législation romaine est une manifestation plus ou moins fidèle; il passe ensuite de la philosophie à Thistoire, nous fait assister en quelque sorte à l'épanouissement gradue] des institutions, et nous montre comment les Romains , sans se rendre toujours compte des raisons juridiques auxquelles ils obéissent, mais se laissant guider par leur bon sens pratique, arrivent presque toujours à des conclusions justes ; enfin il aborde la critique des lois, s'attachant à restaurer dans toute son intégrité la doctrine des jurisconsultes romains, et prenant pour pierre de touche l'idée fondamentale qu'il a commencé par dégager. Dans l'introduction historique, l'auteur suit les destinées du droit romain même après la chute de l'empire,
tant en Orient qu'en Occident; abordant les matières spéciales, il prend également soin de noter, autant qoe son sujet le comporte, les diverses influences qui ont contribué, avec le temps, à la transformation des lois ; l'exposé de la série de ces transformations successives prend ainsi le caractère d'une explication génétique. Dans l'étude des droits réels, par exemple,on voit comment, grâce à l'autorité des préteurs, lejns civile, d'abord exclusif et formaliste, se perfectionna, au furet à mesure que le territoire s'agrandit, en s'appropriant les principes du droit des nations (jus gentium). Quant à la partie critique du Cours, on doit signaler (t. Il) une vive censure de la loi française qui déclare nulle la vente de la chose d'autrui; une théorie neuve des dommages et intérêts, de l'^rr^r et des arrhes^ une explication claire de la Htterarum obligatio, de nouvelles données sur les contrats innommés, etc. ('). L'ouvrage de M. Maynz, approprié aux besoins de l'enseignement en même temps qu'il peut être consulté avec fruit par les savants et par les législateurs eux-mêmes, a obtenu dans les pays étrangers, notamment dans le midi de l'Europe et au Brésil, un succès considérable. Plosieurs Universités l'ont adopté; mais cette circonstance même a eu pour effet de le rendre assez rare , et il est grand temps que la troisième édition voie le jour (*).
Morfen (ChAHLES-JACQ.-ÉdOUAIU)),
fils de Charles (v. l'art. €h. Morben), né à Gand le 2 décembre 1833, a été élevé à Liège, où la réorganisation universitaire de 1835 amena son père. Dès sa plus tendre enfance, il prit goût aux sciences naturelles, dont il entendait
B. A un point de vue plus général, mauvaises habitudes d'étudier, et finalement absence complète d'utilité quanta la philosophie et à la raison des lois. — A part ces désavantages inhérents à la méthode, hfttons-nous d'ajouter que l'onvrago de M. Ortolan, dans ses deux dernières éditions au moins, se recommande par de très-grands mérites.
( « ) Revue trimestrielle, t. XXVIU, p. 384. — Y. aussi, sur le livre de M. Mayoz, le t. XIII du' même recueil, p. 359 et suiv.
( * ) Doctrina Pandectarum,
( * ) E. de Holinari, art, cité.
(M V. la Belgique judiciaire au S3 mai 1858, etc.'
MOR
parler tous les jours. Cb. Morren venait lui-même le prendre tous les jours à récole Lenoir et Malchair, et Ton remontait la colline Boul-li-cau, en compagnie de H. Clément Cbapuis, alors étudiant, en devisant de plus belle. Au Collège St-Servais, il fit ses humanités, mais trouva aussi le temps de former des collections de papillons et d'insectes de toute sorte, et de s'occuper de peinture. Il y gagna l'esprit d'ordre et de méthode; le dessin développa en lui l'esprit d'observation ; les mathématiques et le jeu d'échecs lui apprirent la logique ; il connut enfin le prix du seif-help. Le 17 janvier 1849, il se fit inscrire à la Faculté de philosophie de l'Université, avant d'avoir achevé sa rhétorique: il croyait, à tort, que cette inscription le dispenserait de l'examen d'élève universitaire. Le 51 octobre, il entra décidément à l'Université, muni du diplôme de rigueur. Quand il fut candidat en philosophie (15 avril 1851), son père Teuvoya en droit, songeant à le lancer plus tard dans la carrière politique. Il rédigeait le matin ses cahiers dlnstitutes, mais l'après-midi il courait au bois : Ch. Morren dut consentir à laisser son fils suivre ses propres traces. Le droit fut donc abandonné pour les sciences naturelles (octobre 1851).
Un jour le jeune étudiant apprend que l'Académie royate de Belgique vient de mettre au concours une question sur la coloration des végétaux: travaillez ! lui dit son père. 11 travailla un an, tout seul, et il vainquit. Ce fut des mains paternelles qu'il reçut, en séance solennelle, la médaille de vermeil (16 décembre 1852). Ce premier succès doubla son ardeur; il suivit Dumont dans ses courses géologiques, MM. de Koninck , Cbandelon et Is. Kupflerschlaeger dans leurs laboratoires, composa des herbiers de la flore rurale, etc., et subit avec grande distinction l'examen de candidat. Il assista pendant cinq ou six ans aux leçons de son père, s'initia en même temps à la géologie et à l'astronomie , disséqua des animaux et apprit à travailler au microscope. En
1854-1855, il se fit inscrire à la candidature en médecine. La santé deCh. Morren était déjà ébranlée : il pressentait un malheur... le jeune homme avait 21 ans (fév. 1855) et n'était pas encore docteur lorsque la catastrophe éclata. 11 fallut changer de plan, s'installer dans le bureau du malade, se charger tout à la fois de son enseignement, de ses publications, de ses affaires. M. Ed. Morren suffit à toiU et reçut de MM. Quetelet, de Selys, Kickx, Martens, d'Oroalius et Gachard (devenu plus tard son oncle) les plus honorables encouragements. Dès le 8 mars, il avait été autorisé par M. Piercot, alors ministre de l'intérieur, à monter dans la chaire de Ch. Morren :
ses anciens condisciples lui firent une cordiale ovation quand il y parut. Le
7 avril suivant, le jury le proclama docteur en sciences naturelles (avec grande dislinction : examen approfondi sur la botanique et la chimie organique). Un créditlui fut alloué pour faire un voyage scientifique en France et en Allemagne ; il alla visiter l'Exposition universelle et les jardins botaniques : Brongniart , Decaisne, Godron, Fée, Treviranus l'accueillirent avec sym|)athie. Son autorisation d'enseigner fut renouvelée d'année en année ; mais on lui imposa, comme condition d'une nomination définitive, l'obligation de subir l'examen de docteur spécial. Il n'hésita pas : le
8 mai 1858, la condition se trouva remplie. Il crut devoir se présenter devant l'Université de Gand. Sa dissertation traite des feuilles vertes et colorées ; pour texte de sa leçon publique, il choisit la j^/an/e, considérée au point de vue physiologique (*). Ch. Morren fut déclaré émérite le 1 1 octobre suivant ; le nom de son fils figura dès lors au programme des cours; mais la nomination de M. Ed. Morren se fit attendre jusqu'au 51 déc. 1861.11 fut et est resté chargé du cours de botanique. En 1862-65 et en 1865-64, il a fait (dans la Salle académique) un cours public de physiologie végétale dans ses rapports avec la culture; il a également donné, en 1864, des leçons hebdomadaires sur la floraison
(*) V. le Journal de Gand du 10 nai 1858.
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et la fructification des végétaux. Il a joint à son cours académique des dé* monstraUons d*anatomie et de physioiogievégétale au microscope.et organisé des excursions sur divers points du pays, pour étudier la flore ruale. Il a cxinsacré tous ses soins à la création d'un Musée de botanique ; comme les autres grands centres d'instruction, Liège doit avoir, selon lui , ses galeries de botanique. Les tendances de M. Ed. Morren sont pratiques en même temps que scientifiques: soit qu*il enseigne, soit qu'il s'occupe d'enrichir et de développer le Jardin botanique de la rue Louvrex, il s'intéresse aux questions horticoles, à l'acclimatation des végétaux , à l'influence de la lumière et des circonslances de toute espèce sur les variations des plantes ; d'autre part, il aborde ces curieuses questions au point de vue théorique , et s'élève à l'occasion aux hauteurs de la philosophie de la science. Il a beaucoup voyagé dans ces dernières années et assisté k nombre de Congrès ; îl a fait partie du jury de plusieurs grandes Expositions, et acquis ainsi une expérience précoce. Il a été le pro^ moteur et le secrétaire-général de l'Exposition organisée à Liège, en 4^56 (24-51 août), par les Sociétés d'horticulture de cette ville (réunies), k l'occasion du ^'anniversaire de l'inauguration de Léopold 1'^ ; ii a contribué énergiquement à l'établissement de la Fédération des Sociétég horticoles de la Belgique , dont il est également secrétaire-général depuis le 5 mai 18f»9, date de la fondation de cette institution (*), Secrétaire -fondateur de la Société royale d'horticulture de Liège, membre fondateur de la Société royale de Botanique de Belgique , secrétairegénéral du Congrès international de pomologie à Namur (1862), ancien secrétaire-général et l'un des fondateurs de la Société royale d'acclimatation
de Liège , membre du jury de l'Exposition universelle d'horticulture à Bruxelles (24 avril 4864) et secrétairegénérai du Congrès international tenu k cette occasion (*); délégué da gouvernement auprès du même Congrès , tenu l'année suivante k Amsterdam, président de la X' classe du jury; vice-président du Congrès et secrétaire de la section de botanique ; délégué id. k l'Exposition internationale de Cologne (i8G5); au Congrès des botanistes et k l'Exposition d'Erfurt (id.); au Congrès des botanistes à Loadres (mai 4866), et nommé vice-présideot honoraire ; membre -secrétaire de la Commission belge pour l'Exposition universelle d'horticulture à Paris(4 867), ensuite membre suppléant du JU17, rapporteur-général du 9« groupe (horticolture), par suite collaborateur du grand Rapport rédigé sous la direction de M.
Michel Chevalier (88* classe : plantes de serres) , et délégué officiellenient pour réunir à l'Exposition universelle des collections destinées aux Musées de Belgique (^); indépmidamment de toutes ces fonctions, publiciste adif comme son père, M. EUl. Morren peut hardiment accepter la devise : nuniiwm oiiosus^qui lui est attribuée par lettrespatentes de l'Acad. Léop. Car. des Curieux de la nature. Indépendamment des Sociétés prémentionnées, il fait partie, k titre de membre honoraire, titulaire ou correspondant, des compagnies suivantes {*) : Cercle pratique d'horticulture et de botanique du Havre ; Soc. royale d'horlicullure de Namur ; Conférences horticoles de Liège (du Conseil d'administration); Soc.
d'horticulture de Florence; Soc. d'horticulture de Prusse (à Berlin); Soc.
botanique de France ; Soc. des se. naturelles de Strasbourg; Soc. d'bortic.
et d'arboriculture d'Autun ; Soc. flamande de botanique, à Anvers; Soi*.
(M Sept vol. des Buileiius ont paru jusqu'ici par SCS soins ; deux Congrès înternationaux ont éié tenus.
(') Ce Congrès a tenu annuellement une session depuis lors, dans différentes capitales; en 4865, à Amsterdam; en 4866, à Londres^ en 4867, à Paris.
(') M. Ed. Morren est en outre délégué pour faire parlio de la Commission belge de i'e^^position horticole internationale qui vieot de s'ouvrir à Saint-Pëtersbocrrg (de i860).
( * ) Nous citons les diplômes par ordre de dates (1856-1867).
MOR
iiO|). d^borticttHure de St-Pétersbourg ; Soc. industrielte d'Angers; Soc. royale de Flore, à Çruxelles ; Soc. d'horiic.
du litloral, à Trieste ; Id. d'agric. et dliortic. de Tournai ; id. id. de Yerviers ; Soc. d'Emulation de Liège (secrélaire du corailé d'agric.) ; Soc. royale des sciences de Liège ; Académie royale de Belgique (classe des sciences) ; Soc. for Nargesveï, à Christiania; Soc. d'horlic. de Londres; id. d'Erfurt; Soc. des sciences, des ^vt» et des lettres du lUûoaut ; Soc. phytolofrique d'Anvers ; Soc. agricole de Gorizia (Illyne) ; Soc. Linnéenne de Bordeaux; Soc. L et R, d*hortic. de Vienne.— M. E. Morren est chevalier de FOrdre royal d*f sabellela-Calholique (6 août 1862); de FOrdre da Lion Néerlandais (21 mai 1865) ; de rOrdre royal du Christ de Pornigal (11 nov. 1865), et de TOrdre impérial de la Légion d'honneur U janvier 1868) (').
PtBLICATIONS.
1^ (En collaboration avec Ch. Morren) : Notious élémentaires des sciences naturelles, 3* partie. Mûiêralogie. Liège, 1852, in-^8^
îf* Promenade botanique à VExpositwn univ. de 1855. Gand, 1856, in-8\
Extr. du Journal d'agriculture pratique de Belgique, t. YIH et W.
3» Rapport sur le contingent botanique à TExpos. univ. de Paris, adressé au ministre de Tlntérieur, etc. (Ann. des Univ. de Belgique, iS^^-bl, 5*' partie, p. 144-203).
4° Notice sur la vie et les travaux de JeanKickx, Gand, 1857, in-S"* (avec portrait).
5^ Journal d'agriculture pratique du royaume de Belgique, Gand, in-8<» (Les deox derniers volumes, 1857 et 1858).
6'' Collaboration à la Feuille du Cultivateur (avec M. P. Joigneaux). 1857 et
T* Description d'une nouvelle espèce é^Oncidium (0. Limminghei) introduite dans les serres du jardin botanique de
runiversité de Liège. Gaud, 1857, in-8°.
8"^ Notice sur le Veofortfm elegans R. Br., à l'occasion de sa floraison au jardin bot. de Liège pendant l'automne de 1857. Bruxelles, in-8°.
9^ Quelques considérations sur les organes des plantes, la digénèse végétale et les variétés horticoles. Gand, 1857, in-8o.
10^ Dissertation (inaugurale) ««r /(^j; feuilles vertes et colorées. Gand, 1858, un vol. in-8** (avec pi ).
il® Notice sur les changements de couleur des feuilles. Gand, 1858, in-S"".
12^ Diss. sur les feuilks vertes et colorées, envisagées spécialement au point de vue des rapports de la chlorophylle et de Terythrophylle. Gand, 1858, un vol. in-8o avec planches.
13<^ Notice sur Robert Br^nvn, Gand, 1858, in-8" favec portrait).
U*" Notice sur A.-G. GaleotU. Ibid., 1858, in-8V
15^ Documents pour servir à la bio^ graphie de Ch. Morren. Ib. 1859,in-8o.
16» Notice sur Alex, de Humboldt.
Ibid. (avec portrait).
17" Charles Morren, sa vîc et ses œuvres. Bruxelles, in-12",avec portrait (Extr. de VAnnuaire de VAcad. royale de Belgique). — "i'éôïiïoïi. Gand, 1860, in-8* (avec portrait).
18<' Floralies de Liège, 28, 50 ocl.
1860 (Annuaire de la Société d'Emulat.
de Liège, 18G1, in-12'?).
19° Météorologie de 1859 etd^ 1860, dans ses rapports avec Thorticulture.
Gand, 1861, in-8^
20*" Description et iconographie du Lamprococcus Weilbachii. Gand, 1861, in-8°, avec planches.
21*» Les arbres. Etudes sur leur structure et leur végétation, par le docteur Schacht* irad. de Tallemand par Ed.
Morren. Bruxelles, 1862, un vol. in-8".
— 2* édition (avec planches). Brux., 1864, in-8\
(' ) Il a reçu direclemeot celle dernière janvier, aux Tuileries. déeovation des mains de rEmpepeiir, le 5
MOR
22" Projet de créer un Jardin ffaccUtnatation et (Tarpérimentation des plantes et d'animaux utiles au parc de la BoYerie, à IJége (Documents, statuts, plans, etc.). Liège, 1805, în-8''.
23« Bulletin du Congrès internatiotial de pomologie à Namur, le 28 sept. 1862 et jours suiv. Gand 18G5, un vol. in-8^
24** La lumière et la végétation (conférence). Gand, 1865, in-8«).
25° Souvenirs d'Allemagne (août et septembre 1864). Gand, 1865, in-8^
26« Remacle Fusch, sa vie et ses œuvres (Discours). Bruxelles, 1864, in-12o (Extr. du Bulletin de VAcad, roy, de Belgique).
27o Rapport concernant une notice de J.-J. KIckx sur les Ascidies tératologiques (fd. Ibid.).
28« Bulletin du Congrès international d'horticulture tenu à Bruxelles du 24 au 26 avril 1864. Gand, 1864, un vol. in-8°.
29* Détermination du nombre des stomates. Brux. 1864, in-8o (Extr. du Bulletin de T Académie).
50"* Panachure et duplication. Amsterdam, 1865, in-8'' (Bulktin du Congrès de botanique).
51° U.-M. Gaede , sa vie et ses œuvres. Gand, 1865, in-8'» (avec port.).
52° Le Congrès et V Exposition universelle d'Amsterdam (7-12 avril 1865).
Gand, 1865, in-8°.
55° L'enseignement de la botanique en Allemagne. Gand, 1865, in-8°.
34° (Anonyme). La question universitaire. Gand, 1865, in-8°.
35° Hérédité de la panachure- Brux., 1865, in-8° (Bulletin de V Académie).
36° Etienne Dossin, botaniste liégeois. Gand, 1865, in-8».
57° L'acclimatation des plantes. Ibid*
38° Chorise du Gloxinia specidia pélorié. Bmxelles 1865, in-8°. (Bulletin de VAcad.).
59^ Pierre Caudenberg, sa vie et ses œuvres. Gand, 1866, in-8°(avec port.).
40* Recherches expérimentales pour déterminer Vinlluence de certains gaz industriels, spécialement du gaz adde sulfureux, sur la végétation. Londres, 1866, in-8°, avec pi. (dans le Report ofthebolanicalcongress.Lonùves,\%^).
41° Culture des /leurs en appartement (conférence donnée à la Sociéié d'Emulation de Liège, le 12 mars 1866). Gand, 1866, in-8o.
42" La duplication des /leurs et la panachure du feuillage. Gand, 18G7, in-8'>.
45° Plan des serres et des constructions du jardin botanique de l^ Université de Liège. Gand, 1867, un feuillet in-8«.
44^ L'origine des variétés sous /ïii- /tuence du climat arti/iciel de^ jardins; fragments de philosophie horticole.
Genève, 1867, in-8° (Dans les Archives des Sciences physiques, juin 1867).
45° La Belgique horticole^ revue de botanique et d'horticulture (chaque année un vol. in-8°, avec pi, coloriées et portrait). Gand. Annoot-Braeckman, 1855-1867, 13 vol. in-8o.
La collection complète forme 17 volumes. — il a paru deux volumes d'une traduction espagnole de ce recueil, sous le titre : La Espana orticola. -^ La Société impériale d'horticulture de France (à Paris) a décerné une médaille d'or à la Belgique horticole, en juin 1856.
46° F/om/ie« de iVamtfr(Dix rapports annuels). Namur, 1855-1866, in-8°.
47° Chiix de graines récollées nu Jardin botaniq.de V Université de Liège, catalogue annuel, in-8° (depuis 1855}.
48° Revue générale de Vétat et des progrès de l'horticulture belge^ Gand, in-8o, (Public, annuelle, depuis 1859).
49° Bulletin de la Fédération des Soc. d'horticulture de Belgique. Gand, 1860-1868, huit vol. in-8°.
50° Bulletin de la Société royale d'hort, de Liège. Liège, 1860-1867, in-8° (celle publication compte jusqu'à présent 5 volumes).
51° Plantes de serres. Paris, Paid Dupont, li>67, ln-8°.
Fait partie de la collection des Rapport»