‹ Liber memorialisChapitre 27 sur 336 · XXXVI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXXVI INTRODUCTION

Qu'il y eût quelque chose de suranné dans l'emploi du latin, par exemple, et dans Thabitude prise par quelques professeurs de dicter des pourquoi et des parce que^ nous aurions mauvaise grâce à le contester; mais il faut se reporter à cinquante ans en arrière et se rappeler qu*en dehors de l'ancienne il/mama^^, on n'avait jamais possédé en Belgique un enseignement supérieur. Si l'Université eût pu rester calme, nul doute qu'elle n'eût répondu graduellement à l'attente générale : mais que faire en présence du trouble des esprits ? On ne peut s'étonner que d'une chose : c'est qu'avec tous les obstacles qui l'ont enrayée , elle ait pu former autant d'hommes d'élite dans tous les genres. Que ceux qui sont bien au courant du mouvement intellectuel de notre pays depuis la chute de l'Empire se donnent la peine de parcourir les listes annexées au présent volume: nous nous inclinons d'avance devant leur verdict.

Avant d'en finir avec la période hollandaise, il nous faut dire quelques mots d'une institution que la législation nouvelle a fait disparaître : nous voulons parler du Collège des curateurs, dont le règlement de 1816 avait fait la première autorité académique (*). Ses attributions,

( ^ ) L'art. 469 du règlement organique était ainsi conça :

« Les fonctions et le pouvoir confiés aax curatear» sont :

io Le soin de surveiller la stricte observation de tous les règlements et arrêtés sur la haute instruction et surtout le présent règlement ;

99 Le soin de veiller à ce que toutes les branches de l'enseignement soient et restent confiées à un nombre suffisant de professeurs ;

30 Le soin de veiller à la conservation de tous les bâtiments académiques, collections, cabinets, et de tout ce qui appartient directement ou indirectement à l'Université;

4<> Le soin de former, d'arrêter, de modifier ou étendre toutes les instructions des employés qui dépendent de l'Université. L'avis du Sénat sera demandé lorsqu'il s'agira des appariteurs; l'avis des directeurs des collections ou cabinets, lorsqu'il s'agira des personnes qui y sont employées, et enfin celui du professeur de botanique, lorsqu'il s'agira des employés du jardin botanique ;

ti^ La surveillance des finances de l'Université, ainsi que de la bonne administration des legs ou donations, qui pourraient être faits en faveur des Universités, excepté seulement les donations ou legs dont l'administration serait confiée spécialement par le fondateur à quelque autre collège ou à des particuliers ;

60 La formation d'un budget annuel où doivent être portées toutes les dépenses présumées nécessaires pour l'année suivante, afin que, par là, déduction faite des revenus particuliers de chaque Université, si elle en a , on puisse fixer le montant de ce que le trésor public devra fournir en faveur de l'Université. Ce budget sera envoyé pnr eux au commissaire général de Tinstruclion, des arts et des sciences, pour être soumis par lui avec ses considérations à l'approbation du roi, et, après avoir été approuvé par S. M., servir de règle pour les dépenses à faire pour chaque Université , et dont le soin est confié au département susdit ;

70 La formation d'un rapport annuel et détaillé de l'état de l'Université , lequel rapport.

INTRODLCTION. X.XXVII

très - importantes et très -étendues, embrassaient l'administration générale de rUniversité. Il n'exerçait d'ailleurs aucune surveillance sur les professeurs ; chacun demeurait responsable de son enseignement. Sans méconnaître les services rendus par ce Conseil, on jugea convenable, en 1835, de le remplacer par un fonctionnaire unique investi de pouvoirs relativement restreints ; Taction du gouvernement sur les Universités devint plus directe et plus immédiate, sans entraver d'ailleurs la liberté de la science (M.

Les curateurs devaient être choisis parmi les personnes distinguées autant par leur amour pour les lettres et les sciences, que par le rang qu'elles occupaient dans la société (art. 164 du Règlement de 1816). La liste suivante atteste qu'ici le gouvernement hollandais ne saurait être accusé d'intolérance. On doit lui rendre cette justice que, sans avoir égard à leurs opinions personnelles, il n'accorda sa confiance qu'à des hommes qui en étaient réellement dignes. Les curateurs de l'Université de Liège jouirent jusqu'à la fin de la considération générale, et l'on peut dire qu'ils contribuèrent beaucoup à maintenir la concorde entre les membres du corps enseignant. Furent nommés en 1817 :

Le comte de Liedekerke, gouverneur de la province, prérident du Collège ;

Le baron C.-H. de Broich, membre de l'ordre équestre de la province de Liège;

avaoi le commencemeiit de chaque année acadëmicnie, devra être envoyé par eux au département de nnstmctiott, des arts et des sciences ;

8» Enfin, ils prendront à cœur tout ce qui, selon leur avis, pourrait contribuer & entretenir ou à augmenter le bien-être et l'honneur de TUniversité, dont ils ont la surveillance. »

Une chaire venait-elle k vaquer, les curateurs proposaient au gouvernement deux candidats et indiquaient les raisons qui avaient motivé leur choix; iU formulaient aussi leur avis sur la création de chaires nouvelles, sur la suppression ou la division de certains cours, etc. Enfin, ils distribuaient les bourses d'études après avoir pris l'avis des Facultés et au besoin soumis les postulants à un concoiurs. — ils avaient chaque année deux réunions ordinaires, en octobre k cause du changement de recteur, en juillet pour dresser le budget de Texercice suivant : en dehors de leurs sessions, le président et le secrétaire expédiaient les aflifiires courantes. Le mandat de curateur était gratuit , sauf des jetons de présence. Deux cinquièmes seulement des membres du collège pouvaient être choisis en dehors de la province où l'Université était établie : on leur allouait des frais de voyage. Le président de la Régence municipale de chaque ville universitaire faisait partie de plein droit du collège des curateurs pendant la durée de sa dignité (art. 467).

{* ) V. le Rapport de M. NonOMB, i. I, p. cxlvi.

XXXVIII ixTRonicTiox.

Hilarion-Noêl, baron de Villenfagne d'Ingihoul, membre des Etats de la même province, correspondant de Tlnstitut des Pays-Bas (M ; D. de Hélotte d'Envoz, bourgmestre de la ville de Liège (' ) ;

{*) Le baron de Villenfagne, oé à Liëge en jnin i7K3 et mort dans la même ville le 93 janvier 4826, a laissé un nom comme historien. Plus instruit que la plupart de ses compa* triotes, il revint de France, ses études achevées, épris d'une belle passion pour les lettres en général et plus particulièrement pour les recherches historiques. Il débuta par une édition des Oeuvre» du baron de Walef, poète liégeois du siècle de Louis XIV, estimé de Boileau lui-même et trop oublié depuis. Il fut un des promoteurs les plus actifs de la Société tf Emulation et l'un des collaborai eurs de Y Esprit des journaux. Insensiblement son attention se concentra sur les choses liégeoises; il mit au jour, en 1788, des Mélanges de littérature et d'histoire^ où Ton remarqua un Euai sur Noiger, une notice sur Tauteur du Miroir des nobles de ta Henbaye et une étude sur les guerres d'Awans et de Waroux, qui ensanglantèrent notre pays au XIll» siècle. Les fonctions publiques auxquelles il fut appelé ne le détournèrent pas de son but, qui était surtout d*étndier à fond la constitution politique de notre ancienne principauté. En 4792, étant bourgmestre, il fit paraître ses Recherches sur tordre équestre ; l'année suivante parurent ses Eclaircissements sur Raës de Dammartin, chevalier français, deux écrits estimables, mats (lubliés ft une époque où Ton ne s'intéressait guère à ces sortes de aigets. Villenfagne émigra ; sa riche bibliothèque, qu'il avait emportée avec lui, fut brûlée à Dusseldorf, où les Français avaient jeté quelques bombes. Il rentra dans sa patrie dès qu'il le put et se retira dans son cbêteau d'Ingihoul sur-Meuse, pour se consacrer tout entier ù l'éducation de ses enfants et à ses études chéries. Il mit sous presse en 4803 V Histoire de Spa (2 vol. in-42o,\ où il soutint, contre le docteur de Limbourg, la prétention de Tongres à posséder la véritable fontaine de Pline. Les Essais critiques sur C histoire civile et littéraire de la ci-devant principauté de Liège (4808), les nouveaux Mélanges (4840), enfin les Recherches sur l'histoire de la môme principauté (4817), acquirent à Villenfagne un crédit considérable comme érudit et comme critique. Sur ces entrefaites, il était sorti de sa solitude pour accepter le double mandat de membre de la Députation des Etats et du Collège des curateurs de l'Université. « Son affabilité, son esprit de justice et son désir d'obliger, dit Ch. de Chèuedollé, son biographe, le firent chérir de tous ceux qui eurent des relations avec lui. » Il n'avait jamais pu se rallier aux idées modernes: mais il respectait autant les opinions d'autrui qu'il tenait aux siennes; sa loyauté était absolue et la passion ne dictait point ses jugements : on n'en remarquera pas moins que Guillaume 1 ne fut pas exclusif dans le choix des personnes qu'il attacha ù notre Université. — M. de Gerlache tient en haute estime les travaux de Villenfagne; il lui reproche seulement de n'avoir en quelque sorte travaillé que pour les auteurs et pour les savants. L'historien liégeois fut reçu à l'Académie de Bruxelles en 4816 : le t. II des Nouveaux Mémoires de cette compagnie contient un travail de lui, Sur la découverte du charbon de terre dans la principauté de Liège, On cite encore sa notice sur un beau MS. de la vie de St-Hubertj qui a appartenu à Philippe-le-Bon, duc de Bourgogne (Extr. du Courrier de la Meuse, n» du 24 septembre 4825), et quelques éloges d'artistes, discours, etc. lus dans les séances publiques de la Société d'Emulation. Il travailla pendant plus de trente ans à une Biographie liégeoise : cette œuvre considérable est restée inédile. — V. Ch. de Chènedollé, Notices nécrologiques sur G.-J,-E, Ramoux et sur H.-N. baron de Villenfagne. Liège, Desœr, 4826, in-8* (partiellement reprod. dans la Diogr, liégeoise de Bec-de-Lièvre, t. l).

( ') Denis-Marie, chevalier de Mélotte d'ENVOz, né ^ Liège le 26 novembre 4780, mourut à son ch&teau d'Envoz le 47 mai 4856. 11 avait commencé ses études en Allemagne pendant l'émigration; il les acheva dans sa ville natale, à l'Académie anglaise. Successivement maire de Couthuin, membre de la commission municipale qui administra Liège de 4844 à

IMnODLCTION. XXXIX

F. Rouveroy, membre des Etats provinciaux et conseiller communal à Liège (');

1817^ bourgmestre de la même ville de 4847 â 48S4 avec de Bex et A. Lesoinne, puis seul chef de la eommooe jusqu'à la révolution, et depuis 4830 membre des Etats provinciaux, enfin député ^ la seconde Chambre, il se distingua par un attachement à ses devoirs et par une loyauté à toute épreuve, dont ses adversaires politiques ont été les premiers à faire réloge. Sincèrement dévoué à la maison de Nassau, il n'en déplora pas moins, d'abord en secret, puis ouvertement, la marche que le roi Guillaume avait fini par imprimer aux affaires. « Consulté par le prince d'Orange qui l'aimait et faisait grand cas de sa haute probité et de son caractère loyal, il ne lui cacha point son opinion et alla jusqu'à dire à l'héritier du trône néerlandais : Prince, le roi vient par les dernières lois de se désaffectionner ie cœur de tous les Belges ; si ces lois ne sont retirées ou profondément modifiées, j'ose prédire à V. A. R, une révolution dans un très-prochain avenir, — L'avenir était proche en effet. Moins d'une année après, en sortant pour la dernière fois de son cabinet à Anvers, le prince d'Orange trouva sur son passage le député- bourgmestre de Liège, môle à quelques serviteurs fidèles. L'àme de de Mélotte se peignait tout entière sur son visage. Le prince rétrcignit en passant et laissa tomber ces paroles : Vous me tav*ez dit et vous aviez bien raison! (Cl. Capitaine, Nécr, liégeois pour 1856, p. 38). De Mélotle resta fidèle au gouvernement déchu, mais déclina toutes les oflVes brillantes qui lui furent faites en Hollande; il 5e retira dans son château et n'en sortit plus. C'est sous son administration qu'ont été créés à Liège l'Université, l'Ecole roy. de musique, l'institut des sourds-muets et des aveugles,etc. (V. la Gazette de Liège du 8 juillet 4856).

{ ' j Le nom de Frédéric Rodveroy est un de ceux dont s'honore la littérature nationale ; ajoutons que celui qui le porta ne fut pas («eulement un poète, mais un excellent citoyen, tout dévoué à la chose publique et en particulier à l'instruction des masses. En mettant son Eloge au concours, la Société d'Emulation ne se montra pas seulement reconnaissante envers un de ses bienfaiteurs, elle remplit un des premiers devoirs que lui impose sa charte. — Rouveroy naquit à Liège le 49 septembre 1774 et y mourut le 4 novembre 4850. Il fit ses études au Collège de sa ville natale jusqu'au 18 août 4789, jour où éclata la révolution liégeoise. Son père, greffier des Etats, le destinait au barreau; la vocation lui manquant, il résolut d'aller étudier la médecine à l'étranger. L'approche des Français ayant déterminé ses parents à passer le Rhin, il les suivit en Allemagne le SI juillet 4794. C'est pendant cette période d'exil volontaire que se développa son goût pour la poèsio. Il était né fabuliste: l'apologue répondail d'ailleurs à sa préoccupation dominante; il voulait éclairer le peuple pour le rendre meilleur. Rentré dans son pays en 4795, il eut l'occasion d'administrer des communes rurales; il se hâta d'y réorganiser l'instruction primaire et d'y propager la vaccine. Nommé adjoint au maire de Liège en 4808. ensuite èchevin de l'instruction publique pendant 31 ans. Il eut l'occasion, sans dire adieu aux muses, d'exercer sa propagande sur un plus grand théâtre. Au milieu du tracas des affaires, il trouva le temps de compléter le recueil de ses charmantes Fables, et d'écrire toute une série de petits livres populaires qui obtinrent le plus légitime succès. Le Uanuel des plantations, l'Emploi du temps, M Valmore ou le maire du village, XEssai de physique rappellent les entretiens de Maître Pierre et ne sont pas trop indignes du Bonhomme BichardXe Petit fio««N, ouvrage destiné à combattre les préjugés populaires, prit place dès son apparition parmi les meilleures productions du genre. Il eut éditions sur éditions, et jusqu'à l'honneur d'être contrefait en France. L'administration commnni.le de Liège l'a fait réimprimer à ses frais dans ces dernières années encore, pour nos écoles communales. — Rouveroy se retira de la vie publique en 48vU), et ne s'occupa plus guère que de littérature. L'ancien Théâtre du Gymnaué^xM sa propriété ; il fut naturellement amené à s'intéresser à l'art dramatique ; il publia même (sous Tanonyme) un livre intitulé : Scénologie de Uége (v. J. Delecourt, Dict. des anonymes.

XL 1NTR0ULCT10>'.

J. Walter, membre des Etats de la province de Namur, Inspecteur de l'Université, secrétaire du Collège (* )• 0. Leclercq, conseiller d'Etat C*), remplaça le baron de Villenfagne,

Qo 3!299). La Revue de Uége (v. Tart. Vak Hulst) contient un grand nombre de pièces de vers de Rouveroy. datant de cette seconde partie, de sa vie. — L'enseignement moyen, comme l'enseignement primaire, se ressentit de la vigilance éclairée de cet homme d'élite. A rUniversilé, il fut un des membres les plus influents du Collège des curateurs ; sans être un savant, il prisait haut la science, mais il lui assignait avani tout un but pratique. Ce n'était pas au reste un utilitaire à vues étroites ; disciple de Franklin, il était en même temps poète; un idéal de l'ordre le plus élevé planait au-dessus de ses théories américaines. — V. Bec- de- Lièvre, Biogr, liégeoise, t. U (supplément).

(*} V. ci-après, coi. i.

(*) Olivier Leclercq, né à Hervé le 31 décembre 4760, mourut à Bruxelles le i novembre 4 84S. il fit ses humanités en àllemagne, sa rhétorique au Collège Thérésien de Hervé, puis se rendit à Louvain pour y étudier la théologie. H n'avait pris ce dernier paru que par déférence pour son père : il y renonça au bout de deux ans pour s'attacher à la jurisprudence, et se flt recevoir docteur en droit civil et en droit canon. Etabli ensuite comme avocat dans sa ville /latale, il joignit bientôt à sa profession les fonctions, compatibles avec elle, de juge à la Chambre des domaines et tonlieux. La révolution française et la conquête de la Belgique ayant amené la suppression du duché de Limbourg et de ses tribunaux, Leclercq se vit forcé de s'établir à Liège. Il s'y était fait une position distinguée au barreau, quand le premier consul Bonaparte, réorganisant le personnel de toutes les institutions et y appelant les notabilités de chaque département, le nomma président du tribunal de première instance. 11 hésita d'abord et finit par accepter. C'est dans l'exercice de ces fonctions qu'il eut l'occasion d'émettre un vote sur le Consulat à vie, puis sur l'Empire : il se prononça contre l'un et l'autre. \\ occupa plus tard un siège de juge au tribunal d'appel de Liège ; la réorganisation décrétée le 20 avril iSiO lui valut le poste de premier avocat-général près la Cour impériale, qu'il occupa jusqu'à l'arrivée des armes étrangères et la chute de l'Empire en 4844. Dans l'intervalle, il avait été présenté deux fois par les électeurs de Liège comme candidat au Corps législatif. N'ayant pas cru pouvoir, avant qu'un traité de paix ne l'eût délié de ses serments, continuer ses fonctions de magistrat au nom des puissances alliées, il fut tenu pour démissionnaire. Il reparut alors au barreau; sa clientèle commençait à se reformer, lorsque le roi des Pays-Bas le nomma membre de la Commission chargée de réviser la loi fondamentale en vigueur dans les provinces septentrionales, pour la rendre applicable au royaume tout entier. Cette mission le retint trois ou quatre mois à La Haye. Peu de jours après sa rentrée à Liège, un arrêté royal le nomma procureur-général près la Cour supérieure de justice de cette ville. Au mois de février 4846, une nouvelle mission l'appela à Paris, oîi les traités de 4814 et de 4812S avaient institué un tribunal d'arbitres, à l'effet de prononcer sur les contestations qui s'élèveraient entre les commrssaires français et étrangers, réunis pour liquider les créances des sujets des pays auparavant conquis par la France envers ce pays. Leclercq ne put revenir à Liège qu'en 4848; il y remplit les fonctions de procureur-général et de curateur de l'Université jusqu'en 4829, date de sa nomination de conseiller d'Etat en service ordinaire. En cette qualité, il dut résider alternativement, d'année en année, à Bruxelles et à La Haye. Député à la seconde Chambre des Etats-généraux de 4895 k 4829, Il prit une part très-active aux travaux de celte assemblée , ainsi qu'aux études de la Commission chargée, par arrêté royal du 43 avril 4828, de réviser les lois organiques de l'instruction publique. Les événements de 4830 ne permirent pas à cette Commission d'aboutir et mirent fin du même coup k la carrière publique d'Olivier Leclercq. Lorsqu'éclata la révolution, il était retenu & La Haye par ses devoirs de conseil-

Page 1