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INTRODUCTION. XLI

décédé en 1826. Si les événements n'avaient pas interrompu ses travaux, on peut affirmer que cet honorable magistrat, aussi lettré que judicieux, aurait exercé, sur la législation de renseignement supérieur, la plus heureuse influence. Nous renvoyons le lecteur aux rapports qu'il rédigea comme membre de la Commission de révision nommée en 1828. Ils ont été insérés dans le recueil des actes de la Commission, publié à La Haye en 1830, in-fol. Bien que le bourgmestre de Liège, Louis Jamme (M» successeur

ler d'Etat. En cette qualité, avec ses collègues belges, il accompagna l'héritier présomptif à Anvers, où ce prince essaya vainement, comme on sait, de s'entendre avec les chefs du monvement ; les conseillers d'Etat qui appartenaient à nos provinces rentrèrent alors dans leor patrie. Olivier Leclercq obtint une pension de retraite et passa le reste de ses jours dans la vie privée à Bruxelles, où sa famille était établie. — On lui doit un ouvrage considérable intitulé : Le droit romain dans ses rapports avec le droit français tt les principes des deux législaiiotu (Liège, 4840, 8 vol. in-S") ; une Lettre du clergé catholique des provinces septentrionales du royaume des Pays-Bas au clergé catholique des provinces méridionales (4845); enfin, une brochure contre l'union des catholiques et des libéraux. Olivier Leclercq n'était pas seulement un profond jurisconsulte ; il possédait aussi des connaissances étendues en littérature et dans les sciences historiques, philosophiques et politiques. Il avait pour maxime principale de ne jamais prendre de résolution de quelque importance sans avoir la certitude de pouvoir sûrement en soumettre les raisons à l'approbation publique. — II a laissé deux fils qui suivent dignement ses traces ; l'aîné, procureur-général à la Cour de cassation, membre de l'Académie royale de Belgique, vice- président du Conseil de perfectionnement de l'enseignement supérieur, a rendu d'éminents services au pays à ces divers titres ; d'autre part, membre actif de la Commission chargée de publier les monuments de notre ancien droit, il a récemment édité les Coutumes de Luxembourg et de Chiny, Son frère, général du génie, est actuellement directeur des fortifications d'Anvers.

( * ) ZAmbert Jean- Louis JAmiE, né à Liège le 45 octobre 4779, y mourut le 4 S février 4848, après avoir fourni une carrière utile et laborieuse. La mémoire de Jamme est restée chère aux Liégeois; son nom est synonyme de bon citoyen, d'administrateur éclairé et dévoué au bien général. Jusqu'en 4830, rien de plus paisible et de plus étranger aux affaires publiques que sa vie. II faisait le commerce par raison et consacrait ses loisirs à la peinture, qu'il avait apprise sans maître. C'était chez lui une véritable vocation intime et passionnée ; s'il n'avait eu une jeune famille à élever, nul doute qu'il ne s'y fût adonné enUèrement et qu'il n'eût pris rang parmi nos premiers paysagistes. Après bien des années d'interruption, la bonne et fructueuse impulsion donnée ^ ses affaires loi avait cependant permis, au commencement de 4830, de remettre un tableau sur le chevalet. Il s'était construit un atelier dans les combles de sa maison de campagne de Fragnée ; il y passait avec bonheur toutes les heures qu'il pouvait dérober k ses occupations ; la révolution le trouva le pinceau à la main ; c'est dire qu'il ne fut pas, comme on l'a quelquefois prétendu, Tun des auteurs du mouvement. Il ne s'y mêla que dans des voies d'ordre et d'humanité, et seulement quand la sécurité publique fut compromise. Le S7 août 4830, il prit le commandement d^une compagnie de la garde bourgeoise ; le mois suivant, il conserva le même grade dans la garde urbaine. Pendant toute la crise, il vécut pour ainsi dire sur la place publique ; partout où il y avait des excès à prévenir» on pouvait être sûr de le rencontrer. Le 3 septembre, il était au pillage des magasins d'armuriers, tout occupé d'empêcher les actes de violence et de sauvegarder les légitimes intérêts de la propriété. La foule, qui

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