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INTRODUCTION. XLV

rites. Le corps enseignant de Liège resta composé de 9 professeurs ordinaires, de S professeurs extraordinaires et de 4 lecteurs.

En vain la régence de Liège, soutenue par un grand nombre de membres du Congrès, réclama contre la suppression de la Faculté de philosophie; le gouvernement provisoire déclara sa résolution irrévocable. Gomme ses sœurs de Gand et de Louvain, notre Université aurait été obligée de fermer ses portes, si quelques professeurs ne s'étaient associés pour fonder une Faculté libre ( '). Les bâtiments universitaires furent mis à leur disposition; on ne voulait rien brusquer. Ge fait atteste, selon M. Thonissen ('), la puissance et la fécondité du principe de la liberté de l'enseignement. Nous y voyons seulement une conséquence forcée de la situation fausse oix l'arrêté du 16 décembre avait placé les Universités de TËtat. L'instinct de conservation avertissait qu'il y avait une lacune à combler; il ne s'agissait nullement d'élever autel contre autel, ce qui est le propre de l'enseignement libre proprement dit.

La Faculté libre ne pouvait prendre ce nom que parce que ses membres enseignaient sans titre officiel ; mais en fait, elle n'était qu'une annexe, une dépendance de l'Université, et elle eût été bien heureuse de perdre sa liberté.

En dépit du mérite de ceux qui la composaient, son influence fut loin d'être féconde. Les étudiants s'habituèrent à regarder comme purement accessoires les études littéraires, philosophiques et scientifiques; il s'ensuivit une véritable décadence, à laquelle l'institution des Cammiêsians (f examen fut loin de porter remède. Gette dernière innovation, par parenthèse, devait avec le temps nous engager dans un labyrinthe inextricable. Laissons la parole à M. Nothomb :

« Les élèves qui fréquentaient les Facultés libres aux dépens des Facultés de l'État conservées dans d'autres établissements, ne tardèrent pas à réclamer la nomination de Cornmission» (Texamen^^m devaient être chargées de conférer le grade de candidat, préparatoire, soit aux études de droit, soit à celles de médecine. Cette réclamatiou fut vivement appuyée

par les autorités communales et provinciales Du moment que le régime provisoire des

Universités était maintenu, la création de semblables Commissions, quelque mauvaise que fût celte mesure, devenait en quelque sorte indispensable. Que serait devenue l'Université de Gand, avec ses deux Facultés de droit et de médecine, privée qu'elle était des deux Facultés dans lesquelles les élèves auraient pu acquérir les grades préparatoires ? Elle courait grand risque de n'avoir plus un seul élève. L'Université de Louvain, seule en possession d'une Faculté de philosophie, si elle avait eu une Faculté de droit plus complète,

( ' ) V. lesart. de CiiÉiiEOOLLt, Dcnzinger, Fuss, Gall, RouillA, F4SSIN et Wurth, (•) Ouv,eité,U n, p. Î46.

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