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NTRODUCT JON . XL VI I

administrateur-général de Tinstruction publique. Chargé de préparer un projet de loi organique (M« il s'était rallié au système d'une seule Université, dont les quatre Facultés auraient été disséminées dans tout le pays; la collation des diplômes devait appartenir à une Commission centrale « produit de Télection. Lesbroussart avouait luimême qu*il avait été plus préoccupé de satisfaire tout le monde, que convaincu des avantages de la dispersion des écoles. Une Commission spéciale, nommée le 30 août 1831, proposa la réunion des quatre - Facultés dans une seule ville; ce nouveau projet resta dans les cartons. Une seconde Commission, nommée en 1833, fut plus heureuse: le ministre de Tintérieur approuva le travail qu'elle avait élaboré avec beaucoup de soin et d'esprit de suite, et le soumit à la Chambre des représentants. M. Ch. Rogier ne faisait qu'une réserve relative au nombre des Universités : décidément il n*en voulait qu'une ('), tandis que la Commission se pi ononçait pour le maintien de Gand et de Liège. La discussion \:e put être abordée qu'en 1835, sous le ministère deTheux('). Le système d'une Université unique fut écarté à cinq voix seulement de majorité; l'Université de Louvain fut seule supprimée, à la grande joie des évéques, qui y installèrent , sans perdre de temps, l'Université cntholique fondée à Malines en 1834. Les libéraux avancés de Bruxelles, sur ces entrefaites, avaient ouvert dans cette ville une seconde Université libre, destinée à servir de contrepoids à celle du clergé {*) : dès lors le maintien de deux Universités de l'Etat était une nécessité; dès lors aussi la question des jurys d'examen acquérait une importance capitale.

V Union des catholiques et des libéraux n'avait pas survécu aux circonstances qui l'avaicut fait naître : chacun était rentré dans son camp; on se préparait à un combat à outrance. Pour les partis extrêmes, l'enseignement supérieur était surtout un levier politique : il s'agissait avant tout de recpjter, de discipliner une jeune et ardente milice, une réserve toute prête à combler les vides qui se feraient avec le temps dans les légions parlementaires. C'est à raison de cette attitude que l'enseignement libre put prendre presque instan-

: * ) V. ci-après, cot. 4H et suiv.

( *) Elle aurait filé établie à Louvain.

(*) Le projet de la Commission de 1833 fut considérablement amendé par H. de Theux, à ce point que le système proposé le A août i835 peut être considéré comme nouveau. (*^ V. rart. Barom.

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