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INTRODUCTION. LXXV

du corps professoral n*estpas moins difficile qu'autrefois. Ce ne sont point des critiques que nous voulons formuler : mais il nous paraît utile de profiter de l'occasion qui se présente à nous, pour insister sur importance des questions qui sont encore à résoudre.

Malgré les entraves au progrès, résultant de pe que le titre III de la loi qui nous régit n'a pas encore reçu sa rédaction définitive, ce serait une erreur de s'imaginer que nous roulons le rocher de Sisyphe. Ce n'est pas seulement à raison du chifiVe de sa population qu'on peut dire de notre Université qu'elle a suivi, depuis un quart de siècle, une marche ascendante. L'arrêté du 3 novembre 1847, prescrivant l'institution de cours normaux pour les humanités, n'a fait qu'aller au devant des vœux de la Faculté de philosophie, Adèle à ses traditions. Ce sont encore ses professeurs qui entretiennent le feu sacré à l'Ecole normale, en même temps que le doctorat en philosophie et lettres, si rarement ambitionné autrefois, est régulièrement sollicité, depuis vingt ans, même par des jeunes gens qui ne se destinent pas à l'enseignement. Les diplômes de docteur en sciences naturelles et en sciences physiques et mathématiques sont aussi beaucoup plus nombreux qu'autrefois : c'est un autre fait significatif. Le cours facultatif de droit international compte un noyau d'auditeurs assidus; le diplôme de docteur en sciences politiques et administratives a cessé d'être une rareté. En médecine, non seulement le doctorat spécial (*)est en vogue, mais à peine diplômés, nos jeunes praticiens apportent leur contingent aux publications académiques et se constituent en société (*) pour s'entretenir dans l'habitude du travail scientifique et se communiquer leurs observations. La Faculté des sciences a fondé la Société royale , dont les Mémoires sont estimés dans les deux mondes. Les Ecoles spéciales ont la Revue universelle et les Bulletins de l'Association des ingénieurs. Les premiers succès des laboratoires de recherches (') sont du meilleur augure; les études physiologiques sont plus encore l'objet d'un zèle désintéressé. Il ne nous manque, en physique et en chimie surtout, que des ressources matérielles moins limitées, pour prendre insensiblement place à côté des Universités d'Outre-Rhin, où il est possible, jusque dans les plus petites villes, d'atteindre des résultats d'une immense portée.

( V V' dernière partie, p. xxix.

(* ) La Société medico-chirurgicale de Liège,

(') V. ci après, col. i047 et ii9i.

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