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portes du tombeau ; cependant U survécut à cette première attaque , contre Tattente des hommes de Tart, qui déclarèrent qu*un des organes de la respiration était entièrement oblitéré. U ne quitta son lit de douleur que pour se replonger, avec une ardeur fébrile, dans ses études meurtrières et chéries.
— « Vous voulez donc absolument vous » tuer? lui dit un de ses amis, irrité de » cette obstination presque frénétique.
» — Dieu m'en garde ! répliqua Louis : » je n'ai pas le droit de mourir avant » d'avoir laissé à ma famille de quoi » vivre. » Ainsi s'expliquait sa sincérité sublime. « Demeuré, depuis la mort » de son père , presque le seul appui » d'une mère et de sept enfants , il » semblait avoir calculé , avec calme et » précision, combien il lui fallait d'an- » nées de vie pour placer ses frères el » pour établir ses sœurs ('). » Enûnson dévouement obtint une première récompense : il fut nommé en 4855 professeur extraordinaire k l'Université de Gand, chargé des cours de statistique et de géographie physique et ethnographique. Le climat des Flandres ne convenant pas à sa santé altérée , il obtint un changement de résidence ; il entra au mois d'août 1857 dans la Faculté des lettres de Liège, comme professeur d'histoire politique moderne. Il s'y Ût estimer de tout le monde, et l'âpre franchise de son caractère ne l'empêcha pas de se faire des amis. Il touchait au comble de ses vœux, il était sur le point de parvenir à l'ordinariat , lorsqu'à la suite d'une excursion champêtre, les symptômes du mal dont il avait déjÀ souffert reparurent plus effrayants que jamais. Ses collègues voulurent le forcer au repos ; « mais ce soldat de l'intelligence , outrepassant sa consigne , refusa de quitter son poste ; et l'on peut dire qu'il y tomba sur place, pour ne plus se relever. » U mourut résigné, tranquille en apparence, mais peut-être l'Âme déchirée, pensant à ceux qu'il allait délaisser et à la science pour la- Quelle il se voyait perdu. La carrière de Dehaui fut courte, mais singulièrement bien remplie. Nous ne sachions
pas qu'il ait été affilié à d'autres Sociétés savantes qu'à l'Académie royale de Belgique, dont il fut nommé correspondant le 7 mai 1840. Il a laissé un assez grand nombre d'écrits, notamment :
1« Un Mémoire sur Iphicrate, général et orateur athénien (1827), qui allait paraître dans les Annales de rUniversite de Louvain, lorsque les événements entraînèrent la suppression de ce recueil.
2° Mémoire sur le tô êyjj, ou Existence objective de l'âme (inédit). Ce travail valut à son auteur la médaille d'or
5« Mémoire sur la vie et la doctnne d'Aclemonius Saccas, couronné par l'Académie royale de Bruxelles (1850) ; Bruxelles, Uayez, 1855, in-i^" de 204 pages. — C'est l'ouvrage capital de Dehaut, et le point de départ d'une série d'études sur les doctrines de l'école d'Alexandrie , notamment sur celles de Numenius d'Apamée et de Plotin, dans leurs rapports avec les idées théosophiques d'Ammonius. Dehaut termina en 1857 la première partie de son travail sur Plotin. On peut juger par un seul trait de l'ardeur scientifique de l'auteur: il dut lire d'un bout à l'autre, dans le texte grec, les 5i livres des Eunéades de Plotin, et il ne put se servir pour cette tâche ardue que d'une ancienne édition fort défectueuse, celle de Creuzer n'étant pas alors terminée. — Le Mémoire sur Ammonius atteste à la fois uu esprit philosophique élevé , une érudition saine et une grande habileté dans la critique. Dehaut y montre par quelles phases passa la philosophie rationnelle en décadence pour arriver au bord de l'abime du mysticisme ; il propose une nouvelle classification des écoles alexandrines et présente ainsi, en quelque sorte, le plan d'un vaste travail d'ensemble qu'il se proposait de faire paraîtra un jour, ainsi qu'il le dit dans la préface, mais que la mort ne lui a pas permis d'achever. Quant à Ammonius, il est d'avis que les ouvrages qui portent le nom du Saccophore ne
(M ibid.
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sont réellement pas de lui, mais peutêtre d*un écrivain chrétien du même nom, et il se prononce pour Porphyre contre Eusèbe et S*-Jérôme, en soutenant Topinion qu'Ammonius renia le christianisme pour se livrer à Fétude de la philosophie. Selon Tauteur, Âmmonîus ne relève directement que de Philon le juif, syncrétique, et de Numenius, pythagoricien ; il n*admet pas que Fignorant porte-faix ait eu la pensée de combiner ensemble Platon et Aristote. — L'exposé de la doctrine de ce personnage est un modèle de méthode et atteste une profonde intelligence du sujet ; même après les grands travaux dont les écoles d*Alexandrie ont été Tobjet depuis quelques années, le mémoire de Dehant a conservé une haute portée comme chapitre d'histoire de la philosophie.
Royer-Collard en apprécia le mérite en écrivant à Tauteur, en 1857: « Vous êtes savant et philosophe ». MM. Villemain, de Gerando, JoufTroy, Matter (Fauteur de Y Histoire du Gnosticisme)^ enfin M. Guizot lui accordèrent des éloges bien sentis. 11 est doublement regrettable que Dehaut n'ait pu poursuivre ses travaux en philosophie :
c'était un esprit clair, net, positif, et pourtant plein d*ardeur et d'enthousiasme, et détestant par dessus tout les idées préconçues et les opinions exclusives.
4^ En 4855, Dehaut publia (en collaboration avec M. Adolphe Roussel, alors professeur à Louvain) , sous le pseudonyme de Philarète Durosoir^ une brochure assez volumineuse, intitulée :
Observations sur le titre III du projet de loi sur Vinstruction publique, et sur le rapport de la section centrale (Brux. Berthot,i855,in-8'»). La même année, il lança dans le public des méditations Sur Vexistence et les conditions d'un enseignement supérieur donné en Belgique aux frais de VÉtat (Brux. ibid, in-8»). Enfin, trois ans plus tard (déc. 1858), il fit paraître sous son nom un livre intitulé : De Vétat actuel de Vinstruction publique^mais surtout de renseignement supérieur en Belgique (Liège, Jeunehomme, in-8*; exlr. de la Revue belge.) Ces trois publications, où Fauteur prend
énergîquement la défense de Fenseignement de FEtat et s'élève contre les empiétements des Universités privées, surtout en ce qui concerne le jury d'examen, eurent dans le monde politique et dans Fenceinte des Universités un long et légitime retentissement.
Dehaut y fait preuve de la plus louable franchise et d'une noble indépendance de caractère. Tantôt enjoué , tantôt grave, toujours plein de feu et de vigueur et pourtant maître de lui-même, il enveloppe les adversaires de son opinion dans les mailles d'une argumentation de plus en plus serrée, et laisse le lecteur aussi animé par Fentrain de la discussion que frappé de l'esprit méthodique de l'auteur et de la justesse de ses observations. Ce sont là, si l'on veut, des œuvres de circonstance ; mais les questions qui y sont touchées ne sont-elies pas aujourd'hui aussi brûlantes qu'alors, et le dernier mot a-t-il été dit sur le jury d'examen? Plus que jamais, peut-être, les brochures de Dehaut ont une valeur d'actualité; ajoutons que l'importance des considérations générales qui y abondent leur donne un intérêt que les hommes spéciaux apprécieront toujours.
De Lo vacherie (BaRTHÉLEMY-Va-
LENTiN) naquit à Eysden le 20 septembre 1798 et mourut à Liège le 50 octobre 1848. Le 6 octobre avait eu lieu la séance de réouverture de l'Université ; de Lavacherie, recteur sortant, n'avait pu y paraître ; se sentant légèrement indisposé, il avait prié M. Sauveur, doyen de la Faculté de médecine,de lire en son nom le discours d'usage et de remettre à M. Borgnet les faisceaux académiques. Un mois ne s'était pas écoulé, que M. Sauveur portait de nouveau la parole à la même tribune, mais cette fois en présence de la dépouille mortelle de celui dont il venait d'être Finterprête. « Je ne puis trop me féli- » citer, avait écrit de Lavacherie, d'être )) arrivé au terme de mon rectorat sans » avoir vu se rouvrir notre fatal nécro- » loge, qui, dans ces dernières années, » s'est couvert de tant de noms pré- » cieux à notre amitié, non moins qu'à
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n la science et à renseignement.» Quand M. Sauveur rappela ces paroles , qui recevaient au moment même un si cruel démenti , l'émotion fut générale. I/indisposition de de Lavacherie n'avait d*abord présenté aucun caractère inquiétant; on avait regretté Tabsence de cet aimable collègue, mais le banquet annuel de rentrée s'était passé comme à Tordinaire. Tout-jt-coup des symptômes d'une extrême gravité étaient venus effrayer les amis du malade : luimême, quand il les eut constatés, ne se At pas un instant illusion sur son état, et effectivement il fut enlevé au bout de quelques jours. Les médecins jugèrent que r:tfectioii qui se développa incontinent avec une rapidité si funeste avait pris sa source dans une blessure légère, que de Lavacherie s'était faite en opérant un de ses patients. « Sa mort, disait M. Sauveur, serait donc le résultat de son ardeur à secourir l'humanité souffrante. »
Orphelin de bonne heure , de Lavacherie avait appris à ne compter que sur lui-même. Il fit d'excellentes études au Collège de Maestricht, suivit, bien jeune encore, les leçons d'Ansiaux et Comhaire (v. ces noms) à l'Ecole de médecine de Liège, et enfin se fit inscrire en 1817 à l'Université, qui venait d'être organisée. Il prit part au concours universitaire de 1819-1820 et y obtînt un accessit (v. Ann, acad, Leod, 1810-1820). Il ne tarda pas à être nommé premier aide de clinique chirurgicale ; en juin et juillet 1821, il fut reçu docteur en médecine et en chirurgie (sa thèse est intitulée : De C<incro. Liège, 1821, in-4*). Il se rendit alors à Paris, où il suivit assidûment les leçons de Dupuytren, de Broussais, de Lisfranc, de Capuron, etc., revint Ji Liège pour y subir, en novembre 1824, l'examen de docteur en accouchements, et offrit sans délai ses services au public. Sa clientèle était déjà nombreuse, lorsque les événements de 1850 lui inspirèrent tout d'un coup l'idée de s'imposer de nouveaux devoirs. Il aimait ardemment son pays ; l'indifférence au moment du danger lui eût paru un crime. Il se dévoua corps et âme, et ses compatriotes le prirent au mot en
lui confiant, dans la milice citoyenne, des fonctions élevées en rapport avec ses études. La Croix de Fer lui fut décernée en 1835; c'était la récompense légitimement acquise de son dévouement et de son patriotisme : il s'était multiplié pour porter des secours aux blessés ; il avait distribué des soulagements de tout genre, avec une touchante sollicitude, aux victimes de nos troubles civils. Dans quelque position que se trouvât de Lavacherie, il ne se contentait pas d'accomplir strictement son devoir : il était toute ardeur, toute générosité. Chirurgien des pauvres pendant quatorze ans, il se fit bénir pour son désintéressement, pour son zèle infatigable.- Il jooissait^dans tontes les classes de la société , d'une réputation d'habile opérateur parfaitement justifiée ; tout en lui , d'ailleurs , inspirait confiance et sympathie. Au premier abord , sa parole paraissait un |)eu brusque ; mais bientôt son cœur se laissaitdeviner, et,une fols la glace rompue, il devenait , il restait le confident et l'ami de ses malades. « Il avait, dit M. Sauveur , la conception facile , le coup-d'œil pénétrant et exercé, l'appréciation prompte, le tact fin et droit, la résolution soudaine, la volonté ferme et la conviction arrêtée ; sa main avait acquis beaucoup d'habileté et d'aplomb. » Tant de qualités personnelles, un tel talent de praticien, joint à un savoir peu ordinaire , ne pouvaient échapper à l'attention du Gouvernement, désireux d'assurer l'avenir de ses Universités réorganisées par la loi de 1855. Le 5 décembre de cette même année, de Lavacherie reçut le titre d'agrégé à la Faculté de médecine de Liège, avec mission de faire le cours de clinique chirurgicale. Dès le 5 août 1857, il fut promu à l'extraordinariat ; un arrêté royal du 20 septembre 18il réleva au rang de professeur ordinaire.
Son nom figure au programme, l'année de sa mort, pour les cours de médecine opératoire et de clinique externe.
Nous avons dit plus haut qu'il revêtit l'hermine rectorale en 1847-1848. A peine était-il en fonctions, que l'arrêté royal du 9 novembre 1847 fit tomber « les puériles entraves qui si longtemps
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paralysèrent le corps professoral. » On n'eut plus à subir, pour pouvoir se réunir et délibérer, la condition humiliante de Tautorisation préalable. De Lavacherie proflta de cet affranchissement pour inviter le Conseil académique à se livrer à Tétude des modlflfications dont la loi de 4855 sur renseignement supérieur pouvait être susceptible. Des Commissions spéciales fiirent nommées; leurs travaux donnèrent lien à des discussions approfondies, et un rapport explicite, expression des vœux du corps professoral, fut adressé an Gouvernement. Le recteur entra également en négociation avec la ville de Liège, dans le but d'obtenir , pour rUniversité , des améliorations matérielles réclamées par la prospérité croissante de cette grande institution.
De Lavacherie faisait partie, depuis le mois de janvier 1855, de la Commission médicale de la province de Liège ; le 26 novembre 484i, jour de rinstallation de rAcadèmie royale de médecine, il (lit élu membre de la section de chirurgie à la majorité de 26 voix sur 28 votants. En mai 4845, il reçut la croix de chevalier de TOrdre de Léopoid, à Foccasion d'un acte de dévouement (*). Considération publique, fortune honorablement acquise , santé florissante qui semblait lui assurer de longs jours, rien ne lui manquait, lorsqu'il fut inopinément frappé, victime d'une affection qui défiait le génie médical. La douleur de sa famille fut partagée par la population comme par
ses collègues et par ses élèves, qui le chérissaient autant qu'il les aimait lui-même. Le souvenir de son noble caractère et de ses talents est resté durable chez tous ceux qui Tout connu ; d'autre part, les quelques opuscules qu'il publia dans les dernières années de sa vie sont assez remarquables pour ne pas être oubliés. Son activité scientifique ne se révéla guère, à proprement parler, que de 4839 à 4848 ; on doit le regretter, car tous ses écrits se distinguent par la lucidité, par la méthode et surtout par un rare talent d'observation. Il mérite une page dans l'histoire de la chirurgie belge.
De Lavacherie prit une part trèsactlve aux travaux de l'Académie royale de Médecine; il concourut aussi à l'élaboration de plusieurs projets de législation médicale. Il avait l'esprit pénétrant et sagace ; il exerça souvent une Influence utile et prépondérante dans les comités où il fut appelé à siéger. Dans sa jeunesse, il soutint une assez vive polémique contre Fohmann (v. ce nom) ; l'un et l'autre y apportèrent une aigreur passionnée qui n'est jamais de mise, surtout quand on croit avoir raison (*). On ne retrouve heureusement aucune trace de ces dispositions d'esprit dans les écrits postérieurs de de Lavacherie. Nous connaissons de lui :
4® Un mémoire de concours sur les purgatifs (v. Ann. Acad. Leod,^ 4849- 4820).
2<^ Sa thèse inaugurale : Be cancro, Liège, 4824, in-K
(* ) « Celait pen de temps après la catastrophe arrivée au chemin de fer de Versailles, et les esprits étaient encore sous le poids de la vive émotion que ce grand malheur avait répandue dans le public. Un convoi parti de Bruxelles pour Liège et dont de Lavacherie faisait partie, eut, dans le trajet, une de ses voitures incendiée. Le feu menaçait de se propager aux autres voitures, et les voyageurs effrayés, pour se soustraire au danger, qui cependant n'était pas encore imminent, voulurent se précipiter pèle-mèle sur la voie. Une horrible confusion s'ensuivit, au milieu de laquelle une jeune fille perdit la vie. De Lavacherie, d'un coup d'oeil, ▼oit le péril qui menace tous ses compagnons de voyage, et, avec un sang-froid admirable.
il s'oppose énergiquement à leurs tentatives d'abandonner les voitures encore en mouvement. Le train arrêté, il change de rôle ; il se multiplie pour panser les blessés et rassurer ceux qui, ayant échappé au danger, sont encore sous la funeste impression de la peur et n'ont pas moins besoin de ses soins. Grâce À lui , gr&ce à sa fermeté, on n'eut pas à déplorer la mort d'un grand nombre de personnes si fatalement exposées à périr » (Notice Êur d* Lavacherie, par M. le docteur Marinus, lue k l'Académie royale de médecine. Moniteur belge, 4856, n« 304, p. 4S85, col. 4).
(*) v. le MathicH LaeMberg du 9 et do 40 mai i8i7.
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^^ De la compression contre les inmeurs blanches des parties dures. Gand (1859), in-8<> de 99 p.
Extrait des Annalet de la Société de médecine de Gandf dont de Lavaeherie était membre corrcspoadaot. L'auteur suit la méthode amovo-inamovibie du docteur deotin, et ae basant, lui aussi, sur les effisis salutaires de la compressioa, recommande un appareil construit avec des bandelettes agglutinatives. Il prouve, par les faits nom^eux qu'il a recueillis, que les arthrocaces des parties dures et la carie de certains os spongieux peuvent céder k la compression et guérir aussi bien que les arthrocaces des parties noUes et les ulcères simples. — Ce mémoire est suivi de quelques observations sur les effets thérapeutiques de l'huile de foie de morue (Marinus, op. cit,),
A^ De la gangrène de la bouche avec nécrose des os maxillaires, Bruxelles, 4843, in-8o de 46 p.
Extr. du Jourfial de la Société des sciences médicales et naturelles de Bruxelles^ dont de Lavaeherie était également correspondant ('). Les p. 9 à ^6 de cette brochure sont occupées par Deux observations de tétanos, recueillies à la clinique chirurgicale de M. de Lavaeherie par A. Vermer, chef de clinique (aujourd'hui médecin à Beauraing).
5° Mémoire sur quelques maladies des os maxillaires.BruxeWes, Tirchcr, 4843, in-8° de 50 p.
Extrait du Journal de ta Soe, des se. méd, et nat. de Bruxelles, C'est la relation de quinze observations dans lesquelles les opérations les plus difficiles ont été pratiquées.
6° Du traitement de la rupture du tendon d'Achille (Bulletin de VAcad, roy, de médecine, t. I, p. 604-G44).
7* De la ténotomie appliquée au traitement des luxations et des fractures.
Bruxelles, 4848, în-8<' de 24 p.
Extrait du Bull, de tÀc, de médecine, l, II, p. 391-409.
8** De Vœsophagotomie (Mém, de VAc.
de médecine, 1. 1, p. 93-452). — Il existe une édition séparée de ce mémoire (Bruxelles. 4845, in-40 de 50 p.).
9*^ OEsophagotomie appliquée aux ré-
trécissements de Vœsophage (Bull, id., t. IV, p. 758-764).
40** Tumeur sanguine fibroïde du cordon testiculaire droit du volume d'une tête d'adulte, produit par cause trauroatique ; ablation et castration (IMd., t. lY, p. 304-304).
44^ Tumeur osseuse (ostéophyte) du volume d'une tête de fœtus , embrassant à peu près la circonférence de plus du tiers moyen de la diaphyse de Thumerus droit ; ablation de cette tumeur avec conservation du membre (/^tcl.,p.304- 307).
42° Observation d'un hydroencéphale congénial situé à la région occipitale.
Bruxelles, 4847, in-S** (Ibid , t. VI, p. 240245).
43° Instructions sur les secours à donner aux mineurs et aux ouvriers des établissements minéralurgiques en C4is d'accidents. Bruxelles, 4843, in-8° de
Rapport très- remarquable, rédigé au nom d'une Commission composée de membres des Commissions médicales de Namur, du Hainaut et de Liège.
44° Notice historique sur F.-C.-E.
Voltem. Bruxelles, Deniortier, 4843, iD-8°.
45° Du bandage amidonné dans les fractures; de Vopjiortunité de son emploi. Bruxelles, 4846,in-8°. {l£XBull. de FAc.
de médecine, t. V, p. 467-548).
46° Observations et réflexions sur les inhalations de vapeurs d'étherpour supprimer la douleur dans les opérations c^irt«rflficfl/<?». Liège, Oudart, 1847, in-8° de 50 p.
Mémoire communiqué k la Société de médecine de Liège.
46» Bésumé analytique d'un mémoire surTopportunité de fextirpation des humeurs du cou non susceptibles de résolution, suivi de Réflexions sur Vintroduction de Voir dans le cosur par des veines ouvertes accidentellement. Bru-
(') Il appartenait, comme on voit, à plusieurs sociétés savantes. Peu de temps avant sa mort, il avait été porté sur la liste des candidats au titre de membre correspondant
de l'Académie de médecine de Paris, pour un mémoire sur les plaies du cr&oe, qu'il avait communiqué à cette illustre compagnie (Marinus, p. 4286» col. \).
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xelles, 1848, in-S^" de 44 pages (et BulL de VXcad. de méd,), t. VII, n°9).
17° Mémoire sur ropportuniléde Vextirpation, etc. {Mém, de VAcad, de méd. de Belgique, l. Il, p. 525-576).
C*€8i le ménoire dont il est qoestion au n* prâcédeot. M. Marinas le qualifie de « maf oifique. •
18*" De Vimportance que la chirurgie a acquise depuis la fin du XVW siècle (Annales des Universités de Belgique, 4848-4849, p. 601 et suiv.).
Discours lu (par M. Sauveur) en séance publique, à ta Satie acadëmique de l'Université de Liège, à l'occasion de la remise du rectorat et de la réouverture des cours, le 16 octobre 1848.
Del vaux de PenlTe ( JEAN - Ch.-
Phiijppe-Joseph) naquit â Rochefort le 25 juillet 1782 et mourut dans sa propriété de Fenffe le 14 novembre 1865.
Dès rage de 8 ans, il fut envoyé à Liège chez un de ses oncles, le chanoine Beiletroid, qui dirigea ses premières éludes avecun zèle affectueux. Le jeune Delvaux fréquenta d'abord fécole collégiale de Saint-Lambert; il suivit ensuite son oncle en Westphalie.d^oùil ne revint qu à la rentrée des émigrés. En 1800, il partit pour Paris avec deux de ses frères et s y fit recevoir, au bout de SIX ans, docteur en médecine. Rentré à Rochefort, il pratiqua Fart de guérir sous les auspices de son père, qui était lui-même un praticien distingué. Enfin, peu de temps après son mariage (1809), il vînt se fixer à Liège, ne sachant trop, k vrai dire, s1] continuerait sa carrière commencée ou s'il se vouerait à Findustrie encore naissante. M . Chandelon, qui nous transmet < es détails, ajoute que la considération que le docteur Delvaax avait su acquérir à Paris lui ouvrit tout d'un coup une voie nouvelle. Le 15 septembre 1810 , un arrêté du grand maître de l'Université de France, M. de Fontanes, lui confia la chaire des sciences physiques au lycée impérial de Liège. La Faculté des sciences de TÂcadémie de la même ville ayant été fondée l'année suivante, il fut chargé d'y enseigner la physique
et la chimie , et promu au grade d'officier de l'Université. Le 28 mai 1812« une lettre rectorale l'admit à siéger au Conseil académique ; la même année, il reçut le diplôme, alors très-rare, de docteur en sciences En 1814, l'administration du pays de Liège étant tombée pour quelque temps entre les mains de M. deSack, gouverneur-général du Bas-Rhin et du Rhiu moyen, un seul établissement de haute instruction fut maintenu au chef-lieu , sous le nom de Gymnase. Delvaux y continua ses cours , destinés surtout aux jeunes gens « qui étudiaient l'art de guérir dans des cours particuliers, l'enseignement médical n'étant pas encore officiellement rétabli à Liège. » Enfin l'Université fut créée en 1817 : la place de Delvaux y était naturellement marquée.
Dès le 1^ octobre, il se trouva investi du titre de professeur de la Faculté des sciences, chargé des cours de physique, de chimie générale appliquée aux arts, et de métallurgie. La netteté de son esprit, son érudition de bon alol , son zèle soutenu et sa bienveillance innée le firent respecter et chérir de ses élèves, et d'autant plus que sa modestie égalait sou mérite. Il ne gardait pas pour lui ses découvertes, mais se faisait un plaisir de les communiquer à ceux qui étaient à même d'en tirer parti. 11 se fit ainsi nombre d'obligés* et un témoignage éclatant des sentiments qu'il avait su inspirer lui fut donné en 1855 par ses anciens auditeurs, lorsqu'ils lui rémirent solennellement son portrait, seize ans après sa mise à la retraite. Etranger aux débats politiques , mais dévoué de cœur à l'affranchissement de son pays, Delvaux conserva sa chaire en 1850; deux ans plus tard, il fut élevé à la dignité rectorale. Lors de la réorganisation de 1855, il resta chargé des cours de chimie générale et de chimie appliquée. Le besoin de repos le détermina peu de temps après à solliciter l'éméritat, qu'il obtint enfin en 1857 (16 novembre). Le roi lui conféra en même temps la croix de son ordre. Dans sa retraite, Delvaux sut encore se rendre utile : il patrona dans l'industrie ceux qu'il avait Initiés à la science, et finis-