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sant comme il avait commencé, il se fil le médecin assidu et le bienfaiteur des pauvres. Il faisait partie, depuis 1824, de la Commission médicale; en i833, il avait été chargé de prendre part à la rédaction de la pharmacopée belge.

Dès son séjour à Paris, il avait contracté d'illustres amitiés qui contribuèrent à entretenir son ardeur pour la science : il suffira de citer le nom de M. d'Omalius d'Halloy. Delvaux fut nommé, le 24 décembre 1841, membre titulaire de TAcadémie royale de Bruxelles, et presque au même moment, Tun des huit membres titulaires de TAcadémie royale de médecine de Belgique. A Liése, il fut Tun des fondateurs de la Société des sciences naturelles et de la Société royale des sciences. Ses publications sont peu nombreuses : on signale surtout des analyses chimiques importantes, relatées dans les recherches statistiques de R. Courtois sur la province de Liège, dans les mémoires d'André Dumont et de C. Davreux sur la constitution géologique de la même province, et dans des notices de D.

Sauveur et d'autres sur les eaux de Spa. Il détermina la composition d'une nouvelle espèce minérale trouvée à Berneau, près de Visé ; Dumont lui en Gt honneur en la lui dédiant sous le nom de Delvauaine. — En 1857, âgé de 75 ans, Delvaux prit le parti de se retirer tout-à-fait de la vie active. Il emmena sa vénérable compagne au château de Fenffe, et ils s'y éteignirent presque en même temps, après s'être donné l'un à Tautre « plus d'un demi-siècle de bonheur. » Delvaux conserva toute son intelligence jusqu'au dernier jour, et consat ra ses suprêmes loisirs à des lectures et à des méditations, s'intéressant comme autrefois au progrès des études et aux découvertes qui font la gloire de notre siècle. Les pauvres pleurèrent en lui un bienfaiteur, et toutes les voix qui s'élevèrent autour

de sa tombe lui rendirent un hommage de reconnaissance. M. le docteur Royer consacra une élégante épitaphe latine à la mémoire du savant et de l'homme de bien : elle a été insérée à la suite de la Notice nécrologkfue (Liège, 1864, in-8*, avec portrait) d'où sont principalement extraits les renseignements qui précèdent.

Denciniiei* (Bernard-Ignace) naquit à Dettelbach , petite ville de la Franconie orientale, le 21 juillet 1782, et mourut à Wûrzbourg le 7 février 1802. Son père était un honnête artisan (*), peu fortuné, mais entreprenant et actif. Le jeune Ignace fut envoyé au chef-lieu de la principauté (') pour y faire ses études philosophiques, qu'il acheva en 1802 avec la distinction dite primai, qui donnait droit au doctorat en philosophie. Le professeur André Metz, partisan déclaré du criticisme de Kant(*), l'initia au^ doctrines du penseur de Kônigsberg ; il y resta scrupuleusement tidèle dans toute la première partie de sa carrière. Denzinger acquit d'ailleurs des connaissances très-variées, et la spéculation transcendantale ne lui Gt négliger ni l'histoire ni les belles-lettres. Il s'occupa même de droit et d'économie politique. Primum vivere , deindè philosophari : il entra donc en qualité de répétiteur au Gymnase de Wûrzbourg, puis se trouva chargé de l'éducation du fils de Fambassadeur de Bavière près la Cour de l'ex-grand-duc de Toscane , qui avait reçu le grand-duché de Wûrzbourg à titre de dédommagement. De 1812 à 1814, il fut commissaire du bureau statistique de la Franconie orientale.

Ce fut à la même époque (1812-1816) qu'il fonda et rédigea VAurore^ publication périodique consacrée à la poésie et aux beaux-arts. Cet emploi de ses loisirs le mit en rapport avec Thecla

( ' ) Il exerçait la profession de menuisier.

(*) Le prince-ëvèque de Wfirzbourg ne fnt dépossédé de sa puissance temporelle qu'en 1803.

(')Nous connaissons d'André Metz les deux ouvrages suivants, qui peuvent donner

une assez juste idée de l'éducation philosophique de Denzinger : Critica rationis practicœ teu partis primœ pbilosophiœ practicœ compendium. Vt^irceburgi, 1800, gr. in-8<»; 20 Handbuch der Logik, Wûrzburg, 1809, in-8».

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