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rieur; enfin, par arrêté royal du 29 septembre 1864, îl revêtit les insignes du rectorat triennal. Fidèle à la devise qu'il avait adoptée : « Fais ce que dois, advienne que pourra, » il se multiplia pour suffire à ses doubles fonctions, bien que sa constitution physique se ressentit depuis longtemps déjà de ses excès de travail ; enfin la nature réclama ses droits. Aussi bien, le rectorat de Kupfferschlaeger coïncida malheureusement avec une période d'agitation universitaire : de regrettables manifestations eurent lieu, et le premier Congrès inUrnaiional des étudiants donna la mesure de Texaltation momentanée d*une partie de la jeunesse. L'honorable recteur resta ferme comme un roc ; mais son coBur était navré. 11 se dévoua de plus en plus à ses fonctions; il succomba pour ainsi dire à la tâche. KupfTerschlaeger était lejustuni et tenacem d'Horace ; il ne connaissait ni les transactions, ni les attermoiements, et cette austérité, c^tte religion du droit et du devoir s'alliaient pourtant chez lui à toutes les affections généreuses du cœur. Peu d'hommes ont joui jusqu'à la fin d'une estime aussi universelle , et peu cependant se sont montrés , en toute circonstance , aussi peu disposés à des concessions (*). Il était d'un commerce agréable, bienveillant par caractère , très-gai dans l'intimité ; mais quand la voix du devoir se faisait entendre. Il redevenait grave et presque solennel : sachant du reste écouter la discussion, mais inébranlable et inflexible quand sa puissante logique Tavait conduit à des conclusions formelles. Son cours d'Institutes est un modèle d'ordre et de précision : on doit regretter qu'il n'ait pas cru devoir céder aux instances de ses amis , qui à diverses époques le pressèrent de le publier. Sévère envers lui-même, il ne croyait jamais avoir assez fait ; il préférait l'oubli à une réputation qu'il eût jugée trop aisément conquise : ce trait le peint tout entier. Au lit de mort, il témoigna le désir d'être conduit obscurément au champ du repos ; on dut

( *) £a matière d'enseignement 8U{>érieur, Dotammeai, il avait des convictions très-arrètées; en se montrant moins rigide, il aurait

s'abstenir de lui décerner les honneurs universitaires. — Kupfferschlaeger fut, pendant plusieurs années l'un des membres les plus actifs du Conseil communal de Liège : il résilia son mandat en 1857. A partir de 1852 (arr. royal du 22 mars), il fit partie du bureau administratif de l'Athénée royal de Liège.

Il prit part à la création du Bulletin Communal (2 vol. in-4<') , recueil utile, où étaient traitées avec le plus grand soin toutes les questions intéressant l'administration locale. On doit encore à Kupfferschlaeger une brochure intitulée : De l'espèce de majorité requise pour la formation des actes des Conseils communaux (Lïé^e, s.d.,in-8oà 2 col ).

il y soutient « qu'en thèse générale, les » résolutions des Conseils communaux » ne peuvent être prises qu'à la majorité » absolue des membres présents et non » pas seulement à la majorité absolue » des membres votants , si le vote a » lieu à haute voix , ou des suffrages » réels valablement exprimés, si le vote » a eu lieu au scrutin secret. » H applique spécialement cette théorie aux nominations et présentations de candidats ; cependant, ajoute-t-il, si la majorité des membres présents n'est pas obtenue au premier tour de scrutin, « on doit procéder à un scrutin de bal- » lottage entre les concurrents qui ont » eu le plus de voix , pris en nombre » double des nominations ou présenta- » tions à faire, auquel cas la nomination » a lieu à la pluralité des votes, et s'il » y a parité de votes , le plus âgé est » préféré. »

i^emnire (Jean Fràmçois), né à Gand le 7 août 1797, mourut à Grammoat le 51 octobre 1852 II fit ses études au Collège et à l'Université de sa ville natale, et avant de les avoir terminées, se trouva mis en demeure de faire face aux nécessités de la vie : ri dut abandonner pour les mathématiques les belles-lettres et ta philologie, vers lesquelles il se sentait particulièrement attiré. Lemaire

cru trahir les véritables intérêts de l'IJaiversitd.

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