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Répéta que le fait est dif^ne <le crédit, Dtetillè Koutte A goatla an éternel révil, Rro>Jé chaque diitail, coiumoDtâ irh.ique phrase, Et prenant bonnement mon ennai pour extCM, Onan<l de «on lon:c «liicour!! j*entrevov-iM le boat, RameDé ce refrain : « Monsieur, ce aW pas tnut I <
Quel contraste avec le conteur aimable et spirituel,
Toajonrs an naturel noimant la Sne^ie,
Enjoué, g;racieux, élégant, léger, sachant
Voler j{acliae:« initanlii aux Innuaeurs de la vie 1 On oe voit pu se^ mots «o trntner Deianiment, D'un rervt'ttji U'iiiîbi'tiax n(;aih\e enfantement; On ne voit p<is non plu-i fVnne f«it4«e ('le^aru'u Sa phr^iM) srnitftriqiie éttler Tappireni-o ; Rit-n n'y vi'-^î A l'otfof, rien n'y Irihil l'effor! ; U fesse «le parier, l'hiti'un écoafe encor, Kt partout le plaisir, empreint «ur Um viiiafçe.s De* au'litenrs rh^rm»»"* proiliinic le< <nTrage«,
On doit à Lesbroussart quelques satires : le Manuel du vrai royaliste, VAlogistonomie ou Varl de déraisonner par écrit et VEpUre à S. M. Akdola /, roi des Putis, « Cette dernière pièce fut écrite à Toccasion de Tarrivée à Bruxelles du chef d*nne tribu sauvage du Brésil et de sa femme, amenés en Europe par le prince Maximilien de Neuwied. Notre poète saisit habilement cette circonstance pour endoctriner le chef étranger et le mettre au courant de la politique d'alors: c*était vers 1826 (*). » Nous regrettons de ne pouvoir reproduire les beaux vers cités par M. Quetclet; Tauleur s'y monire dans son vrai jour, passionné pour la justice et la liberté, adversaire décidé de toutes les tyrannies et de toutes les bassesses. Lesbroussart savait prendre, quand il le voulait, le ton de la plus haute poésie: témoins le Rêve du tyran, le Spartiate mourant et les Malheurs de la Grèce. Il a aussi composé quelques jolies fables et des épigrammes , quelques ouvrages en prose, notamment Everard VSerclaes, chronique brabançonne, publiée à Liège, enfin un grand nombre d'articles de toute sorte, dispersés dans différentes revues littéraires et exposés à tomber dans Toubli, si quelque pieux ami de rinsoQCiant écrivain ne se décide à les exhumer. Nous attendons avec impatience la publication de VEtudc sur Lesbroussart annoncée par M. L. Al vin :< nul n'est plus capable d'apprécier di-
gnement le poète; nul ne signalera avec plus d'exactitude celles de ses productions qui méritent d*être conservées.
Lesbroussart était décoré de la Croix de fer; le i4 décembre i858, il fut nommé chevalier de l'ordre de Léopold.
La même année, il devintmembre titulaire de l'Académie royale de Belgique, un peu malgré le règlement, la poésie n'étant point comprise dans le cercle des travaux de la Compagnie. En 1840- 1841, il exerça les fonctions de recteur derUnlversitédelJége. En 1848, ayant droit à rémérilat,il sollicita et obtint sa retraite , puis se relira dans la capitale où il vécut en famille , ne voyant qu'un petit nombre d*amis qull entretenait de ses souvenirs. Il avait perdu de bonne heure l'usage d'un œil : sa cécité presque complète l'empêcha de s'occuper activement des travaux de l'Académie ; cependant Il s'acquitta toujours avec zèle des missions qui lui furent conflées.
Jusqu'au dernier moment , il conserva sa présence d'esprit. « La veille de sa mort, malgré les difflcultés qu'il éprouvait à respirer, il prit part à une conversation sur le caractère et le mérite des écrivains anglais, et, par intervalles, sa pensée se manifestait encore vive et lumineuse, comme les derniers jets d'une flamme près de s'éteindre. Son agonie fut de courte durée. » Il mourut dans les sentiments d'une piété vive :
vers la fin de sa vie , il avait de plus en plus élevé sa pensée vers Dieu et médité sur la destination de l'homme. Il laissa d'unanimes regrets : on ne lui avait point connu d'ennemis.
Nous empruntons la liste de ses ouvrages à la Bibliographie académique,
L Ouvrages publiés :
1» Fanny Seymour, trad. de l'anglais.
Paris, 1807, 5 vol. in-12.
2° Les Belges, poème. Alost, 1810, ln-8°.
5« Réponse à Vécrit de M. de Chateaubriand intitulé : De Bonaparte et des Bourbons. Genève, 1815, in-8*^.
4® Collaboration à la Galerie historique des Contemporains. Bruxelles, 1816 et années suiv. , 8 vol. in-8^
(*) Qoetelet, p. 234.
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5° Le Fermier belge , opéra-comique en un acte, musique de M. Mees, représenté au Théâtre du Parc, à roccasion du mariage du prince Guillaume d'Orange avec la grande-duchesse de Russie, Bruxelles, 1816. in-8".
6° Discours latin sur la lutte des classiques et des romantiques, lu ù la Société Concordia, pour être inséré dans les actes de cette Association. Bruxelles, in-8".
7^ Collaboration aux Almanachs poétiques de la Société de littérature de Bruxelles.
8<* Poésies, Bruxelles, in-8".
Ce volame rorm« le tome III de la Colléelion des poète$ belges, 11 8e termine par un compte-rendu de VHéracléide, poème épique en â4 chants , qui n'a jamais existé. Lesbroussart y décrit avec une maligne causticité le passage de la fiidassoa et la guerre de la Péninsule.
9* Everard VSerclaes, chronique Brabançonne. Liège, 1857, in-8^.
iO*» Chimèi*e et réalité , comédie en deux actes, traduite librement de la pièce espagnole intitulée : Contigo pan y ceboUUy par D. Manuel de Gorostiza, envoyé du Mexique près la Cour des Pays-Bas. Liège, in-8».
1 1<* Dans les Bulletins de l'Académie : Rapport sur Touvrage intitulé : Mémoire sur l'abrégé poétique du Polyhistor de Solin, par Thierry , attribué jusqu'ici à P, Diacre^ par Léopold Latapie (t. XVI, 18i9) ; Rapport sur le poème de Fuss : Dantis divinœ comediœ poetica virtus (t. XX, 1855).
12o Dans V Annuaire de V Académie :
Notice sur L. J. Dehaut (1845).
15° Dans le Journal de Liège (août 1841) : yotice sur r Université de Liège (aussi tiréeà part,in-12, avec une pi., et plusieurs fois réimprimée ( V. Polain , Liège pittoresque. Liège, 1842, in-8% p. 251 et suiv.)
14° Collaboration au Journal général des Pays-Pas (1815) ; à la Gazette gétiérale des Pays-Bas (Algemeene Neéerlandsche courant) , pour la partie française ( 1815-1818) ; au Mercure belge; aux Annales Belgiques (Etude sur Byron); ù la Bévue belge ( de Bruxelles) ; au Becueil encyclopédique belge ; à la
Berue belge (de Liège), k la Bévue de Liège (Esquisse de mœurs anglaises, t. i; De renseignement moyen , t. H ; La Colonne infâme, ibid.; Analyses et comptes-rendus, etc.); enfin ^u Messager des arts et des scienas de Gand (sur Solvyns, auteur des Hindous, 1820 ; sur VArtcvelde de Voisin, 1841 , etc.).
IL OEUVRKS INÉDITES.
a. Prose : Essais de traduction de fragments choisis de Tacite, de Tile- Live, de Florus et de Velleius Paterculus. — Id. d'un choix de pièces du théâtre anglais d'après Shakespaere, Otway (Venice preserved), Congreve (The mourning ^ride, etc ) ; de las Xovelas escoUiidas (en langue portugaise) ; de la comédie espagnole de Moratin, intitulée : El Café; des deux premiers chants du poème italien intitulé : Gli animait parlanti, par Tabbé Casii. — Adolphe et Maurice, ou lettres de deux amis (La publication de ce dernier manuscrit, remis en 1807 à un libraire de Paris, fut défendue par la censure impériale). — LHntrigue en l'air ou les aérostats, \SiUdeville (en collaboration : le manuscrit de cette pièce appartient à M. Quelelet).
b. Poésie : Essais de traduction d'Odes choisies d'Uorace et de Fragments de Lucain, de Trovi épisodes de l'Enfer de Dante, d'un fragment de la Beine dts fées, de Spenser. — Artevelde, drame en cmq actes et en vers ( les trois premiers actes seulement sont achevés). — Cèlestine, opéra en trois actes (tiré d'une nouvelle de I lorian. — Le Corsaire, opéra en trois actes (d après le poème de Byron). — Traduction du Manfred de Byron.
Sur la proposition de rAcadémle, le gouvernement a décidé, dès 1855, qu'un buste de Lesbroussart serait placé dans la salle des séances. Cet hommage était bien dû à la mémoire de l'un des éci ivains les plus distingués de notre Belgique.
l.e»oUine (PhiLIPPE-AdOLPHE), né
à Liège le 6 mai 1 805, mourut au Val- Benoit le 5 octobre 1856. Du lycée impérial de Liège (ensuite gymnase), il passa en 1818 au Collège S^«- Barbe, à Paris, puis à l'institut Bourdon, où il reçut les leçons de ce mathématicien
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distingaé. En 1825, le gouvernement des Pays-Bas lui accorda Tautorisation d^entrer à l*EcoIe des mines de Paris : il justifia les espérances que le succès de ses premières études avait fait concevoir. Un voyage scientifique en Allemagne, en Pologne et en Bohême, avec son condisciple, demeuré Tun de ses meilleurs amis, M. Perdonnet, ingénieur en chef du chemin de fer de Paris à Strasbourg, voyage dont ils publièrent en commun ta relation, servit à Lesoinne de transition entre la vie d'étudiant et celle de professeur. De retour à Liège, il fut en effet nommé, dés le 51 mars 1828, lecteur à TUniversité de Liège. L*arrêté du 15 mai 1825 avait annexé à la Faculté des sciences des cours de chimie et de mé caniqne appliqués aux arts industriels, ainsi qu*un cours d'exploitation des mines. Le 5 août suivant avait pani le règlement organique de TEcole spéciale des mines, née viable et vigoureuse, grâce à des professeurs tels que Lévy et Dandeiin (v. ces noms), et promettant de répondre dignement à la pensée du roi, qui s'était proposé, en l'instituant, de favoriser les progrès de l'industrie nationale. Lesoinne y fut adjoint avec mission d'enseigner la métallurgie et la docimasic. Il créa ces deux cours et mérita, par la distinction de son enseignement et par son empire sur les étudiants, qu'on attribuât plus tard en grande partie à l'influence de son talent la renommée plus qu'européenne de l'Ecole. « Presque en » même temps, il ouvrit à l'Université, » avec l'approbation de l'autorité com- » pétente, un cours public et gratuit de » construction, d'exploitation et de mc- 9 talturgie pour la classe ouvrière.
i> Dans ces conférences, il parvint â » rendre attrayants et instructifs les » résultats les |>lus saillants des scien- » ces d'observation et de calcul. Il n possédait à un haut degré l'art de D vulgariser les choses les plus ab-
» traites; au besoin, dans ses leçons, » il se servait du wallon, ajoutant à » l'originalité naturelle de sa diction » tout le pittoresque de i'idiome lié- » geois (•). Ce cours fil plus lard naî- » tre l'idée de créer à Liège une Ecole » industrielle pour les ouvriers (*). » Après 1850, Lesoinne ajouta aux cours précités un cours de construction (à la Faculté des sciences); nommé professeur extraordinaire en 1855, il fut chargé d'enseigner la mètailurgie et l'exploitation des mines. Ce dernier cours passa l'année suivante à l'ingénieur en chef Ad. de Vaux (v. ce nom); Lesoinne ne conserva que la métallurgie, son étude de prédilection. C'est surtout dans le domaine de cette science qu'il a rendu des services signalés au pays. « La plupart des sciences d'ap- » plication, dit M. Trasenster, viennent » à peine de naître et ne se trouvent » guère encore dans les livres. La » métallurgie surtout présente des pro- » cédés extrêmement remarquables ; » mais, si quelques-uns sont le résul- » tat des recherches des savants, un » plus grand nombre sont dus aux » ouvriers mêmes , ces observateurs » souvent si intelligents et si sagaces. » Pour rattacher ces procédés aux prin- » cipes de la science et les féconder » par une étude plus rationnelle de » leur but et de leurs résultats , il faut » non seulement des connaissances » scientifiques profondes, il faut sur- » tout pouvoir et savoir observer. Le- » soinne était admirablement préparé à » ce double rôle. Ayant, par sa famille, » de grands intérêts dans plusieurs » établissements industriels et dans di- » vers pays de l'Europe, il avait promp- » tement acquis ce tact pratique que le » contact de l'indusirje peut seul don- » ner , en permettant de soumettre » constamment la théorie à l'épreuve » des faits : doué d'une prodigieuse » mémoire et de connaissances ency- » clopédiques, il n'oubliait aucun fait.
(') Lesoinne parlait le wallon avec une rare facilité et un cachet tout particulier. U fat plus tard (97 décembre 1856) un des fondateurs de la Société iiégeoise de littérature wallonne (v. le discours d'inauguration pro-
noncé par H. Forir).
(*) Discours prononcés aux funérailles de Lesoinne par A. Dumont et M. Trasenster (Ann. des Univ., 4857, p. 913 et S15<» et Nécrologe liégeois pour i857, p. 29 et 30.
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» aucun détail ; enfin, possédant les «principales langues de l'Europe, il » savait parfaitement se mettre en rap- » port aussi bien avec l'ouvrier qu'avec » le savant, et ainsi recueillir une ample » moisson d'observations. Si Ton ajoute » à ce riche trésor d'études et d'expé- » rience une facilité Irès-rare d'expo- » silion, le mouvement et le relief de » l'expression, on aura une idée de ce » que pouvait être le cours de mêlai- » lurgie de notre École, et l'on compren- » dra les services qu'un pareil cours » a pu rendre à la Jeunesse studieuse.» Lesoinne fut promu à Tordinariat en i841. Le 2G octobre 1847, ses anciens élèves, la plupart directeurs de grands établissements industriels, lui décernèrent, en témoignage d'estime et de gratitude, le titre de membre honoraire de Y Association des ingénieurs sortis de V Ecole des mines de Liège. En 1818, les électeurs libérauxde Liège l'élureni membre du Conseil communal; il y siégea avec distinction jusqu'à sa mort. 11 eut à remplir diverses missions spéciales ; entr'autres il fit partie , avec MM. Demanet et Dandelin, de la Commission chargée par la Chambre des représentants de rechercher les causes de réboulement du tunnel de Cumptich.
Il fut membre de la Commission provinciale de statistique, du Comité des charbonnages liégeois, du Conseil de salubrité de la province, de la Société royale des sciences (1855), de la Société libre d'Émulation, du Conseil d'administration de la Société agricole de Liège, etc. La croix de chevalier de l'ordre Léopold lui futaccordée en 1855, en récompense des services nombreux qu'il avait rendus (« à la science, à l'enseignement et à l'industrie. » 11 reçut de S. M la reine d'Espagne la Croix de Commandeur de l'ordre d'Isabellela-Catholique, distinction doublement méritée par l'industriel et par le professeur. Créateur de la Compagnie royale asturienne des mincs^ il organisa la grande et belle exploitation que dirige actuellement son neveu, M. J. Hauzeur ; sa réputation, d'autre part, attira nombre d'étudiants espagnols à l'Ecole de Liège ; il fut en tout temps leur conseiller, leur ami, et souvent leur protecteur. L'in-
dustrie espagnole lui doit autant que l'industrie belge. Quant à cette dernière, il contribua par son exemple à l'empêcher de s'égarer dans la voie nouvelle où il comprit l'un des premiers qu'elle entrait forcément. Il fallait, selon lui, arriver à de grandes productions en introduisant dans les divers appareils la puissance et la perfection de moyens que réclame la mise en mouvement de grandes masses. L'exploitation des mines lui doit plusieurs améliorations :
on cite notamment un ventilateur d'une rare simplicité, très-utile chaque fois que l'état de la mine n'exige que de faibles efforts i>our assurer un aérage convenable.
S'il avait pris soin de publier ses travaux, son nom serait connu dans toute l'Europe. Pour ne citer que quelques faits, rappelonsavec M. Trasenster que Lesoinne, dès ses débuts dans l'enseignement, indiqua le premier la véritable théorie de la réduction des minerais de fer dans les hauts-fourneaux, en l'expliquant par l'action de l'oxyde de carbone. — Dans les derniers temps de sa vie, il avait cherché à modifier le traitement des minerais de zinc, qui est encore si peu satisfaisant comparé ^ celui des autres métaux. Il voulait arriver à un procédé plus économique qui permit de réduire les minerais peu riches, et surtout de retirer le fer et le zinc des produits naturels si nombreux qui contiennent ces deux métaux. Les expériences entreprises dans cette direction d'idées ne paraissent pas avoir été jusqu'ici pleinement satisfaisantes ; mais de pareilles investigations ne sont jamais slérlles, et au moment où l'on s'y attend le moins, elles peuvent aboutir à de grands résultats.
Lesoinne se distinguait par les trois qualités qui constituent le bon professeur : théorie, pratique, méthode, rien ne lui faisait défaut. Sa parole était simple, sans prétention, d'une gaité spirituelle et pleine de bonhomie, et toujours saillante, d'un effet sûr et durable. Dans les relations privées, qui était plus aimable, plus affable, plus dévoué à ses parents et à ses amis ?
André Dumont l'a caractérisé d'un mot en l'appelant « l'homme le plus aimant