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tiques; M. Boëns n'a pas donné suite au pro^t qu*il avait formé de résumer les leçons et les entretiens du maître. — V« le Nécrologe liégeois de M. UL Capitaine, année 1K55, p. 35-4â. — M.
le docteur lieuse a décrit la maladie de Lombard dans le Bull, de VAcad, royak de médecine de Belgique, t. XIX, n'' 5.
Mai-ty no^Mkl (JÉRÔME) , né à LU-
dowikonka, près de Wilna ('), le â3 juillet 4807, mourut à Liège, le S novembre I8G4. Il fit ses humanités au gymnase de l^inica en Podolie (ancien Collège des Jésuites) et s'appliqua particulièrement aux sciences exactes. Ce goût dominant ne l'abandonna pas à runiversité de Wilna , où il entra en 1827; cependant, pour se créer une carrière , il s'y livra pendant trois ans à Tétude de fa médecine. Il allait rerevoir son diplôme, quand éclata l'insurrection lithuanienne. 11 prit aussitôt du service dans l'armée révolutionnaire, assista comme sous-officierd'artillerie aux combats de Wilna et de Szawlé, et s'y distingua par sa bravoure. Survinrent les désastres d'Ostrolenka et de Varsovie :
les débris des troupes polonaises furent refoulés snr le territoire prussien , où il fallut déposer les armes. Proscrit, isolé, sans asile, Martynowski chercha vainement du travail en Prnsse et résolut enfin de gagner la France , cette seconde patrie des Polonais, il se mit en route à pied , dénué de tout, parvint à Besançon après bien des souffrances, et dut quitter c^tte ville comme il y était entré. Les mêmes déceptions l'attendaient à Paris ; à Bruxelles, au contraire, il retrouva des amis et parvint à se* procurer quelques légères ressources. Enfin l'idée lui vint de se fixer à Liège et de reprendre ses études ik l'Université de cette ville : des leçons de mathématiques devaient lui fournir le pain quotidien. Il donna aussitôt suite à son projet , subit l'examen
de candidat en sciences naturelles et suivit pendant quelque lem|)s les cours de la candidature en médecine. Mais ses leçons ne lui donnaient pas de quoi vivre : forcé de compter avec la nécessité, il accepta une place de surveillant au Collège communal de Liège. Ce fut l'humble point de départ d'une carrière qui n'aurait pas été sans éclat, si Martynowski avait eu plus nettement conscience de sa propre valeur. Cependant ses aptitudes remarquables et son savoir étendu ne pouvaient manquer d'attirer l'attention, non moins que sa conduite exemplaire et sa rigoureuse exactitude. En 1858, lors de l'organisation du régime intérieur des Ecoles spéciales annexées à l'Université, il fut nommé répétiteur-surveillant. Plus tard, on lui confia l'enseignement de certaines parties des mathématiques, et en 1849, sur la demande expresse de la Faculté des sciences , il obtint le titre d'agrégé k la dite Faculté. Après la mort de Meyer (v. ce nom), un arrêté royal lui attribua exclusivement le cours de calcul différentiel et intégrai. — Il resta vingt ans attaché à l'Université de Liège , esclave de son devoir , dévoué à la science, à ses élèves et à la famille qu'il s'était créée en Belgique, jouissant de l'estime générale , mais se tenant en dehors du monde, supportant dignement les rigueurs de l'exil et celles de la fortune. Celles-ci se ralentirent pourtant dans la dernière période de sa vie. Une succession provenant des parents de sa femme lui permit d'acquérir, aux abords de la ville, une maison confortable et un morceau de terrain qu'il se mil k cultiver lui-même. A un Polonais, ne cessaitil de dire, il faut absolument un jardin. Étant élève en médecine , il avait étudié la botanique. 11 se mit à importer des simples de son pays et essaya de les acclimater. Il fit venir d'Ojcaco un Jet de bouleau qu'il planta religieusement près de sa demeure ; il en suivit la croissance avec une joie d'enfant :
{*)Nécrohge liégeois pour 1861, p. 61.
Noos suivons la version de H. U. Capitaine, qui puise toujours ses renseignements aux meilleures sources. Un journal polonais fait naître Hartynowskl dans la province de
Kaminiec, en 1806. Cette indication est assez vague ; quoi qu'il en soit, c'est en Podolie que notre regretté collègue passa les années de son enfance.