LES DEUX GRANDES FORMES DE GOUVERNEMENT
suite natarelle du caractère social de rhommey le rapport exacte la vraie harmonie de ces deux principales directions : voilà le grand problème à résoudre. Nulle société, sans cette condition, ne peut prospérer ni accomplir sa destinée. Plus les membres sont élevés, plus le lien qui les unit est étroit, plus aussi la société elle-même est parfaite, et réciproquement.
Le plus beau et le plus parfait modèle d'une telle société est FEglise catholique telle que Dieu Ta constituée. Ces deux éléments y existent dans toute leur plénitude; d*un côté, les facultés, les talents, les aptitudes individuels y reçoivent tout le développement dont ils sont susceptibles; et de l'autre les membres, reliés entre eux par une chaîne sacrée et supérieure à la terre, se rassemblent tous dans le sein de Dieu où ils forment une société indissoluble et tellement étroite, que TEcriture ne trouve pas pour l'exprimer d'autre figure que celle des membres qui ne constituent qu'un seul et même corps.
Si les autres sociétés n'ont ni un but aussi élevé ni des moyens aussi précis pour y atteindre, elles n'en doivent pas moins être édifiées sur ces bases essentielles de toute association. La société politique surtout sera d^autant plus parfaite que les membres y conserveront davantage leur personnalité et leur individualité propres, et qu'ils seront unis entre eux par des liens plus solides. .
L'ennemi mortel de ces deux grandes directions de la vie politique, est la passion de l'égoîsme. Suivant qu'elle s'attaque à l'une ou à l'autre, l'Etat se trouve ou avili dans ses membres ou troublé dans son union.