‹ Liberté d'enseignement: Examen de la question au point de vue constitutionnel et socialChapitre 2 sur 26 · PREMIERE QUESTION · texte numérisé non relu

PREMIERE QUESTION

Qae aoos a-t-oa répondu?

En donnant au public notre premier Examen sur la liberté d'enseignement , nous disions ^ : n Nous nous adressons aux hommes sérieux , et <i aous les prions de nous réfuter si nous ne « sommes pas dans le vrai ; nous ne tiendrons a pas compte des autres attaques.» A notre grande satisfaction , loin de nous réfuter, rUniTersitë, par un de ses organes officiels ^^ reconnsdt et confirme tous les principes sur lesquels nous nous sonunes fondés. Voici ses paroles : « C'est « en s'appuyant sur la charte de 1830, que mon* « seigneur pose et développe ses ai^oments. Il

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2 Gazelle de tlnstr:puht.<f i janvier.

« réclame la liberté d'enseignement parce que la « charte Ta promise y et qu'un prince a sanc- « tionné cette promesse devant trente-trois mil- (( lions d'habitants. Monseigneur ne trouve jus- « qu'ici AUCUN CONTRADICTEUR. Ensuite M. l'évêque « de Langres entre dans une longue discussion « pour démontrer que la liberté d'enseignement « est un^ (téte^éj pof-ce ^'eUe est «» droit ; <c qu'elle est un droite parce que c'est une promesse « de la charte^ parce que sans f exécution de cette « promesse y les articles 5 et 7 seraient des incon- « séquences y parce que ml ne peut avoir le priviu lége exclusif d'enseigner y et que ce monopole ne <( peut.suriout , appartenir à rptat. Ici encojie tout

« LE ^0N9E EST d'accord. »

En lisant cette adhésion si explicite à des principes dont la consécration ne permet pas au mo- Bopole universitaire une minute de survivance, qn croit. naturellement que la oàuâe est gagnée, et que. désormais chacun sera libre de se faire instruire et de faire élever ses enlaats tout-^ii^it sek>n sa CQUscîeBoe* On. est donc renversé de swrpiîise,, quand on voit l'Université ajouter ces mots 'inf^ioables : < a Mais^ sur quoi difTère^tkffi 7 « c'est sur la manière dont celte liberté doit être « accordée. » Que dirait-on d'un détenteur, qui ayant reconnu la nullité de ses droits et la vali-

dîné; dfis lUff6S/du lëgHîqie. propriétaire y dirall a eiQlttiicî i «. C'est vrai^ je reccmurâ qne ce bi^i ne « m'appamieat pts «t qu'il est le vôIre. Ici tQul « Je tmmde e$t d'aacùrd^ mais nom différons seu^ a lemmt wr unpomt, &esl sur la manière dévoila ^ le reudre. » Le .vrai propriélaiise ne lui rëpondraitril pas: Ccuiuiiâiit! uoua^ diiléi?ons sur là manière? Mais rendre, c'est rendre; il n'y a pa$ deux manières de le faire. Eh bien, nous, Français, nous dirons au monopole : puisque de votre aveu le privilège ej^closif d'enseigner ne peut vous ^ppaileair , vous aveis donc été induemént jusqu'ici'détentenr de notre droit. C'est donc ce droit que, appuyés sur vos propres aveux., nous réclamons hautement. Toute distinction sur la manière de uoi|s rendre notre bien y serait une vaine subtUilé, pour ne rien dire de plu£|« Ren<* dre, c'eist rendre ; Rendre libre, c'est i^ndre libre : ces mots ne peuvent offi'îr ni obscurité, ni équivoque. Puisque vous accox'dez le fond, la forme est gagnée. Puisque, de votre aveu, l'Etat nous doit la liberté d'enseignement, il nous la rendra quand il aura dit à tous les Français : « Vous êtes maîtres de vos actes en fait d'instruc- H tionà donner on à recevcrtr, et hors de mon « Université que je maintiens, je ne m'occuperai « de votre enseignement que s'il s'y commet des <( délits qui tombent dans le domaine de mes lois » •

Nospcnfiees, sur ce pomt^ dèvieMlroiit pluB complètes et ph» précises encore dans notre réponse à la sÎKiëmé question ée ce Seoùnd Examen dont ^Ue sera la concluston pratique.

Maison nousl^ime avant tout d'être entré dans ee dangereux combat. Nous aUons donc dh^ d-abord pourquoi nous avons cru devoir le faire^

' ^ Quelques pertmines te sont eflî*ayées du droit de sur- ¥eiU«noê que nous recônoalssioûft à l'ÉUt lur toutes les naisQos d'^ducatUm* Ce droit p*est antre que cehii que oeiv» sacrept les lois gdu^rales pour la r^^eaaion des délits* Il est inhérent 4 ^out gouvernement qui est chargé du inaii>tien de Toixlre public^ 11 n'est dangereux que pour ceux qui font mal', puîsqull ne s*exerce que contre les infracleui^s des lois; La liberté iea doctrines ne peut eu ètue atteinte f la Belgique 9 où il est eo vigueur , lums en offre la pi«uvé. Il est même, par sa naturel à Tabri d^ toutarUtDaire^ et un magistrat qui rexei*cerait sans une raison prévue et déler*^ lûinée par lesiois, pourrait être poursuivi comme coupable â*abus de pouvoir. Ce droit général ne ressemble aucunement k Yactfon du monopole.

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