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CHAPITRE II

Des Spëculaleurs.

• Ce ne sont pas les pères de famille que gène réelle- «• ment une telle loi, ce sont les spéculations particulières, « quelque titre qu'elles prennent, celui de congrégation, " ou tout autre, » (M. Villeniain , Discours h. la chambre des depul('s, 24 janvier i844-)

11 faut quelque courage pour oser dire à la France qu'une loi de monopole sur tout l'enseignement ne gène pas les pères de famille , mais il n'en faut pas moins dans le chef d'un système qui n'est que spéculation de tout genre pour soulever contre la liberté le fantôme des spéculations particulières. En cela, du reste, l'oralour a fait preuve d'à-piopos; il a caressé un préjugé que l'esprit de mensonge a fort accrédité depuis quelque temps, même auprès d'iiommes estimables d'ailleurs et réfléchis. On craint donc, ou du moins on paraît craindre assez comnmnémont que renseignement, devenu libre, ne tombe dans le domaine des industriels et ne soit plus alors qu'un vil métier.

Certes, s'il devait en être généralement ainsi, nous l'avouerons, la liberté (Venseignement aurait contre elle un préjugé légitime; et si, d'autre part, le monopole était, au contraire, généralement exempt de cette tache, il pourrait réclamer en sa faveur un avantage réel.

La fonction d'élever l'enfance ou la jeunesse, n'importe à quel litre, n'est pas, en effet, un métier, mais un ministère. Pour y réussir, il faut y entrer, il faut y demeurer, moins pour soi-même que pour ceux dont on doit être chargé. Si le désir du gain, ou, ce qui revient au même pour le résultat, si le désir de s'élever, de s'avancer, est le motif dominant du maître dans l'exercice de sa charge, il n'est plus le représentant de la famille, c'est un mercenaire, c'est un spéculateur. Dès-lors il est à présumer qu'il ne s'occupera des intérêts de ses élèves que jusqu'à concurrence de ses propres intérêts; et toutes les fois qu'il faudra sacrifier ceux-là pour sauver ou pour ménager ceux-ci, on peut être moralement sûr que le bien des enfants sera sacrifié. Un tel homme est indigne de la confiance publique. Voyons donc si c'est sous le l'égiine de la liberté ou dans le système du monoi)ole que ces spéculateurs devront être le plus nombreux et le plus à craindre.

Pour être fondé à dire que la liberté d'enseignement doit faire sortir de terre une nuée

(rindustiiels qui, pour nous servir d'une locution vulgaire, ne feront plus de l'instruction privée que métier et marchandise, il faudrait d'abord pouvoir prouver que partout où renseignement a été libre en France, les spécula-^ teurs l'ont dévoré comme une proie. Mais, sans remonter encore à des époques reculées dont nous parlerons bientôt, et dont on a dénaturé les souvenirs , de nos jours , et sous nos yeux, l'enseignement primaire des garçons et toute l'éducation des fdles n'ont-ils pas vécu, en fait , dans une liberté presque sans limites ;, l'un jusqu'à la loi plus que impériale du

28 juin 1833 *, l'autre jusqu'à l'ordonnance extra-légale du 23 juin 1836'^? Il aurait dû y

* On Ut dans IePv.apport : l'instruclion primaire fut trop négligée par l'Empire. Ce qui signifie : nous avons dCi^pour (iccomplr le vœu de la cliarle sur lu liberté il'enscignemcntj t'tendre la domination absolue du monopole siu' les 40)00o écoles primaires que le despotisme impérial avait laissées dans une liberté complète !

2 Le décret du i"' mai 1802 laissait aux maires la nomination des instituteiu's romnuuiaux. La liberlc' des (•coles primaires resia complète jus(|u'à l'ordonnance du

29 février 181G qui, pour la première fois, parla d\\n examen à subir devant d.\ fonctionnaire de l'instruction publique. Les écoles de filles, demeurées parfaitement libres sous l'Empire, furent placées, par l'ordonnance du 3 avril 1850, sous la surveillance des préfets. Le 8 avril 1824 parut une autre ordonnance qui exigeait jiuie auto-

avoir alors dans ces deux carrières des spéciilaieurs d'autant plus noudrreux, que le malheur des temps ayant rendu plus d'existences précaires, beaucoup de personnes sans ressources auraient pu, pour échapper à la détresse, se jeter dans cette carrière ouverte à tous, sans aucune condition gênante. Mais d'où vient donc que, pendant ces trente ans et plus, on ne signale aucune trace de ces spéculateurs alTamés et indignes dont vous nous faites un épouvantait? D'où vient donc que vous-mêmes vous ne trouvez dans cette époque de liberté aucune preuve de fait en votre faveur? D'où vient que cette armée d'industriels qui, d'après vos assertions, aurait dû alors envahir la France, s'est réduite tout au plus à quelques pauvres petites écoles obscures et inaperçues dans la foule des établissements llorissants et consciencieux.

Mais il y a plus : qui oserait dire que, durant les trente-six premières années de ce siècle, l'é-

lisalion spéciale d'exercer (U'iivréc par l'evèque ; enfin vinL l'onlonnance du 9,1 avril i8.>.8, qui, attribuant au r(( leur seid le dioit de délivrer et le brevet de capacité, et l'autorisation, comnienee à sentir fortenientle monopole. Cependant rexéeution en fut si timide et si incomplète , surtout pour les écoles île filles, <[ue la liberté clejait n'en soullrait prescjue pas, ce qui suHit pour que nos raisonnements s'appli([U('nt avec plus ou moins de rigueur à toutes les années que nous a avons comprises.

cliicalioii des lilles n'a pas pris, sans secousse et sans eflorls, un magnifique développement, du côté de la science et des talents, en même temps qu'elle s'est fortifiée sous le rapport de la religion et des vertus solides? Et cependant cela s'est fait sous l'empire de la liberté. Qui oserait dire (ju'avant la loi si follement vantée et si réellement désastreuse de 1833, les instituteurs primaires n'ont pas été incomparablement plus modestes, plus soumis, plus rangés et plus véritablement zélés qu'ils ne le sont aujourd'hui? et cependant ils avaient été jusque-là presque entièrement libres des entraves universitaires. Vous aurez donc beau vous épuiser en déclamations et en vaines conjectures, l'expérience est là pour nous démontrer qu'il n'est })as dans la nature de la liberté d'enseignement d'empoisonner les villes et les campagnes de spéculateurs tels que nous les avons définis; mais il est un autre principe qui produit nécessairement, inévitablement, ce déplorable effet : ce principe, c'est celui-là môme dont vous êtes le patron, le tuteur, l'apologiste, c'est le monopole. Nous ne vous aurions pas conduit sur ce terrain glissant, si vous ne nous y aviez pas aj^pelés vous-même ; mais puisque vous nous y attaquez par des suppositions vides de sens, nous allons vous répondre par des raisonnements positifs et des faits matériels.

N'csl-il pas d'abord inconleslablo que le monopole tout entier n'est qu'une vaste spéculalion organisée, tarifée, inévitable, dont l'argent est la condition première et dont Tambilion est Tunique moteur? N'esl-il pas vrai que jamais, en aucun lieu du uionde, on n'a frappé de plus d'impôts la circulation de la science à tous les degrés que dans le régime universitaire? N'est-il pas vrai qu'aujourd'hui , même dans les premiers éléments, la science ne peut devenir la propriété légale de celui qui l'acquiert, et ne peut surtout arriver à l'état social qu'autant qu'elle aura été vendue et revendue, une première fois par la taxe universitaire, une seconde fois, pour les élèves externes, par la rétribution scolaire \ une troisième fois par les droits d'examen, une quatrième fois par le paiement des dii)lômes, et cela toujours sans préjudice de la part que supportent les familles dans le somj lueux budget de l'instruction [aiblique, et sans compter ensuite des exactions de détail que nous rougirions d'exposer. Quoi! vous êtes le chef d'un tel corps, et c'est vous qui parlez

' A Paris, un cxlcinc paie io5 fr. par an an colli-gc io\al, unifiucniont pour vive, adnjis à en suivre les cours. 8urceUe somme, 45 ti"- sonteonsacres à la relribulion luiivcrsilaire, rlGofr. soiil verses tlaiis la caisse speeiale du eol- ]<=ge. D'aprrs le Rappoil pr('senl('au rf)i on 1 8.f3, la somme de ces dcu.\ impûls sur la science s'elévc aniuiellemeul à

toiilre les spéculateurs! vous présidez à un tel élat de choses, et vous insistez pour qu'on le conserve intact, afin, diles-vous, de préserver la France de spéculations honteuses! Nous nous sommes fait une loi de ne pas attaquer les personnes, et nécessairement notre déhcatesse nous Ole ici de puissants moyens de preuve; mais, en généralisant nos pensées, pouvons -nous croire que ce vice humiliant du corps ne se communique pas aux membres? Mais quel est donc le mobile, le seul mobile que vous proposez à ceux qui enseignent sous vos ordres? n'est-ce pas uniquement l'espoir de Tavancement et la perspective d'un traitement plus élevé, c'est-à-dire précisément ce qui constitue le spéculateur, l'ambition et la cupidité? Loin d'attacher à ces motifs la moindre idée de blâme, ne mettez-vous pas vous-même tous vos soins à les soutenir et à les renouveler dans tous ceux que vous chargez de diriger l'instruction piibli-

2,89^,380 fr., dont les deux tiers au moins sont payes par les plus pauvres écoliers. 11 est bon de dire ici, par forme de contraste, qu'autrefois l'enseignement était donne sans rétribution dans beaucoup de collèges, spécialement dans tous les collèges do Pails, depuis 1719, et que le nojubre des élèves externes qui fréquentaient à ce titre les anciens collèges à Paris et dans diverses provinces est évalué à trente mille ; c'est M. \ illemain lui-môme qui le reconnaît dans son mtmc Rapport de i843.

que? Un de vos prédécesseurs * ne se plaignait-il pas de ce que « l'ambition, ce prikcipe généreux qui fait la force des autres hiérarchies^ n'exisiail plus dans les ramjs élevés de Tuniversilé? » et, en parlant des professeurs qui vouent leur enseignement à une froide routine , n'ajoulait-il pas ces paroles, qui peuvent l'aire honneur à la franchise de celui qui les a prononcées, mais qui sont la honle éternelle de tout le syslème : « Cette disposition est la plaie de V université; on n'y portera remède qu'en relevant toutes les situations supérieures , en créant un grand intérêt A l'avancement. Je demande, non pour faire cesser cet état de choseSy mais pour commencer à r atténuer, que les traitements des professeurs de soient portés de 3,000 francs à

4,000 francs... » Ainsi on reconnaît qu'il existe un grand mal , on désespère de le faire cesser, on veut seulement commencer à l'atténuer, et pour cela on n'invoipie ni Tintérèt des élèves, ni les sacrifices des familles, ni la conscience des professeurs, ni même l'honneur du corps; on suscite un principe généreux, V ambition; on crée un grand intérêt, Vargent : on ne peut porter remède à la plaie de l'université que par ces deux moyens!

Oi-, ne sonl-ce pas précisément les deux élé-

« M. Salvanrlv, iS.'îj).

menls consiitiuils de ces spéculations dont vous avez (U'iri jus(|u'au fanlôiuc? Ëles-vous donc bien coupable de ne proposer pour encouragement à vos professeurs que des considérations aussi peu honorables? Hélas! non, car vous ne pouvez oflrir que celles que vous avez ; et un monopole sans croyance et sans entrailles ne saurait vous en fournir de meilleures. Mais au moins vous êtes bien malheureux ; mais au moins il est bien coupable lui-même ce système dont la nature est de dessécher tous les cœurs et de matérialiser toutes les œuvres; mais au moins vous êtes vous-même bien imprudent lorsque, dans la position toute mercantile et toute égoïste que le monopole vous a faite à tous, vous osez non-seulement accuser en pul)lic les chefs dinslilutions privées d'èlrq des spéculateurs, mais comprendre spécialement et nommément dans cette accusation flélrissanle les congrégations livrées à l'enseignement. Vraiment il faut bien mettre entre les mains de Dieu son àme de chrétien pour ne pas s'échapper devant des insinuations semblables.

Les membres des congrégations religieuses sont des spéculateurs! Mais savez- vous bien ce que c'est (pi 'un membre d'une telle congrégation? ( Pour éviter tout prétexte d'iriitalion , nous ne parlerons que des congrégations de femmes autorisées par les lois : on sait que les

règles des coiigrégalions d'hommes sont les mômes au fond.) Savez-vous que la première condilion pour y être incorporé c'est précisément de renoncer absolument et sans réserve' aux deux spéculations si basses et si contraires au vrai dévouement qui sont votre unique ressource? Savez-vous que la faculté, que la pensée même de s'enrichir est impossible a toute personne entrée en religion? Savez-vous que, pour faire mourir en elle jusqu'au moindre germe d'ambition, on ne l'y reçoit qu'à la condilion expresse qu'elle pourra être placée et déplacée, élevée ou abaissée, mise aux positions les plus élevées et puis au rang le plus infime? Savez-vous qu'en effet, d;ins les congrégations religieuses, il en est ainsi tous les jours? Savez-vous qu'on y purifie les âmes de tous les sentiments qui tiennent à l'égoïsme, précisément pour les remplir de tous ceux qui viennent d'une charité pure, vraie et désintéressée? Savez-vous enfin qu'une religieuse enseignante se regarderait comme coupable , comme indigne de sa vocation, si elle ne cherchait pas à tenir auprès de ses élèves la place de leur mère, par cet amour généreux qui fait que l'on s'oublie entièrement soi-même, et que toutes les passions de l'ame sont absorbées par la vue exclusive du bonheur de ses enfants? De grâce, montrez-nous donc (pielque chose de semblable,

quelcjne chose de tant soit peu comparable dans tous vos systèmes universitaires !

Les congrégations enseignantes des spéculalions! Et vous avez dit cela devant plusieurs centaines de pères de familles dont les filles ont été élevées dans ces maisons saintes ! Mais est-ce que Ton ne vous a jamais dit que la plupart de celles qui en font partie, loin d'y entrer comme on entre dans votre université, pour s'y faire un état, ont quitté des positions assurées ou même avantageuses, ou même brillantes et très-brillantes, dans le monde, pour s'y faire volontairement pauvres, et pour que, étant pauvres volontaires, et par cela même détachées de toutes les affections profanes ou trop naturelles, elles n'eussent plus qu'un désir, qu'un bonheur, qu'un but, celui d'aimer, de soigner, de former au bien la jeune famille que la divine Providence leur confierait. Et ce sont là les personnes que vous voulez flétrir! Nous no révélerons pas les noms illustres qui sont allés, en France, se voiler et s'enfouir dans ces asiles de sublime dévouement; mais nous vous dirons que, dans un Ëtat étranger', nous avons visité une conununauté enseignante française, où, sur moins de trente novices destinées à l'enseignement des pauvres comme des riches, se

* A Rome, au mois do juin 1842.

trouvaient la lille d'un iiiilord anglais, la fille d'un grand de Russie, la fdle d'un prince polonais, enfin la fdlc dun roi*, la nièce de notre empereur. Apparemnicnl qu'elles étaient là par spéculât iun !

Comprenez-le donc, une des gloires de notre siècle, c'est l'éducation complète et solide par laquelle le sexe le plus faible a conquis une haute influence sociale; et si la France, malgré la léthargie irréligieuse que lui a conmiuniquée d'ailleurs le monopole, conserve encore quelque vie morale, c'est seulement de ce côté, c'està-dire dans la portion de la société qui a été élevée par le dévouement, sous le régime de la liberté, tandis qu'elle se meurt à vued'œil faute de croyance , et par cela même , faute de conscience, dans cette autre portion que le monopole a formée, dans cette portion virile d'où lui devraient venir sa gloire et sa force, et d'où lui viennent, au contraire, sa honte et ses dangers.

Maintenant, nous le demandons, de quel côté se trouvent les spéculateurs? est-ce dans le parti de la liberté ou dans le système du monopole?

Avec la liberté, des dévouements certains, nombreux, admirables'', mêlés peut-être çà et

* Ln princesse Conslnnco, fille de Lucien Eoriaparle.

* ^ous li'avoiis couaitleni ce dcvoucinent que dans les

là i]o (jiiol([iios in(]iis(rielso!)sriirs{]onl ropinioii lait hienlùt jiislico, et aiix(|iiols, dans tous les cas, il est facile à chacun de se soustraire. Avec le monopole, le dévouement étouiïé *,

congregalions religieuses, parce que l'attaque que nous repoussons concentrait nos reflexions sur cet unique point; mais il en est indépendant. Il se trouve dans les simples fidèles comme dans les religieux et les prêtres ; il est partout le fruit naturel de la charité chrétienne, et il ne sera nulle part le produit d'un égoïsme cvipide ou ambitieux.

' Nous avons dit ( Deuxième examcit., pages 87 et suiv.) que l'obligation d'un diplôme ou d'un brevet universitaire privait l'enseignement du concours précieux d'une multi- (ude innombrable de dévouements spontanés. On en aurait bientôt une pi'euve éclatante si, par impossible, on osait tenter de mettre à exécution l'inconcevable article i4 de l'ordonnance extra-légale du 23 juin i83G. N'est-il pas évident que, par l'application de cette monstrueuse mesni'c, tant de femmes bien nées, qui se consacrent par pur (h'vouement à l'enseignement supérieur, seraient obligées iXy 1 énoncer? Pense-t-on que des jeunes personnes, si modestes et si timides qu'elles s'enfoncent dans le cloître pr('cisément pour fuir les regards du monde, consentilaient jamais à sortir de leur retraite sacrée pour aller s idjir un examen public en présence d'un comité d'hommes? Ne (omprend-ou pas que c'est là une épreuve horriblement pénible, même pour une personne du monde, et qu'on ne s'y détermine que quand on est \ contraint par une absolue nécessité? Nous connaissons maintenant même des personnes de lionne famille à (jui de grands malhevus n'ont laissé d'aulnî ressource (pic la carrière de l'cduca-

^54laspéciilalion organisée en grand, syslématisée, inévitable; l'éducation réduite à la condition d'un grand négoce public, dont la science sera la marchandise , et dont toutes les générations adolescentes seront l'enjeu. Que la France choisisse.

tion, et pour qui la perspective de cette comparution devant un jury est un supplice. Mais, hors de cet impérieux besoin de vivre, quelle mère voudrait livrer la considération de sa fille aux hasards d'un examen public? Ainsi serait perdue pour toujours cette noble consolation des familles les plus distinguées de pouvoir confier leurs enfants à des maîtresses qui, même sous le rapport de la naissance, sont dignes de les représenter. Ainsi, pour l'éducation des filles comme pour l'instruction primaire, comme pour tout l'enseignement, les premières garanties du mérite sei aient la hardiesse et la mémoire; l'amour du bien serait étoufï'é dans son germe par des conditions effrayantes, et le dévouement serait supplanté par la spéculation.

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