CHAPITRE Xni
DES POINTS PARTICULIERS TOUCHANT LESQUELS l'ÉTAT DOIT
PROTÉGER l'Église, ou, a tout le moins, lui laisser la
LIBERTÉ. — suite. — IV. LE DIMANCHE. — V. LA FERMETURE DES CABARETS. — VI. LE BLASPHÈME.
Le DiTïianche.
I. S'il est une question importante à tous les points de vue, et qui doit appeler l'attention des princes de la terre, c'est la (question de la sanctification du septième jour, du dimanche, c'est-à-dire du jour du Seigneur, du « saint dimanche », car ce jour n'est pas un jour ordinaire et profane, mais « le grand jour du repos », comme dit l'Evangile : Erat enmi magnus dies ille Sabliaii (2). Le dimanche est le jour du culte public et social, à tel point que, là où ce jour n'est pas observé, ce culte n'existe plus ; mais, à sa place, l'athéisme pratique, ({ui est antisocial entre tous les systèmes antisociaux. C'est le jour où l'homme travaille à l'amélioration de lui-même, par la méditation des choses divines et l'accomplissement des œuvres de la miséricorde^ tant spirituelle que corporelle. C'est le jour du repos pour le corps et pour l'ànie ; car le repos extérieur qui est prescrit, est l'image du repos intérieur et le moyen d'y arriver, de même que le repos intérieur, à son tour, est l'image du repos éternel, terme suprême de la destinée humaine, selon ces paroles de saint Augustin : « Toutes les âmes aiment et recherchent le repos, mais la plupart ne savent où il faut le trouver. Ce n'est ni dans les plaisirs des sens, ni dans les satisfac-