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QUESTION BU CHOMAGE ET DES ASSURANCES

reyient. En fait donc : Tou^rier économise en temps de travail de quoi se suffire dans la morte saison. Mais un grand nombre d'ouvriers se trouvent arriérés d'un an.

Quant aux sacriBces que savent faire au besoin, lorsque leflr cœur est ému par quelque grand sentiment, ceux qui reçoivent les plus pauvres salaires, nous sotnmes loin de les méconnaître, et nous en savons le prix. C'est justement parce que nous apprécions tout ce qu'ik coûtent, que nous ne voudrions pas les voir prodigués en vain. Peut-être, eu effet, si ridée des assurances contre le chômage suscitait de grandes espérances entre les ouvriers, susciterait-elle des sacrifices analogues à ceux qu'ils se sont imposés pour servir une idée plus haute et plus pratiqué, celle de Tassociation. Mais si ces efforts héroïques ne devaient aboutir qu*à une déceptioil^, ne vaudrait-il pas mieux que chacun les fit pour soi , pour acquérir le petit capital qu'il est dans l'usage d'emprunter pendant les mortes saisons. Il n'; aurait, en cela, rien qui ressemblât à un « égolsme stupide. »

Personne n'apprécie plus que nous les difficultés qui pèsent sur la vie de l'ouvrier ; personne n^est plus désireux de les voir diminuer, de voir la condition de l'ouvrier s'élever sous tous les rapports. Mais le moyen de satisfaire ce désir qui nous semble le plus prompt et le plus sûr, c'est de dire la vérité tout entièie; de signaler les projets et les idées qui nous semblent illusoires; d'engager chacun à bien reconnaître sa^ vraie situation, à faire pour l'améliorer tous les efforts possibles , en s'associant à ses confrères quand l'association est avantageuse à tous, en agissant seul et isolément lorsque l'association ne peut donner aucune force, et plus encore lorsqu'elle ne peut que lui en ûter.

Nous croyons quil convient surtout de les tenir en garde contre les flatteries accompagnées de déclamations plaignardes , et de ne les conseiller qu'avec une extrême circonspection sur leurs affaires : en premier lieu , parce qu'ils les connaissent probablement mieux que nous ; ft, en second lieti, parce qu'ils portent seuls la ||£8ponsabilité des résolutions qu'ils prennent. C'est pourquoi, nous persisterons à leur papier en toute franchise, comme à des hommes.

IV* 19. — Dm travail «es

Il y a longtemps que les ouvriers typographePrésisient aux tentatives faites pour introduire dans leur industrie le travail des femmes, et un incident récent vient de remettre la question à l'ordre du jour. Nous ne rapporterons pas les faits, sur le^^quels on n*est pas bien d'accord : il suffit de dire que le travail des femmes, introduit dans une imprimerie que M. Paul Dupont possède à Clichy, est attaqué et défendu dans la presse.

En droit, il n'y a pas question. Les femmes peuvent travailler à la casse du compositeur d'imprimerie, et les maîtres imprimeurs peuvent les y employer sans violer aucune loi. Personne même, nous le croyons, ne réclame une loi pour limiter le travail des femmes dans Findustrie.

En fait, ceux qui blâment l'introduction des femmes dans rimprimerie se plaignent de ce qu'elles viennent augmenter l'offre du travail, et en faire baisser le prix. Ils

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