‹ Libertés de l'Église gallicaneChapitre 124 sur 153 · DES JÉSUITES · texte numérisé non relu

DES JÉSUITES

Les lois de France repoussent leur congrégation,

Déjà en 1825, dans mon plaidoyer pour le Constitutionnel, et, Tannée suivante, à l'occasion de ma visite à la maison de Saint-Acheul, an sortir de laquelle j'avais eu à repousser les attaques malveillantes de quelques journaux, je m'étais prononcé sur l'illégalité de la présence des Jésuites en France. Dans une réponse qui parut alors à la date du 10 juillet 1826, et que X Univers religieux a reproduite dans son numéro du 30 avril 1845 (c'est la seule chose dont j'aie à le remercier), je m'exprimais ainsi :

b Mon opinion sur la question des Jésuites est fixée depuis » longtemps. Les arrêts des Cours souveraines les ont condamnés; les édits de nos rois ont supprimé leur société; aucune » loi ne les a rétablis en France ; la bulle de Pie VII est sans » force parmi nous. On ne peut tolérer ce que la loi défend; et » s'il existe en France des maisons tenues d'une manière telle m (/uflle, mais non autorisée par la loi , c'est aux magistrats bien » avertis d'y pourvoir avec sagesse après mûre délibération, n Mais, après avoir émis cette opinion comme jurisconsulte et » comme citoyen, mon devoir est rempli, celui des procureurs * généraux commence; et j'attends »

On sait ce qui est advenu sous la Restauration.

Voyez-en le récit ci-devant page 2(56 et suivantes.

Des faits nouveaux, postérieurs à la révolution de 1830, ont amené la question devant la Chambre des députés, A la suite d'interpellations habilement exposées par M. Thiers, dans la séance du !2 mai 1845, j'ai prononcé le discours suivant :

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