‹ Libertés de l'Église gallicaneChapitre 125 sur 153 · DISCOURS DE M. DUPIN · texte numérisé non relu

DISCOURS DE M. DUPIN

DÉrUTÉ DE LA NIÈVRE ,

DANS LA DISCUSSION ÉTABLIE SUR l' EXECUTION DES LOIS DU ROYAUME

en ce qui concerne les congrégations religieuses non autorisées ,

et spécialement celle des Jésuite*.

Séance du 2 mai 1845.

a II y a ici plus qu'une loi; c'est un principe élernel et in- » dépendant des lois positives , que celui qui ne permet pas » qu'une Société quelconque se forme dans un Etat saus l'ap- » probation des grands pouvoirs de la Nation, » (.1/. Pasquier.)

Messieurs ,

Je reconnais facilement à chaque orateur le droit d'étendre les questions, de les agrandir...; mais on ne peut contester à aucun autre orateur le droit de les restreindre et de les préciser. — Je soutiens, avant tout, qu'il ne s'agit pas ici d'une question religieuse : le dogme, le culte, là foi, ne sont pas impliqués dans le débat ; et tous les efforts que pourraient faire quelques orateurs pour faire prendre le change à cet égard, ou ici ou au dehors, viendront échouer contre le bon sens de la Chambre, contre le sentiment de sa compétence et celui du bien public qu'elle doit toujours avoir en vue pour résultat. (Très-bien!)

Si la question religieuse pouvait être compromise, elle ne le serait que par les hommes imprudents qui, par leurs entreprises téméraires, sont venus alarmer l'opinion publique.

Le clergé, messieurs, n'est pas davantage impliqué dans cette question; je puis dire que c'est pour lui que nous combattons, en cherchant à l'isoler, à le séparer de ceux qui le compromettent (Très-bien!); de ceux-là seuls dont le contact affaiblit sa haute influence ; de ceux qui, députés dans les campagnes, y affaiblissent, parce qu'ils veulent la remplacer, l'influence et l'autorité des curés; de ceux qui forment un concert, un cercle d'oppression autour des évêques, pour leur suggérer, leur conseiller, leur imposer des mesures imprudentes, qu'abandonnés à eux-mêmes, la sagesse leur conseillerait d'éviter avec soin.

Quelle est donc la thèse que l'on est venu soutenir ici? Nous réclamons l'exécution des lois, et, à cette réclamation, on nous

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