ACTE TROISIÈME
FERNAND. '
C'est moi. Madame.
CLARISSE et OCTAYIE, interloquées.
Vous!
FERNAND
Le comte d'Hérou ville épouse Fabienne.
CLARISSE
Pardonnez-moi.
OCTAVIE
Je suis désolée.
FERNAND
Vous avez tort, Madame, je trouve intéressant de connaître l'opinion du baron de Saint-Benin .
CLARISSE
Vous lui avez refusé mademoiselle de Lérins.
OCTAVIE
Agénor a beaucoup de rancune.
CLARISSE
Nous aurions dû deviner que c'était une calomnie.
OCTAVIE
Moi surtout.
Mais ce financier vous ressemblait si peu I
ÉVA
Pourquoi cacher ce mariage ? Voilà à quoi on s'expose.
Vous deviez bien vpus attendre à ce qu'on accuserait le fiancé de mademoiselle de Lérins d'avoir été tenté par une dot peu commune.
FERNAND
Je vous ai dit, Éva, que M. d'Hérouville aimait Fabienne.
ÉVA
Oui, je le sais bien, sans le lui dire, en secret. — Les jeunes gens deviennent si scrupuleux ! Quand ils aiment une jeune personne, ils vont faii*e le tour du monde sans le lui dire •
FERNAND
Il vient d'arriver. Si vous l'aviez vu tout à l'heure, à côté d'elle, vous auriez vite compris qu'il ne fait pas un mariage d'argent. Il aime Fabienne depuis longtemps, voilà pourquoi je la lui donne.
ÉVA, à RobiUon.
Est-ce que le prince hongrois aime aussi mademoiselle Robillon depuis longtemps?
ROBILLON.
Mon Dieu, Madame, non, je ne crois pas. 11 l'a vue pour la première fois la semaine dernière.
ÉVA
Mais le temps n'y fait rien, puisqu'il n'a jamais aimé qu'elle.
ROBILLON.
Je ne prétends pas...