ACTE DEUXIÈME
LAGOURDIÈRE.
Alors il faudrait acheter ce soir.
BONARDEL.
Je vais tout de suite rédiger mon ordonnance, je veux dire mon ordre, . . et j'aurai de l'estomac ! mille pilules... non, mille Serbes... à prendre à jeun... non, fin courant.
LAGOURDIÈRE.
Où trouver un agent à cette heure-ci ?
BONAROEL.
Je trouverai le mien. Il ne sort pas, il a une bronchite, je vais lui faire une visite.
LAGOURDIÈRE.
Je vous accompagne.
Ils remontent.
CLARISSE
Allez plutôt à la petite Bourse, il y a foule.
BONARDEL ET LAGOURDIÈRE.
Ahl
BONARDEL.
OÙ ai-je mis mon chapeau ?
Il le cherche.
LAGOURDIÈRE.
Voyons, docteur, prenez un autre chapeau.
BONARDEL, prenant celui de Lagourdidre.
Oui. .
LA60URDIÈRE.
Pas le mien !
BONÀRDEL.
En voici un.
Il en prend un sur une chaise, et sort, très affadré, avec Lagourdière,
à gauche.
CLARISSE
Pauvre monsieur Lagourdière, elle lui a donné la passion du jeu, c'est toujours ça.
FLORESTINE
Ils vont à la petite Bourse.
CLAUDE
Je voudrais aussi y aller. Oh ! tenir un plateau dans ces moments-là. .. A qui le donner?
n le donne à Belbon qui le suit en se fâchant. ÉVA, rerenant avec Fabienne par le fond.
Eh bien, on s'en va déjà ?
CLARISSE
Ils reviendront.
ÉVA
Je ferai fermer les portes. Tous mes danseurs s'esquivent en disant qu'ils reviendront, (a Clarisse et h oeta- Tie.) Vous ne dansez pas : allez donc les retenir.
CLARISSE, riant.
Nous n'y réussirons pas.
Biles sortent.