‹ Libres études [Texte imprimé]Chapitre 48 sur 73 · LA FÈTE-DIEÜ A VALENCE ET A MUNICH · texte numérisé non relu

LA FÈTE-DIEÜ A VALENCE ET A MUNICH

d’Adam, d’Ève et du serpent; je n’ai pas vu cette inconvenante représentation en 1864, et je doute beaucoup qu’elle ait eu lieu. Le char do la Trinité date de 1542.

11 est suivi du troisième, consacré à la Foi, Construit en 1674 et qui représente une figure symbolique assise et dorée. Le quatrième, dédié au saint de prédilection des Valenciens, saint Vincent Ferrier, est de 1665. En avant est une figure de Samson, dont les victoires sur les lions et sur les Philistins représentent les conversions opérées par saint Vincent; on croirait, ailleurs qu’en Espr^ne, rendre un triste hommage à un convertisseur chrétien, en le comparant à cet Hercule juif qui assommait des milliers d’ennemis avec une mâchoire d’âne. Mais le catholicisme espagnol a toujours considéré la force comme le plus sûr et le plus prompt entre tous les moyens de persuasion.

Iæ cinquième char, bâti en 1535, s’est appelé le Jugement Jernier pendant sept années, après lesquelles on lui a solennellement donné le nom de saint Michel, dont la statue en orne le sommet. Il y a quelque analogie entre ce rocher et le suivant, érigé en 1642 et renouvelé en 1702 pow' commémorer reætinction de la secte rnakométane. Par un bizarre euphémisme, ce char, qui devrait s’intituler celui du diable, qu’on y voit écrasé au milieu des flammes, s’appelle le char de Phiton. Enfin le septième et dernier, qui porte l’image de la ville de Valence tenant son étendard et son écusson, a été fait de nos jours, en 1855, pour célébrer « le iv' siècle de la canonisation de notre compatriote et patron, le glorieux apôtre saint Vincent Ferrier. »

lll. — C’est seulement après le défilé des chars, à cinq heures, que la procession proprement dite sort de la cathédrale. Celte vaste et belle église, étrangement inachevée, n’a pas de façade. On l’appelle la Seii, le siège, et ce mot, équivalant cà

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