‹ Libres études [Texte imprimé]Chapitre 50 sur 73 · MURES ETUDES · texte numérisé non relu

MURES ETUDES

pagiié d’un ange couronné de fleurs qui porte une palme fleurie.

Le clergé de toutes les paroisses occupe une très-grande place dans l’interminable cortège, rivalisant de pompe soit dans le luxe des vêtements, des bannières, descroix, soit dans l’éclat des images de toute espèce, bustes, statues, groupes, qu’on appelle posas et qui souvent contiennent des reliques. Une petite fenêtre, au cœur ou à la poitrine du saint, laisse voir quelques débris de scs os.

Eniin, arrive le cortège spécial du Saint-Sacrement; des musiciens le précèdent, représentant les psalmistes Asaph, Héman et les chantres juifs; des hommes.arinés de baguettes font découvrir les spectateurs distraits, qui ont gardé leur chapeau ou qui ont la tête enveloppée d’un foulard de coton. Les nobles, les titrés, les chefs de service, toutes les autorités locales défilent portant des cierges, et le spectateur assiste à une étonnante exhibition de décorations et de grands cordons; l’Espagne a quatorze ordres de chevalerie variés de mille manières, et il n’est pas rare de voir un simple soldat porter sur sa poitrine trois croix du même ordre et du même degré. Les chanoines et dignitaires ecclésiastiques sont mêlés aux grands de la terre, et vingt-six encensoirs mloamit (f an suave nuaf/e le dais porté par douze prêtres et escorté de douze autres avec des cierges. Sous ce dais est l’hostie, qu’on appelle, dans un langage intraduisible, mais, hélas! très-clair, tantôt Jésus Sacrameutado, tantôt Dios Sacrameiifado. Les cloches sonnent, le canon se fait entendre par moments, les troupes agenouillées présentent les armes; tout se prosterne et l’on jette, des fenêtres, une pluie de fleui’s effeuillées.

IV. — Le programme, dans son emphatique langage, déclare « ipi’en présence d’objets si magnifiques et si grandioses^ mille idées de religion et d’attendrissement envahissent l’imagination. » 11 nous a été impossible de partager cette impres-

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