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(}uatre pièces de la fameuse faïence d’Oiron qu’on a siiinonnnéc faïence de Henri JI, et dont on ne connaît, dans le monde entier, que cinquante-cinq échantillons, tous différents. Ce sont les œuvres de deux artistes excellents, dont on connaît à peine l’histoire et le nom. Antérieurs à Palissy, et en somme inférieurs à lui, mais entièrement différents par le genre de travail, les procédés et le goût, Cherpenlier et son inspirateur .Jean Bernard ont fait honneur à la France par l’exquise perfection de leurs œuvres, l’harmonie et les proportions des lignes et des teintes, l’originalité des inventions et la largeur du dessin, la puissance du modelé, même dans des détails d’une petitesse extrême. Mais ce n’est pas en France, c’est à Londres, dans les galeries de South-Kensington, qu’on peut voir réunis en nondu’e considérable les ouvrages de ces maîtres, achetés à des prix énormes, et qu’on revendrait aujourd’hui à un taux encore beaucoup plus élevé.
Ce Musée de prêts est ouvert au public gratuitement plusieurs jours par semaine; le soir, on l’éclaire splendidement au gaz, et des milliers d’ouvriers, après leur journée faite, viennent souvent, accompagnés de leurs enfants et de leurs femmes, passer la soirée au milieu d’objets d’art (pii, autrefois, n’étaient vus que. des rois et des grands.
Mais, demandera-l-on, tant d’efforts si prompts, si nombreux et si intelligents, ont-ils atteint leur but? ont-ils produit quelque amélioration dans les objets exposés par l’Anglelerre cette année?
Oui, sans aucun doute. Que l’on comprenne bien ma pensée. Le premier rang nous reste; notre suprématie n’a reçu aucune atteinte, et quand un de nos compatriotes pénètre, de quehiue côté que ce soit, dans le département français de l’exposition universelle, il se sent, avec un légitime orgueil, dans une sphère supérieure de goût, d’élégance naturelle, de noble simplicité, où l’opulence n’est presque jamais pesante, ni la grâce maniérée. On y trouve, eu quelque sorte, aux