‹ L’ictère graveChapitre 19 sur 23 · PHYSIOLOGIE PATHOLOGIQUE · texte numérisé non relu

PHYSIOLOGIE PATHOLOGIQUE

Tous ces signes montrent que nous sommes en présence d’un ictèregrave hémolytique.Lesyndrome er d'hémolyse domine la scène : c'est à l’hémolyse

qu'on doit la teinte rouge violacé des téguments,

c'est à elle encore qu'il faut attribuer la cyanose,

la polypnée,l’hémoglobinémie et nous savons qu’une. hémoglobinémie intense, comme c’est le cas, peut amener l’anurie. Cette action hémolysante semble

en grande partie responsable de l’azotémie soit en obstruant les glomérules et les tubes excréteurs d’un exsudat pulvérulent d’origine hémoglobinique,

ce qui détermine june rétention mécanique, tés reins ne pouvant plus excréter ; soit en lésant le parenchyme rénal, ce qui semble moins certain, car l'examen histologique ne montre que des lésions légères difficiles à interpréter.Si bien dessymptômes s'expliquent par l’action hémolysante dans le syndrome de l’ictère grave par septicémie à Perfrin- … gens le tableau clinique de cet ictère grave difière ; considérablement de celui des ictères hémolytiques ce habituels par la rapidité de son évolution et par les symptômes infectieux qui sont là, extrèémement intenses : fièvre élevée, délire, ictère immédiat, ete.

A Jamais, même dans les hémolyses rapides comme celles qui suivent, par exemple, les transfusions faites, alors qu'il y a incompatibilité entre les sangs du donneur et du receveur, on n’observe pareils symptômes. On peut voir des chocs brutaux suivis, s'ils n’entraînent pas la mort immédiate d’anurie ; avec urémie mais jamais on n’assiste à tableau semblable à celui que donne la septicémie suraiguë par bacille Perfringens.

Cette hémolyse explique que les infections à Perfringens ne se traduisent pas toujours par le syn-

drome ictère grave mais peuvent se présenter sous

la forme d’un syndrome d’anémie grave. M. Fiessinger rapporte l’histoire particulièrement probante d'une anémie pernicieuse plastique survenue au cours d’un pyopneumothorax à Perfringens consécutif à une plaie par éclat d’obus. Ce malade qu'il lui fut donné d'observer avec MM. Wertheimer et . Meÿer guérit grâce à la sérothérapie antiperfringens.

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