‹ Ligier RichierChapitre 4 sur 19 · LE BON LARRON · texte numérisé non relu

LE BON LARRON

Sculpture en bois, attribuée ù Ligier Ricluer.

(l'iplise Saint-Pierre, à Bar-le-Duc.)

n'ont que o

Dominant les passions qui s'agitent au-dessous de lui, le Sauveur des hommes se résigne et pardonne. Au premier plan, à gauche, la Viergemère, agenouillée, laisse pencher sa lete alanguie sur son épaule gauche.

Lir, [KR RICHIF.R

Elle semble succomber sous le poids de sa douleur. Ses yeux sont fermés. Probablement par suite d'un coup de ciseau donne à faux, l'œil droit dérive à gauche et il en résulte un défaut d'ensemble dans les traits. En revanche , les draperies sont bien ajustées et nous trouvons déjà ici cette ceinture qui se déroule en élégante arabesque sur la robe et, par son développement, modèle heureusement les formes. C'est très visiblement un emprunt fait à Mansuv Gauvain, qui, dans sa Vierge de l'église de Bon - Secours, sculptée pour René II, en i5o5, a très ingénieusement disposé la ceinture le long du corps. Ce détail pittoresque provoque encore l'admiration de tous ceux qui vont à Nancy visiter l'église qui a remplacé la chapelle des Bourguignons. Saint Jean soutient respectueusement la Vierge. Le nœud formé par les extrémités de son manteau sur Tépaule droite constitue le même système d'attacheque Richierappliqueraplus tard aux figures de cet apôtre.

Ainsi, à Hattonchàtel, Ligier Richier accuse ses préférences, non seulement pour l'expression passionnée des personnages qu'il met en

Page 1