LE CHRIST
Sculpture en bois, attribuce à I-igier Richier. (I"f;lise Saint-Pierre, à Bar-le-Oiic.)
12 LES ARTISTES CÉI^ÈBRES
scène, mais encore pour la disposition de leurs vêtements et pour les accessoires qui les particularisent. Arrivé à l'apogée de son talent, il ne
se départira pas du puissant appui que lui fournit Tobservation de la nature.
Les têtes seront lorraines comme les costumes. Souvent il a reproduit la coiffe des paysannes, et si parfois il Ta omise, il lui a substitué un turban de fantaisie, voulant, à l'exemple de ses contemporains sculpteurs et peintres, rappeler que les scènes de la vie du Christ se passent en Orient.
Pour la Vierge, il lui a toujours conservé le vêtement qu'on lui donnait au moyen-àge et qui est encore celui de quelques ordres de religieuses. Pour le Christ, saint Jean et les apôtres, il ne s'est pas écarté de la tradition qui leur attribuait la robe longue et le manteau, costume fort analogue à celui des religieux bénédictins qu'il vovait chaque Jour à Saint-Mihiel.
Dans la scène du Calvaire, qui occupe la niche centrale, trois cavaliers attirent tout d'abord l'attention. A droite, le centurion élève, vers le Christ expirant, une large banderole attestant que le divin crucifié est vraiment le fils de Dieu : ^'ere hic Iioiuo Filins Dei