‹ Ligier Richier, l'artiste et son uvre; avec 51 planches hors texte et 44 illustrations dans le texteChapitre 128 sur 269 · Arcli. de Meurthc-ct-.Mosclk-, L · texte numérisé non relu

Arcli. de Meurthc-ct-.Mosclk-, L

l88 LIGIER RICHIER

brique de la cathédrale de cette ville », daté du ii juillet 1807, établit cette demande ('). Au nombre des objets portés sur Tinventaire, on voit figurer, à la suite de la statue « priante » du cardinal de Lorraine, « un grand Christ en bois » placé dans une salle formant autrefois « l'avant-chœur » des religieuses.

Un accueil favorable fut fait à la requête des fabriciens et le transport s'effectua à la cathédrale. La preuve en est fournie par un mémoire payé par le trésorier de la fabrique, le 22 septembre 1807, à un marbrier de Nancy nommé Michel. Parmi la nomenclature assez longue des travaux relevés dans le mémoire on lit : « Avoir fait déposer le grand Clirist qui était au Licèe et l'avoir fait reposer à la cathédrale ('). » Aucune confusion ne peut être possible et le crucifix qui figure aujourd'hui à la cathédrale de Nancy est bien celui qui, mentionné dans le catalogue de Laurent et Chargois, fut attribué par eux à un élève de Michel-Ange.

Placé beaucoup trop haut, dans une chapelle écartée où l'éclairage est des plus défectueux, il passe bien souvent inaperçu et sa mauvaise situation est cause, en grande partie, du peu d'intérêt qui lui est généralement accordé.

L'attribution donnée à ce christ par les commissaires du district est particulièrement à noter. Quel est, en effet, parmi tous les sculpteurs lorrains, celui qui, au dix-huitième et même au dix-neuvième siècle, passait, grâce à la légende rapportée par dom Calmet, pour un élève de Michel-Ange?... Ligier Richier seul. Son nom, assez généralement ignoré, nous le savons, avait pu échapper, dans la rapidité d'une rédaction hâtive et sommaire, aux auteurs du catalogue ; mais le titre qu'ils lui donnent, sur la foi

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