XX INTRODUCTION
ziénie siècle. C'est une œuvre de vulgarisation beaucoup plus qu'une étiuie dans le vrai sens du mot. L'opuscule, orm de nombreuses gravures, en général asse:^ médiocres, n'en constitue pas nwins le meilleur travail qui ait vu le jour depuis celui, déjà bien ancien, de Datéan. Le sujet, considéré sous un angle un peu large, est sommairement traité, mais avec justesse et précision.
L'année 1888 vit enfin sortir des presses le volume depuis longtemps annoncé de Marcel Lallemend : L'École des Richier. L'auteur, doué des qualités et des connaissances qui manquaient à l'abbé Souhaul, eût pu produire un ouvrage excellent. Il n'en est nutlheureusemmt rien. Il se révèle surtout comme un esprit aigri, pariuio.xal à l'excès, décidé d'avance à s'inscrire en faux — sans apporter la moindre preuve à l'appui de ses dires — contre les opinions les mieux assises et les plus certaines. Nous n'insisterons pas sur ce sujet, M. Léon Germain l'ayant, l'année suivante, réfuté de nuiin de maître dans les Annales de l'Est. L'exécution est sévère, mais combien juste et conscietwieuse, on serait presque tenté de dire : méritée.
Depuis lors, aucun travail d'ensemble n'a été publié sur Ligier Richier; twnéreux sont cependant les articles qui lui ont été cottsacrés dans les périodiques, les revues et les jourmux d'art, les ouvrages généraux sur l'art et la sculpture fratiçaise. Nous avons essayé d'en dresser la liste dans la bibliographie placée à la fin de ce volume; elle est, sans aiwun doute, loin d'être complète.
Anwné, après tant d'autres, à travailler dans un champ déjà projondément remué, nous ne saurions prétendre à une bien grande originalité. Le sujet ne nous en a pas moins séduit. Après les leçons si fécondes de Louis Courajod sur les origines de la Renaissance française, point de départ de tant de savantes études publiées en ces dernières années, il nous a paru qu'il ne serait pas inutile de revenir, de s'attarder même